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LUCIFER - Lucifer II
/ paru le 08-08-2018 /

Dans le monde du heavy metal, le nom de Lucifer a servi de patronyme à de bien nombreuses formations, surtout dans les années 70, où l'on comptait des Lucifer en Italie, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Canada et même dans le registre complètement pop avec un groupe néerlandais du même nom. Il faut dire que le Porteur de Lumière (d'après son étymologie latine) avait de quoi inspirer les adorateurs des forces obscures, avec toute la mythologie infernale qu'il traîne derrière lui (au fait, la Statue de la Liberté, qu'est-ce qu'elle porte, à votre avis?). Aujourd'hui, un nouveau groupe du nom de Lucifer vient d'Allemagne et, comme nombre de ses prédécesseurs des années 70, cultive un amour prononcé pour le rock lourd de l'époque.

Le projet est mis sur pied par la chanteuse Johanna Sadonis, blonde envoutante qui avait œuvré notamment dans The Oath, un groupe dissous en 2014. L'année précédente, un grand nom du doom metal avait tiré sa révérence : Cathedral. Le guitariste de Cathedral, Gaz Jennings, est donc libre sur le marché et s'associe avec Johanna Sadonis dans Lucifer, qui paie son écot au proto-metal sabbathien sur le premier album, simplement appelé "Lucifer I", en 2015. Ce disque sort sur le label Rise Above, un gage d'authenticité doom puisque c'est le label monté par le légendaire Lee Dorrian, chanteur de Cathedral. Et en effet, les énormes riffs sortis de chapelles en ruines viennent hanter nos chastes oreilles sur ce premier album à ranger sous l'aile inspiratrice des ancêtres Black Sabbath, Coven, Bedemon, Pentragram et proche des contemporains d'Electric Wizard, Kadavar ou bien sûr Cathedral.

C'est alors que Gaz Jennings décide de quitter le projet, laissant Johanna Sadonis livrée à elle-même. Quelques sacrifices de jeunes poulets les soirs de pleine lune permettent à Johanna Sadonis de retrouver la chance lors de sa rencontre avec Nicke Andersson, un écraseur de fûts passé dans les rangs d'Entombed, Nihilist, Hellacopters ou Imperial State Electric. Les deux nouveaux complices reprennent le projet Lucifer à zéro et composent de nouveaux titres qui font faire du deuxième album une œuvre beaucoup moins ténébreuse que le premier opus. Là où de fracassants titres comme "White mountain", "Morning star" ou "Total eclipse" faisaient de "Lucifer I" une arme de destruction des tympans et du psychisme, "Lucifer II" va au contraire atténuer les colères tout en restant convaincant, ce qui en fait toute sa valeur.

Une première écoute tend à rapprocher la première moitié de l'album de groupes plus impliqués dans les années 80 que dans les années 70. "California son" a un petit côté Praying Mantis et "Phoenix" fait penser à Samson ou Demon, des piliers de la New Wave Of British Heavy Metal. La voix de Johanna Sadonis résonne qui plus est comme celle des sœurs Wilson (Heart) ou de Pat Benatar, star désormais oubliée des Eighties. En fait, les quatre ou cinq premiers titres auraient pu être édités en 1982 dans détonner aucunement avec le paysage musical de l'époque. C'est en fait à partir de la seconde moitié du disque qu'on sent véritablement vibrer les pierres tombales, à l'occasion de quelques riffs caverneux qui réveillent l'intérêt des amateurs de doom metal ("Eyes in the sky"). On sent aussi un certain psychédélisme qui aère un peu les propos du groupe ("Before the sun"), cette fois bien ancré dans un rock lourd respectueux des traditions seventies. Cette mixture joue véritablement à plein sur les derniers titres, lumineux et inspirés comme "Aton" ou "Faux pharaoh".

L'album a été conçu en duo par Johanna Sadonis et Nicke Andersson, qui a opéré sur tous les instruments lors de l'enregistrement du disque dans son propre studio à Stockholm, le mixage étant géré à Madrid par le producteur suédois Ola Ersfjord (Tribulation, Primordial). Quelques parties de guitares sont également jouées par Robin Tidebrink. Ce n'est qu'au moment de sa promotion sur scène que Lucifer s'est enrichi du guitariste Martin Nordin (Dead Lord) et du bassiste Alexander Mayr. Par sa savante alchimie entre hard rock princier et hululements doom metal, ce "Lucifer II" se révèle en fin de compte plus subtil que son prédécesseur et montre la versatilité intéressante du processus créatif de Johanna Sadonis. Une suite à ces aventures serait hautement souhaitée pour voir comment tout cela évolue.

François Becquart
Pays: DE
Century Media
Sortie: 2018/07/06


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