GRAVE DIGGER au Biebob – Les Teutons Flingueurs

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Grave Digger est de ces groupes qui forcent le respect. 25 ans après la sortie de son premier album “Heavy Metal Breakdown” en 1984, le groupe sillonne toujours les routes alors que d’autres ont jeté l’éponge depuis bien longtemps. Bien sûr, le fait qu’ils soient Allemands a probablement joué en leur faveur, car si musicalement nos groupes Belges tels qu’Ostrogoth, Crossfire ou même Killer avaient les mêmes atouts que Grave Digger, c’est les ventes de disques qui décident de la longévité d’un groupe et les Allemands ont plus de moyens pour soutenir leurs groupes nationaux que nous. N’empêche que l’on pourrait se demander ce qui pousse encore les membres de Grave Digger à monter sur scène soir après soir alors que le Heavy Metal à leur niveau tellement peu rémunérateur qu’ils sont obligés d’avoir un job à côté pour pouvoir survivre. Eh bien, la leur motivation, elle est évidente pour peu que l’on se déplace à un de leur concert, cette motivation, c’est tout simplement le plaisir de jouer.

Il est un peu tard quand nous décidons de partir pour le Biebob en ce 6 février 2009 et Vosselar, ce n’est pas la porte à côté, alors, nous manquons la prestation de Taleteller, groupe Allemand de metal très (trop) classique. Plusieurs avis entendus ci et là dans la salle nous confortent dans l’idée que nous n’avons pas raté grand-chose.

Alestorm est déjà sur scène quand nous pénétrons dans le Biebob. Les écossais n’ont aucun mal à chauffer la salle avec leur chansons à boire, sauce Heavy Metal. Leurs textes inspirés par des histoires de pirates et de beuveries ainsi que leur bonne humeur font vite oublier que leur jeu de guitare n’est pas toujours des plus juste. Christopher Bowes, le vocaliste, a la particularité de jouer les éléments folks de la musique sur une guitare synthé, ce qui donne un autre cachet particulier à leur musique mais qui a l’air d’énerver un peu la frange la plus radicale des fans de Grave Digger pour qui la part de synthé dans le Heavy Metal doit être réduite à sa plus simple expression. Mais bon, la grande majorité de la salle apprécie leur humour et chante en chœur au son des “Over the seas”, “Captain Morgan’s Revenge” et autres “Nancy the Tavern Wench”.

Il est passé 21 heures quand les membres de Grave Digger montent sur scène. En premier entre Hans Peter Katzenburg, le claviériste. Car, n’en déplaise aux puristes, il y a un clavier dans Grave Digger, mais, en tant que pur groupe de Heavy Metal Teuton, Grave Digger a un peu honte de son clavier et le cache derrière la scène, comme le faisait Black Sabbath avec Geoff Nicholls. Puis entrent Stefan Arnold et Jens Becker respectivement batteur et bassiste, suivis de près par les deux guitaristes Manni Schmidt l’ancien et Thilo Hermann le nouveau, pas si nouveau que ça d’ailleurs parce qu’il a déjà fait ses classes dans des groupes aussi prestigieux que Faithfull Breath, Running Wild ou Holy Moses. Chris Boltendahl monte sur scène en dernier, sous l’ovation du public, car il ne fait aucun doute que Grave Digger, c’est lui. Unique membre rescapé de la formation originale, il est l’âme du groupe. Son timbre de voix unique fait de Grave Digger un groupe immédiatement reconnaissable.

Dès l’entrée sur scène, il affiche un sourire qui ne le quittera plus jusqu’à la fin du concert et qui confirme mon introduction de cet article : si Chris Boltendahl est toujours là, 25 ans après le début de sa carrière, c’est qu’il éprouve un énorme plaisir à jouer, et son plaisir est communicatif. Dans la salle, que des sourires ! Que des marques d’admiration. Pourtant, ils ne sont pas très beau les membres de Grave Digger… Affichant tous la quarantaine bien dépassée, les membres du groupe n’ont rien de “jeunes premiers”. Dans quel autre style musical pourrait-on admirer un mec au physique aussi repoussant que Manni Schmidt, pourtant, Manni, la guitare à la main, est presque un dieu vivant. Chacun de ses solos est salué par une ovation. Thilo, son nouveau compagnon d’armes, n’est pas en reste, beaucoup plus technique que Manni, il donne à la musique de Grave Digger une finesse qu’elle n’avait pas jusque là. Le concert démarre à toute allure avec un extrait de leur nouvel album fraîchement sorti “Ballad of a Hangman”. Un nouveau morceau, mais déjà un classique dont le refrain est chanté en chœur par tout le public. Par la suite, le groupe ne nous laisse aucun instant de répit, enchaînant classique sur classique. Tous les refrains sont connus du public, qui chante à tue tête, ce qui semble être une constante sur tous les concerts de Grave Digger. Boltendahl a cependant toujours l’air surpris de l’accueil incroyable réservé à son groupe et pour remercier son public, il se donne à 200%. Le groupe puise dans toute sa discographie pour satisfaire ses fans. Les plus grand morceaux sont joués : “Excalibur”, “Lionheart”, “Knights of the cross”, “The last supper” et tant d’autres encore. Le concert se termine en beauté avec en rappel un “Heavy Metal Breakdown” réclamé à tue-tête par un public re-conquis.

Les teutons ont tout flingué sur leur passage.

Respect !

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