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RAVEN - All for one
/ paru le 10-07-2017 /

Nous poursuivons notre promenade nostalgique dans les couloirs les plus reculés du souvenir de la New Wave Of British Heavy Metal avec les rééditions du label Dissonnance Productions qui n'a pas oublié d'exhumer quelques albums d'un des groupes les plus pittoresques de cette époque bénie des Eighties métalliques, Raven.

Ce combo de Newcastle, un des premiers de la vague New Wave of British Heavy Metal de la fin des années 70, a développé un style d’une sauvagerie unique, un truc qui mutile le slip, fissure les neurones et donne envie d’attaquer des colonies de loups garous avec les dents. Ce sont les frères Gallagher (pas les crétins d’Oasis, les autres) qui mettent au point Raven dès 1974, se préparant à des années de répétitions dans des locaux crasseux et à des tournées locales dans des bars sentant la bière rance. C’est le fameux label Neat Records qui donne sa chance à Raven en 1979, lui permettant de lancer sur le monde civilisé trois premiers albums qui vont correspondre à la grande époque du métal recyclé en fonderie des Iron Maiden, Saxon, Diamond Head, Tygers Of Pan Tang, Praying Mantis ou autre Blitzkrieg et Hellhammer. "Rock until you drop" (1981), "Wiped out" (1982) et "All for one" (1983) sont en effet les tables de la loi de l’œuvre de Raven.

En 1983, les frères Gallagher surfent sur la vague NWOBHM avec assurance et sauvagerie. Leurs deux premiers albums et leur jeu de scène pour le moins ébouriffé les ont imposés comme une valeur sûre de la série B du heavy metal, faisant d'eux des groupes d'ouverture pour les shows d'Ozzy Osbourne, Motörhead, Whitesnake ou Iron Maiden. Raven a placé son premier album "Rock until you drop" à la 63e place des charts anglais et s'est fait remarquer avec ses premiers singles "Don't need your money/Wiped out" et "Crash, bang, wallop/Rock hard" en 1980 et 1982. Il continue sur sa lancée avec son deuxième album "Wiped out", toujours sur le label Neat Records, et aborde l'année 1983 avec son troisième opus, précédé d'un single. Et ce single n'est pas n'importe quel single puisque Raven s'est associé avec Udo Dirkschneider, mythique chanteur replet des Teutons flingueurs d'Accept pour se mettre sous la dent une reprise du "Born to be wild" de Steppenwolf en face A et "Inquisitor" en face B, un des titres les plus saignants de Raven. La version de "Born to be wild" que nous avons ici est une tuerie totale, emmenée à fond de train par les hurleurs Udo Dirkschneider et John Gallagher.

Et l'humeur de ce single est aussi caractéristique de l'ambiance générale de ce troisième album, que les spécialistes considèrent à raison comme le meilleur album de Raven. D'impitoyables apocalypses sonores nous concassent les lobes frontaux, comme "Take control", "All for one", "Take it away", "Seek and destroy" et surtout "Mind over metal", un titre qui a dû être enregistré alors que le guitariste était en train d'être électrocuté. L'état de surexcitation permanent des musiciens tout au long de l'album finit par nous tanner le cuir, nous tendre les nerfs jusqu'au point de rupture et nous aspirer le cervelet dans un tourbillon électrique dont on ne revient pas.

Après ce qu'il est convenu d'appeler son âge d'or, Raven va s'aventurer du côté de l'Amérique pour tenter de décrocher le gros lot. Il passe sur le label Megaforce et place encore quelques obus à fragmentation avec les albums "Stay hard" (1985) et "The pack is back" (1986), préludes à un lent enfoncement dans l’oubli et l’anonymat pour ce groupe incapable de baisser les armes. Même revenu à l’état de petit groupe mythique dont les membres sont retournés au charbon pour payer les factures, Raven persiste dans l’autoproduction à compte d’auteur et continue d’aligner les albums et les tournées confidentielles jusqu’à nos jours. Après le départ du batteur Rob "Wacko" Hunter (un gusse qui jouait sur scène avec un casque de hockey sur glace) en 1987, les frères Gallagher mettent la main sur une légende du heavy metal, l’ex-Pentagram Joe Hasselvander. Depuis, le trio maudit hante les scènes qui veulent bien de lui et dont les propriétaires acceptent de payer les frais de vitrier.

La réédition du label Dissonance est en tout point semblable à celle que le label Castle avait sortie en 2002. On trouve donc en bonus le single "Born to be wild/Inquisitor", la face B "Ballad of Marshall stack" et la chute de session "The power and the glory", auxquels s'ajoute une version live de "Mind over metal". Certains voudraient être enterrés avec cet album dans leur cercueil. Ce n'est pas si bête…

François Becquart
Pays: GB
Dissonance Productions
Sortie: 2017/06/15 (réédition, original 1983)


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