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SLAGLE, Steve - Alto Manhattan
/ paru le 12-03-2017 /

Nous continuons nos pérégrinations dans le jazz avec cette invitation à découvrir Steve Slagle, un saxophoniste dont les lettres de noblesse tiendraient difficilement dans un carton d'emballage de machine à laver. Né en 1952 à Los Angeles, Steve Slagle grandit à Philadelphie et couvre les murs de sa chambre de diplômes musicaux prestigieux en provenance du Collège de musique de Berklee et de l'école de musique de Manhattan. C'est d'ailleurs à New York que Steve élit domicile en 1976 pour démarrer une carrière à haut niveau, en accompagnement de pointures comme les grands jazzmen latino-américain Machito (1908-1984) ou Ray Barretto (1929-2006), le pianiste Steve Kuhn, le grand Lionel Hampton (1908-2002), "Brother" Jack McDuff (1926-2001) ou Carla Bley. On le trouve aussi en tournée avec le clarinettiste Woody Herman (1913-1987) et le légendaire Cab Calloway (1907-1994).

Vers le milieu des années 80, Steve Slagle commence à se mettre à son compte avec la direction de ses propres formations. Son truc à lui, c'est le jazz plus ou moins fortement influencé par les sonorités latines. C'est ainsi qu'il apparaît sur des albums du brésilien Milton Nascimento, sillonne le monde dans tous les sens et finit par élargir son spectre musical avec des collaborations pour le compte d'Elvis Costello, Dr John et même les Beastie Boys. On lui doit aussi une fructueuse collaboration avec le guitariste Dave Stryker et une discographie solo conséquente qui se chiffre maintenant à une bonne quinzaine d'albums.

Le dernier en date est encore un hommage aux influence latines, puisque le titre "Alto Manhattan" est un jeu de mots qui fait référence au haut Manhattan (alto, en espagnol) et au saxophone alto, qui est le cheval de bataille de Steve Slagle. Des chevaux, ou plutôt des coursiers, il va aussi en être question en ce qui concerne les musiciens qui accompagnent Steve Slagle sur cet album. Car les rythmes vont plutôt aller vite avec Joe Lovano (saxophone ténor, mezzo-soprano), Lawrence Fields (piano), Gerald Cannon (basse), Roman Diaz (congas) et Bill Stewart (batterie). Ces sbires ont à leur actif quelques beaux palmarès. Bill Stewart a écrasé les peaux chez Maceo Parker, Pat Metheny et est un collaborateur régulier de Joe Lovano, encore un ancien de chez Woody Herman. Gerald Cannon est un requin de festivals et a joué avec tout ce que la galaxie compte de jazzmen, au premier rang desquels figurent les Art Blakey's Jazz Messengers.

Toutes les compositions de cet album "Alto Manhattan" sont signées Steve Slagle, à l'exception de trois reprises : "Body and soul", un vieux standard de Johnny Green remontant aux années 30, "Guess I'll hang my tears out to dry" de Jule Styne et "Inception" de McCoy Tyner (un ancien collaborateur de John Coltrane). Il y a donc un veine classique dans ce disque, qui fait la part belle aux sorties individuelles des musiciens. Steve Slagle carbonise les anches de saxophone sur des solos nerveux, Bill Stewart nous sort de temps à autre un mitraillage de fûts dont il a le secret et la contrebasse de Gerald Cannon vient donner une souplesse caoutchouteuse aux morceaux. N'oublions pas le pianiste Lawrence Fields, redoutable sur les ivoires et rapide comme l'éclair.

"Holiday" est un titre qui rend hommage à Toots Thielemans, l'immense harmoniciste belge décédé en 2016 après quasiment 65 ans de carrière. Ce titre très cool et fleurant bon les Caraïbes est dominé par la flûte traversière, autre instrument qui ne possède aucun secret pour Steve Slagle. Démarré abruptement avec "Family", l'album se termine tout aussi abruptement avec "Viva la famalia", qui ne connaît pas vraiment de conclusion et s'arrête net, comme pour suggérer une immense jam qui dure encore maintenant.

Solide, feutré, ciselé et enjoué, cet album est un petit régal pour les oreilles et l'esprit. Il contient déjà les premiers signes avant-coureurs du printemps en approche. Profitons-en!

François Becquart
Pays: US
Panorama Records
Sortie: 2017/01/06


Lu: 319
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