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CLAPTON, Eric - Pilgrim
/ paru le 26-11-2014 /

Après "Behind the sun" (1985) et "Journeyman" (1989), Audio Fidelity réédite "Pilgrim", treizième album studio d’Eric Clapton datant de 1998. Quand on considère le parcours musical de Clapton Durant cette décennie 1990, on s’aperçoit qu’elle n’a finalement pas été très prolixe en matière quantitative. Trois albums live (dont un reprenant des concerts enregistrés durant les années 70), un album de reprises de classiques blues et ce "Pilgrim" constituent le maigre butin offert par Eric Clapton à ses auditeurs. Bien sûr, parmi ces albums figure le monumental "Unplugged", album qui squatte tous les sommets des charts mondiaux en 1992 et qui assure à "God" des revenus suffisants pour vivre pépère pendant un bon bout de temps.

Mais surtout, ces années 1990 sont dures pour Eric Clapton en raison de la perte d’un jeune fils de quatre ans qui se tue en 1991 en tombant du 53e étage d’une tour de Manhattan. Cet événement tragique mine le guitariste anglais pour le compte et assèche littéralement son inspiration pour les années à suivre. Il rebondit avec l’énorme succès de "Tears in heaven", chanson dédiée à son fils Conor mais il lui faut du temps avant de se remettre devant une partition blanche pour la remplir de notes.

Clapton émerge du désert créatif avec "Pilgrim" en 1998. Dans son autobiographie, il a écrit qu’il voulait que cet album soit le plus triste du moment. En cela, il a pleinement réussi. Mais il a oublié qu’un disque pouvait être triste sans pour cela être inintéressant. Or, il faut reconnaître que les quatorze chansons qui vont se succéder pendant une heure et quart vont rapidement prendre l’aspect d’une corvée pour l’imaginaire musical de l’auditeur. Clapton convoque le producteur Simon Climie (ex-chanteur du duo Climie Fisher) et écrit avec lui la quasi-totalité des morceaux, à l’exception d’une reprise de Bob Dylan ("Born in time") et une autre de St. Louis Jimmy ("Going down slow"). Question accompagnateurs, Clapton recrute quelques suspects habituels ayant déjà opéré sur ses disques précédents : Steve Gadd (batterie), Chris Stainton (claviers), Nathan East (basse), Greg Philinganes (claviers), Pino Paladino (basse) et aussi l’ex-Amen Corner Andy Fairweather-Low (guitare), Joe Sample (piano), Luis Jardim (basse et percussions), etc.

Le principal défaut de cet album est la production relativement monotone et apathique qui endort de nombreuses chansons, lesquelles prennent par conséquence un aspect uniforme et indifférencié. On a souvent l’impression d’entendre toujours le même morceau, plombé par de fastidieuses rythmiques programmées par Simon Climie. Même la reprise du "Going down slow" de St. Louis Jimmy est traitée à la façon d’un morceau lounge pour bar branché new-yorkais. Les morceaux se voulaient tristes (ils traitent souvent de rupture, de séparation, de chagrin) mais ils se retrouvent ici désincarnés, sans saveur. On peut sauver dans ce piètre lot des morceaux comme "My father’s eyes", "Circus" ou "Sick ‘n’ tired" et "She’s gone" (où Clapton daigne enfin faire un peu vrombir sa guitare et élever la voix) mais l’ensemble reste fade, inadapté au style de Clapton et colonisé par les fantaisies rythmiques de Simon Climie. De deux choses l’une, soit c’est Climie qui n’a pas osé s’opposer aux choix douteux du maître Clapton, soit c’est l’inverse mais dans les deux cas, il eut été bon de faire preuve d’un peu plus d’ambition sur cet album.

Ceci dit, on ne peut pas dire non plus que cet album est absolument mauvais. Il trouve toujours ses défenseurs (surtout parmi les nouveaux convertis à Eric Clapton) qui l’ont acheté en masse, si l’on en juge par les inexplicables hauts niveaux de ventes qui ont porté "Pilgrim" dans les cinq premières places de la plupart des hit-parades mondiaux. Près de trois millions et demi d’exemplaires se sont en effet vendus de cet album, qui est aussi le dernier succès commercial massif d’Eric Clapton. Les albums suivants se vendront toujours très honorablement, mais plus à un tel niveau.

Donc, si vous n’avez pas d’a priori contre la musique lounge ou soul/r ‘n’ b au sens moderne du terme, vous pouvez vous risquer à écouter "Pilgrim". Mais si vous reprochez toujours à Clapton de ne plus prendre de risques depuis ses flamboyances creamiennes, vous serez inspirés d’éviter cet album au profit de disques plus convaincants du vénérable Eric.

François Becquart
Pays: GB
Audio Fidelity AFZ 188
Sortie: 2014 (réédition, original 1998)


Lu: 1922
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