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JERONIMO - 12 h 33
/ paru le 10-03-2005 /

L’album tragicomique « Un monde sans moi » (2002) a eu un grand succès d’estime et a mené Jérôme Mardaga et son « petit groupe » composé de Thomas Jungblut, le batteur, Sacha Symon, le bassiste, et Fools, l’ingénieur du son, au Canada, en Suisse, en Espagne et en France.

C’est au cours de ces voyages qu’ils ont préparé en grande partie le nouvel album intitulé « 12 h 33 », au climat plus sombre, au ton plus introverti et à la couleur plus acoustique. Enregistré à Liège pratiquement en direct, il reflète les sentiments ressentis pendant cette longue tournée, notamment la solitude et la perte d’êtres chers. Ce qui frappe surtout, c’est la sincérité de la démarche de cet album très personnel.

« La fille que j’aime » est une très belle ballade acoustique faussement naïve, semblable à celles de l’album précédent. Il s’en dégage une atmosphère très nostalgique empreinte d’émotion qui oscille entre rêve et réalité, alors que l’on passe progressivement de l’acoustique à l’électrique.

Autre ballade mélancolique, « Avoir un petit » analyse avec beaucoup de sérieux et de manière très sensible le thème de la parenté, mélange de joies et de soucis, de quoi changer une vie. On y aborde aussi en filigrane l’évolution dans la répartition des rôles au sein de la famille.

Plus noir, « Tous les gens que tu aimes vont mourir un jour » parle de l’incommunicabilité, de ses conséquences néfastes et de la méthode des essais et des erreurs que l’on utilise pour parvenir à échanger avec autrui, lot commun des cobayes que nous sommes tous à des degrés divers.

« Corrina, Corrina », negro-spiritual adapté par Jérôme Mardaga, est la chanson introspective d’un amour malheureux, où l’homme ne peut se détacher de l’être aimé. Comme c’est souvent le cas, la méthode utilisée pour attirer la belle est à la fois touchante, naïve et parfaitement inutile.

« Moi je voudrais », avec des riffs qui évoquent « The Passenger » sur l’album « Lust For Life » d’Iggy Pop, est un pied de nez à la morosité ambiante, une demande pressante qui prend le contre-pied de ce qui est demandé d’habitude et qui traduit toutes les frustrations que l’on peut avoir à des moments différents et à des degrés divers, sans établir de hiérarchie ni de priorité dans le temps.

Sorte de rupture avec le passé, basé sur l’introversion, « Je vais tout plaquer sauf toi » passe en revue, par l’absurde, ce qui est essentiel, par l’énumération de tout ce qui est inutile ou nous empoisonne la vie.

Ballade mélancolique entre toutes, « La chienne de Baïkonour » est une évocation de la petite chienne sacrifiée pour la recherche spatiale. A l’époque, on a mis l’accent sur l’exploit technique sans se soucier du sort d’une bête inoffensive. Cela fait rêver le poète qui sommeille en Jérôme Mardaga.

Tout le monde est malheureux est le thème de « Ce que nous ont laissé les vieux », critique acerbe de l’égoïsme ambiant et de l’insouciance des parents pour les générations futures. Entre l’indécision et les interdits, ce qui reste est sans utilité et rend malheureux. C’est un constat sans appel d’une génération déboussolée sur un thème à la mode.

Egalement très sombre, « Les mains qui tremblent » évoque le souvenir de l’être cher. Celui-ci, indélébile, rend la vie difficile quand son souvenir ranime les images d’un passé que l’on croyait révolu. Ruminer pendant des heures les périodes heureuses fait souffrir davantage encore.

« De l’autre côté de la mer » possède une très belle mélodie et a des sonorités assez proches de celles de l’album d’Ozark Henry, « The Sailor Not The Sea ». Jérôme Mardaga y évoque magistralement celle qui lui a été chère et dont il est séparé, en utilisant des subterfuges pour mieux s’en souvenir. On n’en sort pas complètement indemne.

Très doux, « Comme par miracle » est une critique des croyances qui rassurent les personnes peu sûres d’elles-mêmes. Leur seul résultat est de générer la peur. Se libérer de la peur rend la vie plus belle.

Enfin, l’ambitieux « Pour partir » termine ce très bel album. Uniquement instrumental, plus violent, musicalement très riche, c’est sans aucun doute vers ce morceau que convergent tous les autres, dans un crescendo presque imperceptible mais bien réel. Tout y est : l’envoûtement créé par les synthés, le jeu de la basse et les martèlements hypnotiques de la batterie, les sonorités intemporelles et irréelles sorties d’un tourbillon sonore troublant et une fin énigmatique qui laisse perplexe et renvoie à soi-même. Un vrai petit chef-d’œuvre.

Cet album magnifique, en nette évolution par rapport au précédent, qui baigne dans un climat noir, dont il est difficile de se détacher, est à prendre avec de la distance et n’est pas recommandé aux personnes dépressives. Quelle noirceur ! Mais que c’est beau !

MM
Pays: BE
Anorak Supersport / Bang! autoproduction
Sortie: 2005/02/25


Lu: 4904
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VOS COMMENTAIRES

cilou
le 15/03/2005 | mon évaluation:
Voici 2 autres liens concernant Jéronimo
http://jeronimo.skynetblogs.be le site de Jérôme Mardaga
http://foolsmusic.jexiste.fr le site de l'ingé son avec agenda concerts, Jéronimo 12h33 avec toutes les critiques trouvées sur le net concernant l'album et les concerts.
Bonne visite à tous

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