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DEERHOOF - The magic
/ paru le 11-08-2016 /

Dans le fin fond de l'underground de l'underground américain, il y a un groupe qui creuse son petit trou tranquillement depuis une bonne vingtaine d'années, sans rien demander à personne. Ce combo s'appelle Deerhoof et est animé depuis 1994 par l'endurant Greg Saunier. Ce batteur a stabilisé son groupe au cours des années 1995-1998 avec l'arrivée de la bassiste chanteuse Satomi Matsusaki (également son épouse) et du guitariste John Dieterich, l'autre guitariste Ed Rodriguez complétant la formation en 2008.

Le style de Deerhoof est un bric-à-brac de genres mélangés entre eux, cohabitant de façon instable sur toute une série d'albums sortis à partir de 1997 ("The man, the king, the bird", 1997 ; "Halfbird", 2001; "Milkman", 2004; "Offend Maggie" 2008; "Deerhoof vs. evil", 2011; "La isla bonita", 2014 ou "Balter/Saunier", 2016, pour ne citer que quelques-uns des seize disques officiels). Entre punk, pop noisy, expérimental à paillettes ou électro synthétique, les gens de Deerhoof se préoccupent peu d'être enfermés dans un unique tiroir stylistique et laissent divaguer leur imagination musicale là où ça leur plait. Caractéristique principale de ce combo : la voix enfantine et angélique de Satomi Matsuzaki, qui résonne comme un générique de manga et à laquelle il faut s'habituer. Mais à l'écoute de son œuvre, on serait tenté de voir dans Deerhoof le lien entre le grunge mort en 1994 et la nouvelle scène néo-garage de Thee Oh-Sees et Ty Segall apparue à la fin des années 2000.

Compositeurs insatiables, les gens de Deerhoof continuent de remplir les rayonnages des discothèques des mélomanes éclairés avec ce nouvel album "The magic", enregistré dans des conditions peu communes. Le groupe s'enferme sept jours dans un immeuble de bureaux perdu au milieu du désert du Nouveau Mexique et accouche de quinze titres compactés dans un album de 40 minutes. A deux minutes quarante de moyenne par morceau, on devine déjà que ça va sentir le coup de latte porté vite fait entre les deux yeux avant la fuite à toutes vitesses.

Sur cet album, le groupe semble porté par un souffle juvénile qui l'emporte aux quatre coins d'un spectre musical composé de rock pétaradant, de minimalisme explosif, d'électro-pop épileptique et de romantisme galactique. Deerhoof distille l'énervé (les formidables "The devil and his anarchic surrealist retinue", "Kafe mania!" et "That's ain't no life to me" qui démarrent l'album), le dansant hypnotique ("Life is suffering", "Model behavior", "Debut") ou la grâce expérimentale ("Criminals of the dream", "Patrasche come back", "Little Hollywood"). Un coup de tonnerre vient toujours au bon moment réveiller les consciences ("Learning to apologize effectively", "Dispossessor", "Plastic thrills"), quand ce n'est pas une reprise décalée du fameux "I don't want to set the world on fire" des Ink-Spots.

Deerhoof a davantage bâti sa réputation auprès de la critique, qui en a toujours pensé le plus grand bien, que du grand public qui a eu le malheur de passer à côté de ce groupe hors-normes. Il n'est pas trop tard et "The magic" est une occasion de se rattraper. Le groupe sera sur la scène du Zwerver de Leffinge le 17 septembre, ainsi qu'à l'Aéronef de Lille le 19 septembre. Prenez bonne note!

François Becquart
Pays: US
Clapping Music/Kythibong
Sortie: 2016/06/24


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