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ROMANO NERVOSO - Born to boogie
/ paru le 06-12-2014 /

Avec les années, Romano Nervoso commence à devenir une figure incontournable du paysage rock belge, particulièrement dans la partie francophone du pays. Il faut dire que Giacomo Panarisi anime infatigablement son groupe, qu’il crée à la Louvière en 2008 après avoir assuré le poste de batteur chez Hulk, excellent groupe des années 2004-2006. Ce qui n’était qu’un petit rassemblement de copains jouant pour rigoler devient au fil du temps une redoutable machine à incendier les planches de scènes et à produire du rock ‘n’ roll directement branché sur l’usine nucléaire la plus proche.

Le concert de Romano Nervoso ouvrant pour Band Of Skulls au Botanique en juin 2010 m’avait laissé de bons souvenirs. Je revois encore le chanteur maquillé de paillettes agitant fièrement un panneau routier La Louvière et m’écrasant l’épaule pour remonter sur scène après un po-go dans le public. Car Romano Nervoso, c’est ça : de l’énergie à revendre, un sens pointu de la fête, un sens de l’humour à toute épreuve et la défense de la culture italienne dont est issu le chanteur, à travers ce qu’il appelle le spaghetti rock.

Ces aspects dominants ont bien sûr abondamment transpiré sur le premier album "Italian stallions", sorti en 2011. Des titres comme "Mangia spaghetti" ou "Loose control" étaient restés dans les têtes et l’album était même tombé entre les oreilles d’un certain Johnny Hallyday, qui avait engagé le groupe pour faire la première partie de son passage au Sportpaleis anversois en juin 2012. Quand on sait que Johnny avait eu le pif de prendre Jimi Hendrix en ouverture de sa tournée française de 1966, on peut espérer pour Romano Nervoso un destin aussi prestigieux que celui du gaucher de Seattle (mais sans sa triste fin, bien sûr).

Et la route vers la gloire continue de se paver pour Romano Nervoso puisque le groupe sort ces temps-ci son deuxième album "Born to boogie". Et là, on ne dira qu’un mot : rock ‘n’ roll ! Ce nouvel album ne se prend effectivement pas la tête et les musiciens tournent tous les potards à +11 pour faire virer les aiguilles dans le rouge. Petite particularité, Romano Nervoso (qui est aussi le pseudonyme de Giacomo Panarisi) a choisi de rédiger une grande majorité de ses textes en italien. C’est une excellente initiative qui rappelle que les Italiens ne sont pas juste bons à jouer au foot et se prendre des raclées en coupe du monde, de faire des courses de gondoles ou boire du café coupé au plutonium.

Alors, oublions Adriano Celentano ou Angelo Branduardi et tournons-nous vers ce pétillant et fier "Born to boogie" qui balance les perles électriques tous azimuts. Après le téméraire "Vieni dallo zio" qui ouvre l’album, on a droit à un grand moment de bon goût : une reprise criarde et lourdement charmeuse d’"Aline" de Christophe (une bluette des sixties, pour les plus jeunes de nos lecteurs), et tout cela en italien sous le nom rebaptisé de "Maria". Les Ricains ont droit à une douche de coups de pieds au derrière avec un "Not born in the USA" joué pied au plancher, tandis que les hommes de Romano Nervoso revendiquent une comparaison de la Wallonie avec la Californie sur "Straight out of Wallifornia". On en est déjà à la phase du bondissement idiot avec le sourire aux lèvres lorsqu’une vague d’énergie typiquement dans la lignée des Hives vient submerger les têtes. "The story", avec ses paroles crétines ("This is a story about a boy, this is a story about a girl") et "Superstar", avec son rythme de bolide en flammes, paient en effet une lourde contribution au génie des Suédois en costumes trois-pièces.

Mais il n’y a pas que du Hives dans cet album, il y a aussi une grosse gifle en provenance directe de T. Rex avec "The man/The woman", dont les giclées de guitare rappellent immanquablement "20th century boy", chef-d’œuvre du glam rock des années 70. Romano Nervoso reste aussi menaçant sur les tempos plus lents, comme "Under my skin" ou "Pussycat", et l’ennui est exclu de la totalité de l’album.

S’il fallait comparer cet album à un plat de spaghetti, je dirais aglio, olio e peperoncino : plus pimenté que lourd avec une touche fraîche qui donne le salvateur coup de fouet, et la saveur en plus. A consommer avec un bon Chianti. L’album, lui, est à consommer avec n’importe quelle bière digne de ce nom (c’est-à-dire belge et trappiste).

François Becquart
Pays: BE
Motto Soundz
Sortie: 2014/10/22


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