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DUDE (The) - Cadillac
/ paru le 21-07-2015 /

The Dude, c’est évidemment pour les cinéphiles le personnage improbable campé par Jeff Bridges dans "The big Lebowski", l’une des toutes meilleures comédies des frères Coen. Le nom de ce personnage transposé à un nom de groupe, ou plus précisément à celui d’un artiste solo, évoque immédiatement le cinéma et toutes les références qui y sont liées. Et en musique, effectivement The Dude est le nom du projet monté par Laurent Stelleman.

Ce dernier s’est fait une petite renommée dans le paysage musical belge grâce à sa participation au groupe Monsoon, auteur de quatre albums entre 2003 et 2007. Après cela, il a participé à de nombreux enregistrements en tant que producteur ou accompagnateur d’artistes comme Lunascape, Flesh & Fell, Saint, Goudi, Bai Kamara Jr, Vincent Liben, Marie Warnant, Auryn, Sarah Carlier, Zop Hop Hop et d’autres.

Producteur confirmé, écrivain de chansons pour le compte d’autres artistes, Laurent Stelleman est toujours à l’affût de nouvelles idées. C’est ainsi qu’il se plonge dans le cinéma sur son premier album solo, "Cadillac". Le cinéma évoqué ici est celui des années 1960-80, un âge d’or pour bien des nostalgiques du grand écran, à l’époque des films tournés vite fait, avec des acteurs charismatiques qui rassemblaient dans leur culte plusieurs générations de fans. Ici, Stelleman se lance sur les traces des grands compositeurs de musiques de films ou de feuilletons de l’époque, les John Barry ("Amicalement vôtre"), Lalo Schifrin ("Mannix"), Michel Magne ("Les tontons flingueurs"), Ennio Morricone ("Il était une fois dans l’ouest") ou François de Roubaix ("Le vieux fusil"). Il rejoint ici le style de certains groupes dont la vision des choses est fortement liée aux musiques de films, comme Dick Dale ou Messer Chups.

"Cadillac" est donc une invitation au voyage cinématographique dans un univers pop et psychédélique typique des Sixties et des Seventies. Vont défiler devant nous les images de westerns spaghetti, de films de la blacksploitation, de séries policières avec des détectives moustachus et virils, de comédies polissonnes françaises ou italiennes. L’ambiance est au rock garage, au funk déviant, au psychédélisme pétroleur, au mambo pour espions. Le tout bien entendu garanti sans paroles.

Laurent Stelleman s’est attelé seul à la tâche, composant tout et jouant lui-même de tous les instruments, sauf la batterie qui est joué en diverses occasions par Lionel Beuvens, Cedric Guffens et Franck Baya. On trouve aussi un peu de trompette (Dominique Ntoumos), de saxophone (Bernard Guyot) ou de contrebasse (Joel Grignard).

Au niveau des titres des morceaux, c’est un défi à la culture du cinéphile. "Blondin" rappelle les cris d’Eli Wallach à l’égard de Clint Eastwood dans "Le bon, la brute et le truand", "Cadillac" incorpore des textes de Bourvil prononcés dans "Le corniaud", "Se va casar" est (peut-être) une référence à un bout de texte issu de "L’homme orchestre" (1970), avec Louis de Funès. "Chez Septime" fait à nouveau référence à Louis de Funès, qui porte ce nom dans "Le Grand restaurant". Quant à "Huggy Bear", c’est bien sûr un clin d’œil au personnage d’Huggy les bons tuyaux, interprété par Antonio Fargas dans "Starsky et Hutch".

Un peu en dehors des modes du point de vue musicale, cet album attire néanmoins la sympathie, justement parce qu’il part dans des directions éloignées des grands courants. On se retrouve dans l’univers kitsch et attachant des Seventies, pantalons à patte d’éléphant et chemises à fleurs, dans de puissantes bagnoles mauves qui polluaient, toujours prêts à faire la fête avec des blondes fatales à forte poitrine. Ici, Austin Powers croise le fer avec Fernand Naudin, Lord Brett Sinclair danse le jerk avec John Steed et Magnum descend les daiquiris avec Higgins dans les bars mal famés d’Honolulu. Amusant.

François Becquart
Pays: BE
Dépôt 214 Records
Sortie: 2015/06/26


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