Le calme de THE LEISURE SOCIETY

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En cette soirée d’Halloween, il aurait été beaucoup plus indiqué d’assister au concert des corbeaux de The Horrors qui étaient prévus à l’Orangerie du Botanique. Mais vu qu’ils ont préféré répondre aux sirènes de Muse pour assurer leur première partie, nous sommes contraints d’attendre le 16 février 2010 pour les voir à l’œuvre (au Cirque Royal cette fois). Toujours avides de découvertes, nous avons dès lors opté pour le groupe qui jouait à la Rotonde, The Leisure Society. Ce collectif emmené par Nick Hemming (et excellemment secondé par le producteur Christian Hardy), vient de sortir un premier album tout délicat,
The Sleeper
. Et c’est au Botanique que se clôturait leur tournée, devant une assistance très disciplinée à défaut d’être nombreuse. Pas de première partie au programme, les sept musiciens sont donc montés sur scène très rapidement. Aux côtés des deux leaders, un batteur, un bassiste, un violoniste, un violoncelliste et une multi instrumentiste qui alternera xylophone enfantin, flûte traversière et instruments bizarres.


On a beau être le soir d’Halloween, c’est une chanson à l’ambiance de Noël qui va débuter le set: “The Darkest Place I Know”. Nick Hemming joue d’une mini guitare qui va se retrouver dans trois paires de mains tout au long du set, alors que Christian Hardy (qui s’est dessiné des moustaches de chat sur le visage) est positionné devant son clavier, assis sur une chaise de bar. C’est en tout cas celui qui est le plus à l’aise sur scène et qui assurera la plupart des interventions entre les morceaux (surtout que Nick Hemming prendra un temps fou à accorder ses instruments). C’est ainsi qu’il a commencé à délirer sur les origines de la salle, sur le fait que la boule à facettes pendue au plafond était en fait l’œil de Dieu,… Bref, malgré des titres mélancoliques et une ambiance dépressive, ils ont le sens de l’humour.

Durant une bonne heure, nous avons eu tout le loisir de se laisser emporter par les compositions lyriques du groupe, qui a interprété la majorité des plages de son album, dont quelques joyaux à classer entre Arcade Fire et Beirut (le bien nommé “The Sleeper”, “A Short Weekend Begins With Longing” à l’orchestration classique parfaite, l’excellent “We Were Wasted”).

Au programme également “The Last Of The Melting Snow”, le titre qui leur a valu une nomination aux prestigieux Ivor Novello Awards (qui récompense l’écriture et la composition), une chanson triste mais joyeuse en même temps, qui donne désormais magnifiquement bien en live. On aura également droit à des morceaux plus anciens, dont un extrait de la musique du film “Dead Man’s Shoes”, “Monkey Hair Hide”, composé par Nick Hemming, ainsi qu’une surprenante cover du “Cars” de Gary Numan, impossible à reconnaître si les paroles avaient été absentes. A noter que le groupe joue sans aucune set-list.

Ils reviendront sur scène pour deux ultimes morceaux, une excellente reprise du “Something” des Beatles, qu’ils ont enregistrée voici quelques semaines pour le magazine Mojo, ainsi qu’une dernière chanson que l’on décrira comme un mélange entre Walt Disney et les gilles de Binche. Une fin surprenante pour un concert qui est devenu captivant au fil des minutes, balayant d’un revers de la main le côté écorché doux qui se dégage de l’album.

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The Leisure Society

Photos © 2009 Olivier Bourgi

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