Disparition de John MARTYN, singer/songwriter d’exception

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John Martyn, dont le véritable nom était Iain David McGeachy, s’est éteint ce 29 janvier, à l’âge de 60 ans. En 40 ans de carrière, il a sorti une vingtaine d’albums studio et il a collaboré avec les plus grands artistes de sa génération, Eric Clapton, Phil Collins, David Gilmour en tête. Né en 1948 dans le Surrey, il grandit en Ecosse.

En 1967, Chris Blackwell le signe chez Island records et sort son premier album “London Conversation”. Ce premier effort a des colorations folk, influencées par la pop des Beatles. John y joue de la guitare, des claviers et de l’harmonica. Le disque se termine par une reprise de Bob Dylan : “Don’t think twice it’s alright”. Avec le second “The Tumbler” (1968), John explore de nouveaux horizons : le jazz. Il est accompagné de Harold McNair à la flûte, David Moses à la basse et Paul Wheeler à la guitare.

Il crée un nouveau son dans le monde du folk britannique. Il ose utiliser une fuzzbox et d’autres pédales à effets pour sa guitare acoustique. Une révolution ! Les 2 albums suivants seront enregistrés avec son épouse Beverley Martin.

En 1973 sort une de ses pièces maîtresses “Solid Air”, dont la plage titulaire est dédiée à son ami Nick Drake, qui va décéder quelques mois plus tard. A cette époque, John travaille avec la crème du folk anglais : Richard Thompson, Danny Thompson (de Pentangle), la bande de Fairport Convention (Dave Mattacks, Dave Pegg, Simon Nicol, …) mais aussi John Rabbit Bundrick, le claviériste de Free. Il est au sommet de son art.

J’ai eu le privilège d’assister à un de ses concerts au Théâtre 140. Il faisait l’avant-programme de Maxime Le Forestier, ça reste un de mes grands souvenirs des seventies.

Une ère plus difficile succédera, des problèmes liés à l’usage de drogues, un divorce, …, la période la plus noire de sa vie. Chris Blackwell mettra un an avant de sortir l’album “Grace and Danger” qui décrit ces moments de dépression. Phil Collins y joue de la batterie, Tommy Eyre (Joe Cocker) est aux claviers. Un nouveau chef d’oeuvre. Le dernier album studio, “On the Cobbles”, date de 2004.

John, l’aventureux, s’est essayé au hip-hop, a travaillé avec Sister Bliss de Faithless, a repris Portishead, … En 2008, Island sortait “Ain’t no saint”, a 40 year-anthology.

John Martyn venait d’être honoré d’une OBE (Officer of the Order of the British Empire). C’est un monument qui nous quitte !

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