ATHLETE retrouve le podium au Botanique

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Malgré un quatrième album (« Black Swan ») sorti de manière confidentielle par ici, Athlete ne néglige pas le public belge. Deux ans après une pauvre prestation au Depot de Louvain, c’est à l’Orangerie du Botanique que, ce 19 octobre, Joel Pott et ses acolytes faisaient cette fois escale. Autant vous dire que l’on n’attendait pas grand-chose de ce concert, d’autant plus qu’aucune première partie n’était prévue. Et, comme cela arrive fréquemment dans ce genre de situation, on a été agréablement surpris. D’abord par ce nouvel album qui se révèle bien plus consistant que son prédécesseur (« 
Beyond The Neighbourhood
« 
) et ensuite par une conviction sur scène qui avait été partiellement absente en 2007.

C’est avec « Superhuman Touch », le single actuel que la machine va se mettre en marche. Un début facile, certes, mais qui mettra le groupe en confiance et surtout les spectateurs en condition. Joel Pott a toujours l’air autant meurtri par la vie, mais sa voix pardonne aisément cet état de fait. A ses côtés, le massif bassiste Carey Willetts, le toujours aussi fêtard batteur Stephen Roberts et le bidouilleur professionnel Tim Wanstall. Ils enchaînent directement avec « You Got The Style », le titre bourré d’effets sonores qui les a fait connaître en 2002. Et visiblement, cela fait plaisir au public de retrouver les extraits du premier album qui avaient tant manqués à Louvain, surtout qu’ils ne vont pas se gêner ce soir (« Shake Those Windows », « El Salvador », « Westside »,…).


La set-list est bien équilibrée et ratisse judicieusement toute la carrière du quatuor. Outre les excellents « Half Light » et « Tourist », on retrouve le troublant « Black Swan Song », morceau écrit par le chanteur pour son grand-père décédé, le major John Pott. En tout cas, l’émotion est palpable…

Puis, un incident aussi rare qu’inattendu va se produire. Pendant l’interprétation de « One Million », une panne de courant viendra priver le groupe de ses amplis et de ses micros. Pendant que les roadies s’affairent, Joel Pott n’hésite pas une seconde, il attrape sa guitare acoustique et demande le silence absolu pour une magnifique version sans amplification de « Beautiful », pendant laquelle il a vraiment assuré. Le courant revient une première fois, mais pour quelques instants seulement. Le chanteur va alors proposer au public de faire un break et d’aller boire une bière, mais devant l’insistance de celui-ci, il va se lancer dans un deuxième titre acoustique, « Love Come Rescue », avec tout autant de sensibilité.


Finalement, après trois essais, le groupe va arriver au bout de ce fameux « One Million » qui flirte sur la fin avec de la dance en live efficace, un peu à l’image de la version de « Four To The Floor » que Starsailor a interprétée à l’AB voici quelques semaines. Malheureusement, cette cassure non intentionnelle va un peu faire redescendre l’intensité de la soirée, malgré deux très bonnes versions de « Twenty Four Hours » et de « The Outsiders » (le seul rescapé, avec « Hurricane », de l’album précédent). « The Getaway », sans doute un futur single, terminera le set principal, avec beaucoup de conviction.

Visiblement ému de l’accueil réservé par le public, le groupe va jouer complètement libéré deux de ses meilleurs titres de la soirée lors du rappel. « Light The Way » tout d’abord, qui malgré sa longueur, fait partie des meilleurs moments du nouvel album. Puis l’incontournable « Wires », sans doute une des plus belles compositions de ces dernières années, interprétée dans une version poignante qui nous donnera des frissons…

Contre toute attente, Athlete aura donc donné un concert bien plus convaincant qu’il y a deux ans. Quant au batteur, à peine le concert terminé, il était déjà en train de discuter avec les fans, une bière à la main. Il y a des choses qui ne changent pas…

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Photos © 2009 Olivier Bourgi

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