BLACKCUBE – Silencing The Sun

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Nous sommes patients, mais quand même ! Cela commençait à faire long. D’autant que leur page Facebook officielle nous le promettait depuis 2015, ce second album. Enfin bon. Tout cela, c’est du passé. Il est enfin là, le nouveau BlackCube !

Un petit rappel, quand même, pour celles et ceux qui n’ont pas suivi (ou qui ont oublié à force d’attendre) : BlackCube est un quintette Metal Progressif français, formé à Lille en 2004. Il a publié un album intitulé « Last Exile«  en mai 2013. « Silencing The Sun », le nouvel album, sort un peu plus de cinq ans plus tard. Comme son prédécesseur, il est estampillé du sceau de Brennus Music.

La première écoute est déconcertante !

Ce n’est pas que le style ait vraiment changé ; nous avons toujours affaire à ce Metal Progressif de haute volée, inspiré (parfois) par le style des premiers efforts de Dream Theater et Symphony X et rehaussé d’une petite touche de Hard Rock Seventies rappelant Deep Purple ou Uriah Heep. Non, ce qui frappe d’amblée, c’est la noirceur ambiante ! Ce côté sombre et désabusé, qui n’était pas prégnant sur la première plaque et qui, surtout, contraste fortement avec le souvenir des quelques prestations rigolardes auxquelles nous avons eu la chance d’assister. L’intro « Building The Machine », proche d’une BO de film d’épouvante, installe une atmosphère oppressante qui perdure sur la plage titulaire. Les lignes de claviers cérémonieuses de Paul Allais et le chant courroucé de Tani Avvenia balaient en un instant notre envie de désinvolture et nous rappellent qu’en cinq ans, le monde a changé. Les lyrics sont un peu obscurs et laissés, sans doute, à l’interprétation de chacun, mais il est difficile de croire que des phrases telles que […]« Building Infernal Devices to Fulfill Holy Purposes, The Ground Is Still Trembling With The Sound Of These Engines « […] n’aient aucun rapport avec les actions de fanatiques religieux qui ont secoué la France, la Belgique et d’autres pays encore au cours des dernières années. Sombre également, ce « Cartographers Of Your Mind » qui semble vouloir explorer les méandres d’un esprit dérangé en alignant diverses mélodies sur une palette d’émotions changeantes. Sombre encore, cet « Enter The Night » qui fusionne riffs cinglants et sonorités de claviers vintage avec des rythmiques hallucinées et un chant mi colérique-mi cafardeux rehaussé de quelques chœurs angéliques. Pas franchement gai non plus ce « Giants » atmosphérique qui démarre avec la légèreté d’un piano solitaire pour monter crescendo vers une série d’émotions douloureuses, adoucies par de jolies parties instrumentales solitaires à la guitare et au clavier. Il est bon de noter que, souvent, dans la noirceur ambiante, les jolis soli de guitares de Victor Allais sont l’unique source de lumière. « Zombies » avec son intro vintage à la Doors, ses chœurs enjoués et son break jazzy serait presque amusant si le thème des lyrics ne portait pas sur l’un des fléaux de notre société actuelle : le ‘politiquement correct’. […]« Can’t Laugh, Can’t Smile « […] …]« Holy, Sacred, Serious Taboo »[…] …]« I’m Offended, You’re Offended, .. We’re Offended… and we don’t know why… « […] tout est dit. « Thy Flesh Consumed » est le morceau de bravoure de l’album. Douze minutes d’atmosphères planantes, ponctuées de passages inquiétants (avec, notamment, ce carillon que l’on attendrait plus sur un album horrifique de King Diamond que sur l’album d’un groupe progressif lillois) ; le tout enjolivé de soli fiévreux et de voix intenses. L’album aurait pu se terminer en douceur, dans la quiétude du superbe instrumental « Ruins Of Dawn ». BlackCube a préféré muscler son final en ajoutant à sa plaque « A Fortress On The Moon », un intéressant bonus à tiroirs qui ravira les amateurs de Metal Progressif classique.

La seconde écoute est envoutante !

L’album (57’55) :

  1. Building The Machine (1’18)
  2. Silencing The Sun (5’17)
  3. Cartographers Of Your Mind (8’47)
  4. Enter The Night (7’18)
  5. Giants (8’49)
  6. Zombies Inc. (5’01)
  7. The Flesh Consumed (12’27)
  8. Ruins Of Dawn (2’40)
  9. A Fortress On The Moon (6’13)

Le groupe :

  • Paul Allais : Claviers, chœurs
  • Victor Allais : Guitares, chœurs
  • Tani Avvenia : Chant
  • Mathieu Strulovici : Basse
  • Charly Anastassopoulos : Batterie (session)

Pays: FR
Brennus Music BR 18032
Sortie: 2018/11

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