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FIGUEROA, Jesús - Jesús con todos + Mágica fuente
/ paru le 18-03-2005 /

Cette réédition englobe deux LP remasterisés, l’un sorti en 1972 (« Jesús con todos ») et l’autre en 1974 (« Magica fuente »). En bonus disc, un titre supplémentaire, une pièce rare, le premier single sorti par le groupe à la courte carrière de Jesús Figueroa, Opus Alfa. On y retrouve des musiciens qui figurent ici, comme Daniel Bertolone, le guitariste. Vous découvrirez les autres sur le livret, très informatif. Cet album double, qui dépasse les septante-trois minutes, est un mélange de blues et de musique rock au sens large.

Extraits du premier LP « Jesús con todos », « Díablo » et « Míriam » sont de bons blues chantés en espagnol, langue qui, à mon avis, ne s’accorde pas des mieux avec le rythme. La voix de Jesús Figueroa est assez rauque mais pour le blues, ça ne dérange évidemment pas. C’est même dommage qu’elle devienne (oui, un subjonctif, dis donc) plus aiguë par la suite.

Plus lent, « Plegaria de paz » est une belle ballade acoustique chantée de façon un peu mièvre pour nos oreilles habituées au rock ; en d’autres mots, ça manque de nerf. « Susana se va » est plus rock mais la fin convient parfaitement pour une fête foraine.

« Madre » est une complainte chantée avec un accompagnement à la guitare, au bottleneck et à la contrebasse très discret. Oui, ça manque de nerf, même si le propos ne se prête pas à un rythme TGV.

Quant à « Cambiarás al hombre », il plaira sans doute aux lecteurs qui pratiquent la langue espagnole mais pas aux amateurs de rock. Pendant les parties non chantées, il comporte des accents jazz indéniables qui constituent le meilleur du morceau.

Enfin, le medley « Lágrimas de blues/El tren se llevó a mí nena », enregistré en direct, commence par un blues parfait et se termine de façon débridée, en pleine fantaisie, dans une joie totale.

Sur le deuxième LP, « Magica fuente », ça commence par le blues rock « Curtíendo bajo el sol ». Ce qui dérange, c’est la voix tremblotante, surtout. On ne peut pas dire qu’elle se marie bien avec l’esprit du blues. Par contre, le bassiste est très bon.

Long de plus de six minutes, « Gitana » est aussi un bon blues, avec les mêmes réticences sur le plan vocal et les mêmes éloges sur le plan instrumental. « Nena díablo » se veut un rock endiablé mais Jésus n’a, cette fois, pu faire de miracle : le résultat est désastreux.

« Amándote » est aussi faussement enjoué et le rythme rock approximatif. Pas de miracle non plus même si « diablo » a disparu. Il y a pourtant au milieu du morceau un passage plus lent qui mérite des compliments, juste avant que les guitares tonitruantes ne sévissent.

« Las sombras » commence par un solo de batterie qui a le bon goût d’être court. Ceci dit, ce que l’on met à la place n’est certes pas mieux. « Eva » est un semblant de complainte qui se voudrait tragique et n’accède qu’au statut de semi comique. Un échec.

« Boa verde » est une très belle ballade dont la partie instrumentale mériterait de figurer sur un best of. La partie chantée est moins longtemps rébarbative que d’habitude mais gâche tout quand même. Ce n’est pas Jésus qui va me convertir.

« Fuego de dragón », avec ses accents jazzy et sa musique plus élaborée, devrait être la pièce maîtresse du CD : encore une fois, ce n’est pas mauvais du tout sur le plan instrumental, même si la guitare prend parfois une place trop importante par rapport à la section rythmique, qui est le point fort. Quant à Jésus, le pauvre, il prêche une fois de plus dans le désert.

Enfin, pour clôturer, on retrouve un titre sorti en single par Opus Alfa, ancien groupe de Jesús Figueroa, intitulé « Casa de huéspedes ». On comprend que le groupe n’ait (eh oui, encore un subjonctif) pas fait long feu.

Cet album peut intéresser les personnes familières avec la langue espagnole. Elles ne manquent pas dans les pays francophones mais elles risquent de préférer les sonorités auxquelles elles sont habituées depuis leur plus jeune âge : la chanson française et la musique anglo-saxonne plus rythmée. Mais qui sait ?

MM
Pays: UY
Record Runner RR 0420
Sortie: 2004 (réédition, original 1972 + 1974)


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