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JOHNSON, Howard & GRAVITY - Testimony
/ paru le 19-03-2017 /

A 75 ans, Howard Johnson a toujours bon pied et bon œil et peut se réjouir d'avoir apporté au jazz une contribution peu banale, celle qui a consisté à introduire le tuba parmi les instruments naturellement connotés au jazz. Le tuba, cet énorme instrument à cuivres, habituellement confiné dans les derniers rangs des fanfares de village, a trouvé avec Howard Johnson une légèreté et une vivacité insoupçonnées pour un engin massif et pataud de ce genre. Et cela, Howard Johnson y est arrivé au cours d'une carrière qui s'étend maintenant sur près de six décennies.

Monté à New York dans les années 60 en provenance de son Alabama natal, Howard Johnson est remarqué par le légendaire Charles Mingus. Et on n'est pas remarqué par Charles Mingus si on n'a pas de talent, c'est tout simple. A la fois à l'aise sur tuba mais aussi sur saxophone baryton et clarinette basse, Howard Johnson accompagne Charles Mingus sur les albums "Music written for Monterey" (1965), "Charles Mingus and friends in concert" (1972) et "Let my children hear music" (1972). On trouve aussi Howard Johnson en accompagnement d'un nombre incalculable d'artistes des années 1960 à 2000. Citons brièvement Hank Crawford, Gil Evans, Gary Burton, Pharoah Sanders, Taj Mahal, Carla Bley, The Band, John Lennon, Jaco Pastorius, Dexter Gordon, Clifford Jordan, Jimmy Heath, Miles Davis ou Chet Baker. On lui doit aussi une collaboration régulière avec le pianiste suisse George Gruntz au cours des années 80 et 90.

Parallèlement à cet agenda chargé, Howard Johnson a mis sur pied son propre groupe appelé Gravity, en 1971. Il faudra pas mal de temps pour que cet ensemble enregistre enfin quelques disques. En effet, "Gravity!!!" et "Right now" sortent sur le label Verve respectivement en 1995 et 1998. Aujourd'hui, Howard Johnson ajoute un album de plus à Gravity avec ce "Testimony" qui rassemble une importante brochette de musiciens accompagnateurs, dont sa propre fille Nedra qui vient chanter sur la seule chanson à textes du disque, "Working hard for the Joneses".

Le disque se compose de huit chansons dont cinq sont des reprises. Howard Johnson rend ainsi hommage à quelques grands noms du jazz moderne, comme McCoy Tyner ("Fly with the wind", "High priest"), Bob Neloms ("Evolution") et Wilton Felder ("Way back home"). On trouve aussi le fameux "Natural woman" de Carole King, joué de façon entièrement instrumentale. Parmi les musiciens entourant Howard Johnson sur ce disque, on trouve Velvet Brown (professeur de tuba à l'université de Pennsylvanie), Dave Bargeron (tromboniste ayant également joué avec Gil Evans et George Kruntz), Earl McIntyre (tromboniste ayant fréquenté Miles Davis, McCoy Tyner, Taj Mahal, George Kruntz), Joseph Daley (comme par hasard ancien accompagnateur de George Kruntz, Taj Mahal, Gil Evans, Carla Bley), Bob Stewart (joueur de tuba au palmarès impressionnant : Charles Mingus, Taj Mahal, Gil Evans, Carla Bley, Dizzy Gillespie, Lester Bowie…), Carlton Holmes (pianiste pour Lionel Hampton, Freddie Hubbard, Max Roach, Stevie Wonder…), Melissa Slocum (contrebassiste, vue chez Lionel Hampton, Wynton Marsalis, Cab Calloway, Art Blakey, Hank Jones…) et Buddy Williams (batterie, encore un gros CV : Carla Bley, Dizzie Gillespie, McCoy Tyner, Dave Grusin, George Freeman…).

Autrement dit, l'ami Howard Johnson n'est pas allé dénicher ses sbires à l'agence pour l'emploi d'une banlieue de Duluth. L'expérience et le prestige sont au rendez-vous pour un moment brillant passé sous l'aile du jazz moderne. La virtuosité d'Howard Johnson laisse bouche bée, ce type est réellement capable de transformer le poussif tuba en engin de course ("Testimony", "Fly with the wind", "Way back home"). Ses compagnons pianistes et contrebassistes ne se laissent pas distancer et interviennent habilement à un moment ou à un autre du disque ("Evolution", "High priest"). Tout cela vole très haut dans la vélocité et dans l'habileté. Howard Johnson se risque même à la flûte sur "Little black Lucille", une composition originale qui n'est cependant pas le moment le plus pertinent de l'album.

Mais à part ces sifflotements approximatifs, "Testimony" se révèle comme un très solide album de jazz moderne, typique des années 60 et intemporel. Comme on dit dans les guides gastronomiques : mérite le détour.

François Becquart
Pays: US
Tuscarora Records
Sortie: 2017/03/03


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