RAZORLIGHT en mode mineur à l’AB

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Après Kaiser Chiefs en janvier, Bloc Party en février et Franz Ferdinand en mars, c’était au tour de Razorlight de venir présenter leur troisième album à l’AB ce jeudi 16 avril. Un concert complet, mais contrairement aux trois précités, le sold out s’était quelque peu fait attendre…

La bande à Johnny Borrell était de retour dans la même salle un peu plus de deux ans après un très bon concert en janvier 2007, qui avait vu les discrets Minerale ouvrir pour eux. Cette fois, c’est à Kid Fear, où plutôt à son leader Lieven Bulckens, que revenait la délicate mission de chauffer la salle. Simplement armé de sa guitare (et d’une mini boîte à rythme pour un morceau), il a joué un set acoustique un peu trop calme que pour maintenir l’attention du public pendant une petite trentaine de minutes. Malgré une voix qui fait penser à celle de Guy Garvey (Elbow) et d’évidentes qualités de jeu de guitare, il ne nous a pas trop impressionnés. A revoir avec un full band afin de se faire une idée plus précise du potentiel de ses compositions.

Sorti en fin d’année dernière, “Slipway Fires”, le dernier album de Razorlight n’a pas été soutenu par la critique. Il est vrai que par rapport à son prédécesseur (“Razorlight”), il est clairement un cran en dessous. On était donc curieux de voir comment ils allaient faire vivre leurs nouveaux morceaux, d’autant plus que le batteur Andy Burrows a décidé de quitter le groupe voici un gros mois (apparemment suite à un différent avec Johnny Borrell). C’est donc avec un nouveau batteur (David Sullivan-Kaplan, qui tenait les baguettes dans Men Women & Children) que le groupe continue sa route.

“Back From The Start” sera le premier titre de la set-list. Johnny Borrell a laissé tomber son pantalon blanc moulant et ne terminera même plus torse nu. Il a également changé de coiffure (fini les cheveux longs permanentés). Par contre, il est toujours aussi insupportable à regarder car il ne se prend vraiment pas pour de la merde… A ses côtés, le guitariste à la casquette, Bjorn Ågren ainsi que le bassiste Carl Dalemo, qui ressemble au chanteur de ABBA avec sa chevelure généreuse et sa barbe blonde. Un petit mot sur le batteur de remplacement, il est tout simplement époustouflant et il amène une pêche incroyable. A ce niveau-là, on serait presque tenté de dire qu’ils ont gagné au change…


Après un faible “Keep The Right Profile”, “In The Morning” va réveiller l’assemblée et le concert allait enfin décoller. Du moins, c’est ce que l’on pensait. En fait, Razorlight a de très bons morceaux, mais quand ils commencent à les traîner en longueur, cela devient assez barbant (“In The City” en est un exemple parfait). Heureusement, les hits vont sauver la face, “Golden Touch”, “Before I Fall To Pieces” et “America” en tête. Les titres du dernier album sont quant à eux assez mitigés, oscillant entre excellents (“Wire To Wire”, “Tabloid Lover” qui donnera très bien en live, contre toute attente), bons (“North London Trash” pendant lequel il a dévoré son micro) ou tout simplement sans intérêt (“Blood For Wild Blood”). C’est le toujours aussi imparable “Somewhere Else” qui terminera le set principal après… 50 minutes. Encore moins longtemps que Kaiser Chiefs!


Heureusement, les rappels seront à la hauteur, entamés avec une magistrale version acoustique de “60 Thompson” (qui passe tout à fait inaperçu sur l’album mais qui est un véritable petit bijou en concert) suivi de “Hostage Of Love”, le nouveau single et du plus faiblard “Burberry Blue Eyes” (non mentionné sur la set-list). Visiblement désireux de prolonger le plaisir, ils joueront encore le poppy “Who Needs Love?” et un morceau plus ancien (“Vice”), qui clôturera une soirée gentille, mais sans grand coup d’éclat. A l’image de leur troisième album, en quelque sorte…

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Photos © 2009 Olivier Bourgi

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