WAVE MACHINES : Ritournelle quand tu nous tiens !

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Petite salle que celle du Witloof bar, pour accueillir ce 26 janvier un groupe venu de Liverpool. Pas vraiment remplie jusqu’à plus soif non plus, cette petite salle, mais chacun présent était bien conscient que bientôt il pourra dire : Wave Machines au Bota ? J’y étais ! Ces quatre musiciens nous servent une musique sans autre prétention que celle de bien sonner dans nos oreilles et plaire à nos neurones dès la première écoute. Et pourtant, voilà un genre bien difficile à pratiquer surtout si on ne veut pas tomber dans la niaiserie.

Solide d’un seul CD, « Wave if you’rereally There » sorti dans le courant 2009, ils présenteront un set bien ficelé où les morceaux gentils s’accordaient bien avec les autres morceaux, les presque gentils. Peut-être malgré tout moins abordable en live qu’en version studio, leurs chansons pop font mouche même si le son, inutilement fort dans ce petit espace voûté, assommait parfois l’auditoire.


En tout cas, les 4 de Liverpool, les 4 autres, s’approprient sans problème la définition de l’humoriste Raymond Devos : une ritournelle, c’est un air qui entre par une oreille et qui n’en sort jamais ! Et juré, les refrains de Wave Machines n’en sortent jamais !

En commençant avec « You say the stupidest things », les cartes sont posées face visible sur la table. Légèreté, humour, chant posé sur les hauteurs, petites variations simples des claviers, ou mieux connivences entre les parties d’instruments ! Voilà les atouts de ces musiciens multi-instrumentistes. Le deuxième morceau, à la rythmique plus carrée pourtant, ne fera qu’augmenter cette impression. « Carry me back to my home » joué fort en puissance jeta un léger trouble malgré tout sur le côté easy-listening de la formation.
C’était sans compter sur « I go I go I go ». Presque tout droit sorti des années 80, ce morceau est un vrai diamant brillant sous les rayons de soleil d’un été radieux. Une rythmique ritournelle sans faille que le public accompagne autant par le sourire que par de petits fourmillements dans les pieds. Les sonorités synthé de « The line » transformèrent ces derniers en petits sautillements.


Que dire de « Wave if you’re really there » et « Keep the lights on », ou encore « Punk Spirit » terminant le set en fanfare juste après un plus lancinant « Dead Houses ». Tous ces morceaux sont déjà entendus. Ils ont été sûrement déjà joués il y a 5, 10 ou même 20 ans. Un petit bruit, le claquement d’une boîte à rythmes, un accord de clavier, une appogiature, … tout est déjà entendu. Mais personne n’avait réussi à mettre tout cela aussi bien ensemble.

Réinventant un style musical simple autant qu’usité, Wave Machines vient avec ses sourires et sa joie de vivre nous donner l’envie d’être la musique, de faire corps avec elle, de lui ouvrir une oreille et tant pis si … « You stay so I go I go I go … » dans la voiture en rentrant du concert. « You stay so I go I go … » dans la cuisine pour un dernier verre d’eau, « I go I go I go » la tête sur l’oreiller, « I go I go » sous ma douche, en relevant mon courrier, dans les bouchons du matin, dans la file au mess, dans mes dents pendant la réunion du manager, devant la caissière du Delhaize, … Quatre jours que cela dure ! Même ma voisine, la chantonne dans les escaliers de l’immeuble maintenant! Ritournelle quand tu nous tiens.

Set list :

  • You say the stupidest things
  • The greastest escape we are made
  • Carry me back to my home
  • I go I go I go
  • The line
  • Wave if you’re really there
  • Keep the lights on
  • Dead houses
  • Punk spirit
  • Water dries on her back

Les autres photos de
Wave Machines

Photos © 2010 Simon Degossely

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