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BABY FIRE - The red robe
/ paru le 20-09-2014 /

Le premier album de Baby Fire, "No fear", avait été une jolie petite surprise en 2011. Revoici le duo belge avec la suite, "The red robe". Bilan des courses et rappel des faits.

Derrière ce nom se dissimule Diabolita, alias Dominique Van Cappellen-Waldock, une musicienne fascinée par Siouxie & The Banshees ou P.J. Harvey. Cette fine lettrée choisit le nom de Baby Fire en référence à un tueur en série du nom d’Otis Toole, ce qui est déjà aller chercher loin. Avec son deuxième album "The red robe", elle fait cette fois un lien avec le suicide du romancier Romain Gary, double prix Goncourt (grâce à son pseudonyme Emile Ajar) qui s’était suicidé en 1980 en revêtant une robe rouge, afin de ne pas choquer ceux qui retrouveraient son cadavre ensanglanté. On le voit, on est toujours dans la joie et la bonne humeur dès qu’il s’agit d’évoquer Baby Fire et son post-punk froid et clinique.

Désormais, Diabolita se retrouve privée de sa comparse Cha (ex-Lady Fucked Up et ex-Lem) qui battait les fûts sur le premier album mais qui s’est fait la malle en mai dernier, juste après les séances d’enregistrement de "The red robe". C’est Alinovsky (aux états de service impressionnants : ex-Tuxedomoon, ex-Durutti Column, ex-Digital Dance) qui reprend les baguettes sur cette affaire.

Pour entretenir l’ambiance triste et sombre qui caractérise l’œuvre de Baby Fire, le duo se déplace en Angleterre, aux studios Existencil dans l’Essex, un temps quartier général des mythiques anarcho-punks du groupe Crass. C’est Tony Barber (producteur des non moins mythiques Buzzcocks) qui tripote la console, histoire de donner davantage d’authenticité post-punk à cet album.

Et le résultat est digne de la période 1978-80 quand, sur les ruines du punk, les ombres fantomatiques des groupes post-punk se sont élevées lentement et froidement. Aussi hanté qu’un disque de Siouxie, aussi blafard que du Durutti Column, aussi rugueux que du Bauhaus, "The red robe" déploie sur une douzaine de titres un univers décharné et mécanique. Diabolita est entourée de quelques invités sur certains titres. Penny Rimbaud vient poser une voix d’outre-tombe sur "The lit light", final rageur. Tony Barber introduit "The wolf" à la guitare, ouvrant une voie inquiétante au chant oppressé de Diabolita. Eve Libertine chante sur "Victory", incantation au tempo rapide semblant provenir d’un Cure en pleine crise d’épilepsie.

Pour le reste, on navigue en plein cauchemar synthétique, envoutant et délicieux. "Cold", "The perfect dress", "A secret ceremony" absorbent l’auditeur dans de profonds gouffres obscurs, à la froidure menaçante, aux échos grinçants ou aux sonorités neurasthéniques. "Door of mercy" ou "Victory" assènent au contraire de lumineux éclairs colériques et chargés d’une énergie brute. Plus on entre dans cet album, plus on a l’impression qu’on en sortira jamais, ou alors avec de sérieuses égratignures. Il va y en avoir, des séances de thérapie collective pour se remettre d’une telle odyssée dans l’empire de l’angoisse. Alors, un conseil : si vous êtes en train de relire toutes les histoires de Martine ou que vous êtes en plein trip Mika, prenez vos jambes à votre cou et fuyez. Mais si vous êtes des personnes de goût avec une certaine tendance à l’auto-flagellation, "The red robe" vous habillera pour l’hiver.

François Becquart
Pays: BE
Off Records
Sortie: 2014/10/03


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