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BAKERLOO - Bakerloo
/ paru le 16-10-2014 /

Les Midlands ont apporté au hard rock anglais des sommités en matière de groupes légendaires. Les deux futurs Led Zeppelin Robert Plant et John Bonham sont nés respectivement à West Bromwich (Staffordshire) et Redditch (Worcestershire). La plupart des musiciens de Judas Priest sont aussi originaires de West Bromwich et les géants de Black Sabbath viennent aussi de la banlieue de Birmingham. Outre ces grands groupes, il y a bien entendu des formations rock qui ont eu des destins plus modestes et qui venaient de cette florissante région de Birmingham. Exemple avec Bakerloo, formé à Tamworth en février 1968.

Ce trio est formé par les très jeunes Dave "Clem" Clempson (guitare et chant), Terry Poole (basse) et un nombre conséquent de batteurs qui vont se succéder derrière les fûts jusqu’à la consolidation du trio avec Keith Baker. Parmi les cogneurs, on trouvera même Bill Ward (futur Black Sabbath) venu donner un coup de main le temps d’un concert. Citons aussi John Hinch (qui passera un moment chez Judas Priest) et Pete York (du Spencer Davis Group, encore un groupe légendaire de Birmingham). Lorsque Keith Baker rejoint ce qui s’appelle encore le Bakerloo Blues Line, le groupe est sur le point d’enregistrer son premier (et unique) album.

Clem Clempson et ses sbires sont de vieux routiers des scènes locales, où ils se produisent très généralement accompagnés d’un groupe de première partie appelé Earth. Nous sommes alors en 1969 et Earth est sur le point de changer de nom pour devenir… Black Sabbath. Une extraordinaire photo figure sur la réédition de l’album de Bakerloo par le label Esoteric recordings, où on voit les membres de trois groupes engagés dans le Big Bear Ffolly Tour, une initiative de leur manager commun Jim Simpson. On y voit les musiciens de Bakerloo, ceux de Locomotive et les musiciens de Earth parmi lesquels pose un tout jeune John "Ozzy" Osbourne goguenard.

Parmi les autres groupes avec lesquels Bakerloo a tourné figure bien sûr Led Zeppelin, qui exécute son tout premier concert au Marquee de Londres le 10 décembre 1968 avec Barkerloo en première partie. En plein milieu de cet âge d’or dominé par Cream ou Jimi Hendrix, Bakerloo se pose en suiveur fidèle de la vague finissante du British Blues Boom, allant chercher son inspiration chez les bluesmen noirs américains et appesantissant ses sonorités en raccrochant au train du blues lourd (Cream, Free, Led Zeppelin) alors en pleine émergence.

Bakerloo signe donc un contrat chez Harvest en 1969 et prend le chemin des studios Trident à Soho, avec le producteur Gus Dudgeon derrière les manettes. Les sessions ne durent que quelques jours, le groupe connaissant son répertoire sur le bout des doigts à force de le jouer en concert, ce qui évite de trop traîner dans un studio dont le loyer à l’heure est très élevé pour l’époque (30 livres sterling).

Au final, Bakerloo sort un album tout à fait remarquable, bien dans la ligne de Cream et des premiers Ten Years After, alliant hard rock et blues puissant. La guitare de Clem Clempson y fait de véritables étincelles tant sur les reprises ("Bring it on home” de Willie Dixon) que sur les morceaux originaux (les longs "Last blues" et "This worried feeling", l’athlétique et jazzy "Gang bang" qui réserve un époustouflant solo de batterie). Mais la pièce de résistance est incontestablement l’immense, l’olympien, le gigantesque “Son of Moonshine”, quinze minutes de hard blues massif et râpeux qui convoque tous les fantômes du Delta et de Chicago pour les lancer dans une ronde infernale et sidérurgique. Là, on peut prendre sa chaise pour s’asseoir et penser à respirer de temps en temps, parce que ça envoie en termes d’excitation sonore et de tour de force rythmique.

Bien malheureusement, ce magnifique album ne trouvera aucun successeur du fait de la dissolution de Bakerloo après que Clem Clempson ait été embauché dans Colosseum, combo heavy prog animé par le fantastique batteur Jon Hiseman. Ce sera pour Clempson le début d’une intéressante carrière où on le retrouvera aussi chez Humble Pie, le groupe hard rock de Steve Marriott (ex-Faces). Terry Poole et Keith Baker ne restent pas en plan et rebondissent assez bien. Poole forme en effet dans un premier temps le noyau du mythologique combo hard rock May Blitz (avec le batteur Tony Newman et le guitariste James Black) puis part jouer chez Vinegar Joe, formation du pas encore connu Robert Palmer. Quant à Keith Baker, il trouve momentanément refuge chez Uriah Heep, le temps de participer aux deux premiers albums "Very ‘eavy, very ‘umble" et "Salisbury" en 1970-71.

L’album de Bakerloo bénéficie depuis une vingtaine d’années d’un statut d’album culte recherché par tous les amateurs de rock seventies. Les collectionneurs peu fortunés ont pu assouvir leurs recherches avec différentes rééditions (dont l’excellente réédition Repertoire de 1993). Mais aujourd’hui débarque une réédition qui bat toutes les autres, avec remasterisation et surtout des titres inédits oubliés dans un fond de tiroir. Il y a tout d’abord "Once upon a time", face B du 45 tours "Drivin’ Bachwards" (titre inspiré de la bourrée de Jean-Sébastien Bach), puis "Georgia" et "Train", deux morceaux ignorés jusqu’à présent. Ajoutons deux prises alternatives de "This worried feeling" et "Son of Moonshine" et on a l’objet parfait, qui rend un vibrant hommage à un beau groupe. A redécouvrir d’urgence.

François Becquart
Pays: GB
Esoteric Recordings ECLEC 2468
Sortie: 2014/09/29 (réédition, original 1969)


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