The Veils en petite forme à l’AB

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Lundi 11 mai, journée de relâche aux Nuits Botanique mais sans pour autant frustrer les amateurs de concerts vu que The Veils faisaient justement escale à l’Ancienne Belgique ce soir-là, avec un troisième album sous le bras, “Sun Gangs”.

Comme à l’accoutumée, la première partie a débuté avant 20h devant un parterre de spectateurs assez réduit. C’est Richard Swift qui avait la tâche d’ouvrir la soirée, accompagné de son groupe. Cet américain bedonnant à la coiffure bouclée abondante (genre Jackson 5) a déjà pas mal de bouteille puisqu’il enregistre sous divers pseudos depuis le début des années 2000. C’est toutefois sa rencontre avec Jeff Tweedy, le leader de Wilco, qui a été le détonateur de son épanouissement. Son dernier album, “The Atlantic Ocean”, est sorti récemment et il va entamer au mois de juin une tournée aux Etats-Unis avec The Fray.

Il est accompagné de musiciens au physique relativement ingrat (entre psychopathes échappés de leur institution et orchestre du Muppet Show), qui attirent bien malgré eux l’attention des spectateurs (et pas uniquement pour le maniement de leurs instruments). Musicalement, ils sont fortement influencés par les 70’s, mais au sens un peu ringard du terme. Ainsi, on pense aux Rubettes, à Middle Of The Road ou à Mud par moments. Ca et là, une petite touche de Supertramp, des Bee Gees (lorsque le chanteur monte dans les aigus), The Magic Numbers (lorsqu’il chante normalement) voire de Ray Charles (le piano). Bref, tout s’entrechoque un peu et au final, on ne voit plus très bien où ils veulent en venir…

Entre-temps, la salle (en configuration Box) s’est bien remplie et manifestement, The Veils sont attendus de pied ferme par des fans qui ont selon toute vraisemblance découvert le groupe avec leur fantastique premier album, “The Runaway Found”, sorti en 2004. Leur nouvel album, “Sun Gangs”, met en avant, outre des mélodies travaillées, la voix tellement caractéristique de Finn Andrews, tête pensante et âme du groupe.


Pourtant, le début du concert sera atroce. Le son est complètement pourri et la voix de Finn Andrews (coiffé de son inamovible chapeau) est étouffée par une batterie réglée beaucoup trop fort. On en comprendra la raison principale lorsqu’il saluera le public au terme de “Three Sisters”, le morceau d’intro. Il souffre de la gorge et sa voix est un peu cassée. D’ailleurs, on remarque qu’il doit beaucoup forcer pendant les chansons. Et ce n’est ni un thé ni de fréquents shots de tequila qui amélioreront son état. Que du contraire, même…

En effet, il s’embarquera régulièrement dans des explications ou des dires qui n’avaient ni queue ni tête et qui, à la limite, à part faire durer le concert, n’apportaient rien au point d’en devenir énervant. Cela dit, une fois la balance réglée, on a enfin pu apprécier la qualité des compositions du fils de Barry Andrews, le claviériste de XTC. Assez bizarrement, ils se sont cantonnés de jouer des titres extraits des deux derniers albums, dont la quasi intégralité du nouveau. Parmi ceux-ci, les plus accrocheurs sont “The Letter”, “Sit Down By The Fire” et “It Hits Deep”. On a aussi pu redécouvrir des extraits de “Nux Vomica”, un deuxième album passé un peu inaperçu en 2006. Pourtant, “Advice For Young Mothers To Be” et “Calliope!” sont de fichus bons morceaux. Cela n’empêchera toutefois pas le chanteur de se détruire complètement la voix avec les intenses “Jesus For The Jugular” et “Not Yet” avant de clôturer sur “Larkspur”, un (très) long morceau saccadé pas trop accrocheur.


Les rappels débuteront en full band avec “Scarecrow” et “Nux Vomica”, pour respecter le trip des deux derniers albums. Par après, il s’est retrouvé seul avec sa guitare acoustique pour un moment privilégié avec le public. C’est à ce moment-là qu’il a particulièrement été lourd avec ses tirades, heureusement entrecoupées du magnifique “Lavinia” et du non moins réussi “The Tide That Left And Never Came Back”, seuls rescapés de “The Runaway Found”. Il a ensuite annoncé “The Wild Son”, avant de finalement se raviser et de partir vers la plage titulaire du petit dernier, “Sun Gangs”. Un final calme pour clôturer un concert sans réel coup d’éclat. On attendait en effet un peu plus de leur part…

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The Veils
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Richard Swift

Photos © 2009 Olivier Bourgi

Une pensée sur “The Veils en petite forme à l’AB

  • mai 15, 2009 à 11:10
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    Pour une (rare) fois, je ne suis pas tout à fait d’accord avec Wouty…
    Effectivement, un peu trop de discours entre les morceaux, mais j’ai trouvé quand même pas mal de bons moments dans le set. Et, même avec une voix à moitié cassée, ce type reste vocalement bien au dessus de la mèlée…

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