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COLOUR HAZE - To the highest gods we know
/ paru le 07-02-2015 /

Les gens de Colour Haze sont de petits cachottiers. En octobre dernier, ils sont au Desert Fest à Anvers en train de jouer des morceaux de leur dernier album en date, "She said", et deux mois plus tard, ils sortent un tout nouvel album dont ils auraient pu interpréter quelques titres en guise d’annonce lors de leur passage à Anvers. Et personne n’en savait rien.

Vous allez me dire qu’ils n’avaient peut-être rien de prêt en octobre et qu’ils ont tout achevé en décembre. Mais la précipitation n’est pas le genre de Colour Haze. Ce groupe munichois animé depuis 1994 par le guitariste-chanteur-compositeur-patron de label Stefan Koglek n’a pas l’habitude d’écrire des morceaux à la va-vite. Les longs morceaux qui jalonnent les albums de Colour Haze (une douzaine en vingt ans) ne sont pas torchés sur un coin de table et enregistrés au petit trot sur un magnétophone hongkongais d’occasion. Chez Colour Haze, on affine, on laisse mûrir, on élabore dans la durée et on remet sans cesse l’ouvrage sur le métier.

C’est d’ailleurs pour cela que l’on peut s’étonner de l’arrivée de ce "To the highest gods we know" relativement rapidement après la sortie du précédent "She said". Mais les choses remontaient quand même à 2012 et l’étonnement vient sans doute du fait qu’on n’a pas vu le temps passer en compagnie de Colour Haze, dont les disques sont toujours sujets à de passionnantes écoutes. "She said" était un ravissement dans le genre stoner psychédélique lourdement instrumentalisé. Avec "To the highest gods we know", Stefan Koglek (guitare et chant), Philipp Rasthofer (basse) et Manfred Merwald (batterie) poursuivent les fantastiques envolées qu’ils avaient mises au point sur leur dernier album.

Depuis le temps que le stoner existe, il devient de plus en plus difficile d’innover dans le genre. Mais ça ne rebute pas des groupes comme Colour Haze, qui tiennent un style et une personnalité propres. Koglek et ses hommes reviennent ici à ce qu’ils savent faire de mieux, à savoir une série de titres laissant échapper la guitare qui escalade peu à peu, par étapes, des sommets d’improvisations planantes et électriques, toujours surveillée de près par une rythmique précise et métronomique.

Il n’y a ici que six titres, mais ils valent leur pesant de ganja. On flirte en moyenne avec les huit minutes par morceau. Pour le reste, c’est l’odyssée d’Ulysse et l’errance spatiale de Star Trek réunies. Une longue mise en place marque les premiers instants de "Circles", premier titre à franchir le seuil des huit minutes et qui laisse finalement jaillir les rugissements de la guitare de Stefan Koglek. Autre grand moment, un "Überall" qui emprunte les mêmes moyens de montée en puissance progressive avant d’arriver au paroxysme électrique. Toujours selon la même structure, "Call" s’insinue dans les oreilles sur un mode tout douillet puis dégoupille les grenades sur le dernier quart du morceau, libérant des forces lysergiques et saturniennes. C’est le titre éponyme "To the highest gods we know" qui est sans doute le plus surprenant, avec ses douze minutes de guitares acoustiques hachées sur un tempo de flamenco rigide, environnées de violons qui apportent un côté "kashmirien" à l’ensemble, un peu comme si on était parti de Séville et qu’on se retrouvait brutalement dans le massif du Karakoram.

Au final, c’est encore une jolie réussite pour Colour Haze, qui n’apporte pas vraiment de nouveautés révolutionnaires sur ce nouvel album mais consolide sa réputation d’horloger céleste quand il s’agit de tresser du stoner de haute volée.

François Becquart
Pays: DE
Elektrohasch Records
Sortie: 2015/02/13


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