THE LEGENDARY PINK DOTS – Plutonium Blonde Tour

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A flanc de colline de la Citadelle avec vue sur la ville de Namur, le Belvédère est une petite salle avec une organisation bon enfant dont les soirées et la programmation tous azimuts sont à surveiller.
Ce 17 avril, en première partie Love is Love, présenté dans le programme de cette soirée avec comme faits d’armes, leur victoire au tremplin du Dour Music Festival de 2005 et plein d’autres choses comme une particularité musicale unique, deux chanteurs, deux bassistes, deux guitaristes, que sais-je encore. A l’écoute, la particularité principale de Love is Love est de n’avoir qu’un batteur. Ah aussi, un morceau où l’approche musicale est subtile. Malgré un beau son, le groupe nous a dragué lourdement au lieu de nous séduire. Dommage quand on s’appelle Love is Love.

Avec presque 30 ans de carrière et 40 albums, The Legendary Pink Dots est monté sur scène sans aucun complexe. Quatre musiciens, pour un seul et même but : faire leur musique avec une joie inaltérée et une application à bien faire les choses jusque dans les petits détails. J’avais été séduit en 1984 par leur album “Faces in fire” et depuis j’avais perdu de vue le groupe. 25 ans plus tard, rien n’a changé dans leur musique sans pour autant avoir pris des accents vintages. La date namuroise est une des dernières étapes de la tournée Plutonium Blonde Tour qui les fit parcourir les deux Amériques, Sud et Nord ainsi que les deux Europes, Ouest et Est.

La musique de LPD est légère et posée avec des mélodies simples partant du clavier. A cela vient après s’ajouter de multiples sons, effets, transformations au vocoder. Le tout est bien en place mais il ne faut parfois pas grand chose pour que tout à coup, cela parte un peu de côté et que le charme ou l’adrénaline du funambule se répande dans la musique de ces anglais devenus amstellodamois. Des jeux de mélodies / anti-mélodies étant comme les hésitations ou les pertes d’équilibre de l’artiste sur le fil tendu.

Le début du concert présenta des morceaux assez calmes où le saxophoniste, vêtu d’un costume de clown blanc psychédélique, distilla les sonorités de son ténor.

De morceaux en morceaux, Edward Ka-Spel, le chanteur et ses acolytes, emmènent les spectateurs dans leur univers théâtral autant que primesautier. Pris par la main, les spectateurs sont promenés dans une église, dans une comédie italienne, dans un dessin animé, dans une taverne fantasmagorique, …

Les passages obligés de cette promenade étant le sourire et le regard du saxophoniste, Niels van Hoorn, défiant l’assistance au point d’y descendre et de pousser la visite, saxophone hurlant, jusqu’au bar. Mais aussi l’application de Phil Knight, the Silverman, à placer délicatement ses tapis synthétiseurs. Mais surtout, la voix d’Edward Ka-Spel qui par ses variations se donne le droit d’une petite dizaine de « personnages » différents.

Les trois morceaux de fin de set furent une belle apothéose psychédélique aux sonorités denses et déjantées. Beau ! Beau comme l’envol d’un nuage de mouettes déplumées sur un coucher de soleil aux couleurs bleu pétrole !

Le rappel n’en fut que plus charmeur avec une intro à la guitare sèche pour le morceau “I love you in your tragic beauty” et un orgue médiéval pour “Just a life time”, deux extraits de l’album “The Crushed Velvet Apocalypse” paru en 1990, un des monuments de la discographie pléthorique du groupe.

C’est un public exigeant qui applaudira au-dessus de la musique d’après concert pour un ultime rappel. LPD le remerciant avec, tout en restant dans le ton, un final joyeux digne du Titine Song de Charlie Chaplin dans les temps modernes.

Une pensée sur “THE LEGENDARY PINK DOTS – Plutonium Blonde Tour

  • avril 18, 2009 à 13:40
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    oublié de dire qu’ils sont à Saint Nicolas (Sint Niklaas – OJC Compas) (25 min de Bruxelles, pas d’excuses donc!!) ce soir pour une deuxième et dernière date en Belgique

    Simon

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