SERAH, Duane – Dying Under Lights

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Découverte faite via un mail envoyé par le label liégeois JauneOrange, l’album de l’artiste Duane Serah lui-aussi basé à Liège m’a donc rapidement interpellé dès sa première écoute, offrant une musique atmosphérique et ambiante qui me parle. Voilà donc pourquoi j’ai décidé de vous en parler par le biais de cette chronique, le but étant de faire connaître au plus grand nombre le contenu des plus intéressants mais surtout intriguant voir lancinant de cet opus. Sachez que cet artiste manifestement atypique a déjà sorti un album 6 titres en octobre 2015 et le single « The Moon Has a Say » en juin de cette année, c’est d’ailleurs cette même composition qui ouvre ce nouvel opus, un mélange d’atmosphérique et de musique électronique accompagné d’une complainte vocale lancinante. La fin du morceau s’accélérant grâce aux percussions électroniques, qui donnent alors une plus grande rythmique à une musique plutôt sombre et pesante. Le son des synthés et des programmateurs ouvrent la seconde composition toujours dans une ambiance lancinante, qui reste plutôt mélodique et légère rappelant certaines démarches artistiques des années 80 et donc une certaine musique électronique accessible.

Chant et chœurs colorent régulièrement la base musicale qui mélange subtilement électro-pop et ambient gardant toujours le cap d’une musique posée voir tamisée, qui possède en fait un petit côté psychédélique puisqu’elle a cette capacité de faire planer ou flâner celui qui sera emporté par les effluves lancinantes des compositions de ce recueil à la démarche artistique plutôt profonde. A l’image de l’« Interlude » qui démarre sur une atmosphère mystérieuse et atmosphérique c’est le cas de le dire, simplement rythmé par des percussions électroniques légères et des programmations futuristes, un morceau hautement aérien qui nous emporte et me rappelle un certain Steven Wilson dans ses expérimentations les plus extrêmes. On pourrait aussi penser aux débuts de groupes du mouvement New Wave comme Ultravox ou Human League ou les premiers albums de Simple Minds, ces premières années de cette évolution musicale où le côté commercial n’était pas encore présent. En tout cas ici c’est des plus aériens et des plus légers, faisant parfaitement corps avec un résultat typé atmosphérique ou ambient. Comme dernière référence on pourrait enfin parler de Sigur Ros vu les similitudes aussi bien au niveau de la musique que du chant d’ailleurs, cette remarque s’adapte parfaitement au contenu de la composition « Rise » mais, on peut très bien déjà faire référence au groupe islandais plus tôt dans cet album.

Ce très bel opus aérien se termine par la composition « December Rays », un choix il me semble des plus judicieux avec un morceau toujours ciblé dans l’ambient mais peut-être plus optimiste et donc plus coloré (on perçoit le son d’une guitare…) avec même, un ou deux passages plus rocks et plus endiablés nous rapprochant du post-rock. Après Distant Dream et Sondrous, voilà quelque part le dernier maillon d’un tiercé hautement atmosphérique avec ici l’album de Duane Serah dans un registre quelque peu plus sombre et lancinant.

Duane Serah Le Bandcamp de l’album

Pays: Be
Sick Fuzz Records/JauneOrange 2018 SF04
Sortie: 2018/09/25

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