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BIFFY CLYRO - Infinity Land
/ paru le 08-03-2005 /

Le groupe écossais Biffy Clyro est composé de Simon Neil, guitare, voix, James Johnston, basse, voix, et Ben Johnston, batterie, voix. Ces derniers sont des jumeaux mais ils ne se ressemblent pas tellement.

Comment définir leur musique ? C’est du rock alternatif énergique et expérimental. On peut prévoir un été chaud : Biffy Clyro va participer aux principaux festivals de l’été en Angleterre. A n’en pas douter, ils vont surprendre et séduire.

« Glitter And Trauma » commence par des bidouillages qui font penser à une musique électronique mais tout dément cette assertion par la suite. Le long crescendo d’effets électroniques conduit à un rock caractérisé par une batterie qui frappe à contretemps, une basse rigoureusement efficace et bien mise en évidence et une guitare très rentre dans le lard. On n’est pas dans le même registre que Burning Brides mais question énergie, ça soutient la comparaison. La voix de Simon Neil est parfaite pour ce type de musique.

« Strung To Your Ribcage » est plus surprenant encore : un thème à peine amorcé, un break par-ci, un break par-là, ça crie à tue-tête, puis ça devient plus doux pour repartir dans une imprécation pas piquée des vers, le tout sur fond de musique rythmée style TGV qui ne serait pas bloqué par les marchandages politiques et le manque de décision, si vous voyez l’image.

« My Recovery Injection » adopte un rythme plus spécial encore, avec une basse à l’avant-plan et une guitare enjouée. C’est bourré d’idées, ça part dans tous les sens. Ils sont fous ces écossais, mais pas dangereux et pas avares de leur énergie.

« Got Wrong » est un rock bien dans sa peau, avec des interventions à la Buggles dans « Video Killed The Radio Star ». C’est aussi inventif et surprenant ; c’est une attaque en règle contre tous les poncifs habituels de la musique rock et ça lui apporte beaucoup de fraîcheur. Biffy Clyro a un sound bien particulier qui lui donne aussi son originalité.

Le piano de « The Atrocity », les paroles sombres, le rythme lent, font de ce morceau atypique une des surprises de cet album. La guitare acoustique lui donne un caractère intimiste que n’ont pas les autres. « Je ne veux pas mourir » est en résumé ce qui émerge au niveau des paroles et c’est un peu le thème d’un propos inhabituel. On est à l’opposé de ce que fait Franz Ferdinand, par exemple. La démarche ressemble plutôt à celle de The Beta Band.

« Some Kind Of Wizard » renoue avec la musique rythmée plus habituelle mais elle s’arrête parfois en chemin pour changer de rythme et bien marquer le territoire : on n’est pas dans le rock traditionnel, on cherche de nouvelles pistes, on expérimente, le tout avec beaucoup de personnalité.

Les handclaps de « Wave Upon Wave Upon Wave » sont aussi une façon originale d’entamer le morceau. Ici aussi, on explore des sentiers non balisés et la voix se perd parfois dans la nature mais toujours dans un but de création et avec beaucoup de cohésion sur le plan instrumental. Certains passages sont très beaux mais ce n’est pas le but : on veut plutôt surprendre. Dans ce domaine, c’est une réussite et c’est un excellent titre.

« Only One Word Comes To Mind » débute par des notes comme suspendues hors du temps, pour enchaîner avec une musique musclée qui rappelle que c’est bien du rock. Même spécial, il fait partie de la famille. Il y a toujours ce battement à contretemps qui laisse son empreinte à nulle autre pareille, comme les quelques assonances qui parcourent cette plage. C’est encore un morceau inoubliable qui ne vise pas les charts mais défriche les alentours.

Le très court « There’s No Such Man As Crasp » est une incantation a capella très lente et très originale. Un super titre de plus. Plus on écoute, plus on aime. La grande classe.

« There’s No Such Thing As A Jaggy Snake » redouble d’énergie et fait penser par moments au punk mais en fait ça ne ressemble à rien de connu. Un bon point pour Biffy Clyro. C’est de la musique inventive dont une des caractéristiques est un rythme constamment en porte-à-faux. Décidément, ce groupe écossais frise parfois le génie.

« The Kids From Kibble And The Fist Of Light » occupe aussi le terrain sur le plan de la violence. A trois, guitare, basse, batterie, qu’est-ce qu’ils peuvent être percutants ! Ils prouvent aussi qu’ils peuvent faire preuve de nuance à la fin du morceau. L’apport des cuivres, court et inattendu, est un plus incontestable.

« The Weapons Are Concealed » est plus emphatique, du moins au début. On a droit ensuite à un morceau dont le rythme est pour le moins curieux. Parlé plus que chanté, le morceau est ponctué par des phrases lentes et courtes simplement marquées par la batterie, pour partir ensuite dans une envolée punk énergique digne de Green Day.

Enfin, on a droit à un morceau de plus de vingt-cinq minutes (en théorie, en tout cas) : « Pause It And Turn It Up », mélange de musique créative et de violence. Le phrasé à la guitare est très particulier et les riffs sont distillés sans ostentation. Quant à la section rythmique, excellente, elle est très créative et déroutante par ses breaks. Quand on croit avoir tout entendu, ben on n’entend plus rien pendant de longues longues minutes, vingt en fait. Aussi sec. Dommage. Nothing’s perfect. Cela leur coûtera un point de cotation. Cela ne changera pas la face du monde mais les combats désespérés ne sont-ils pas les plus beaux ? Ceci dit, la fin, ça, c’est génial, mais ça ne dure qu’une minute et il faut vraiment le mériter. Peut-on appeler ça un morceau caché ?

Le silence au prix de la musique, une fois pour toutes, je n’adhère pas. Un jour, vous achèterez un album, il n’y aura rien dessus et certains trouveront ça génial. D’autres iront le copier sur la toile en se disant qu’ils ont fait une bonne affaire ! Si les gogos sont les plus nombreux, que faire, je vous le demande ?

Un album proche du génie, une découverte pour les esprits ouverts. La santé du rock passe-t-elle par l’Ecosse ? On dirait bien. A signaler aussi une cover photo pour le moins énigmatique. Si l’idée n’avait été galvaudée à des fins politiques douteuses, on pourrait presque parler de retour du cœur.

MM
Pays: GB
Beggars Banquet bbqcd 238
Sortie: 2005/01/31


Lu: 2207
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VOS COMMENTAIRES

calou
le 25/03/2005 | mon évaluation:
J'ai été très impressionné par cet album. Je ne connaissais pas ce groupe mais leur approche de la musique est vraiment originale. C'est un album très dérangeant dans sa construction et il faut vraiment l'écouter plusieurs fois pour l'apprécier à sa juste valeur. Les cassures incessantes, la voix, tantôt hurlantes, tantôt calme, les changements de rythmes, tout cela contribue a faire une musique difficile d'accès mais vraiment trippante quand on est rentré dedans

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