YODELICE : un petit air de voyage en Amérique

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Avec un premier album sous le bras, Maxime Nucci, alias Yodelice nous accueillait ce 25 mars dans l’AB en configuration club, bien entendu coiffé de son chapeau à la plume et maquillé de sa larme à l’oeil. Le concert débute dans le noir, un éclairage intermittent en contre-jour découvre de temps à autre la silhouette des 4 musiciens présents sur scène en support de Maxime, le seul à vraiment être mis en valeur par les lumières. Très vite, le ton est donné : les compos commencent calmement, mais tôt ou tard, la machine s’emballe et le son devient lourd et entêtant tantôt grâce aux guitares, tantôt grâce aux percussions, tantôt grâce au violoncelle. Même les titres down tempo du jeune Français ont droit à ce
traitement.  A l’occasion, Maxime va même se sampler pour pouvoir participer musicalement à la montée en puissance, armé de divers instruments.

Bien que le réglage du son du violoncelle soit par moments incertain, le groupe présent sur scène offre un set d’excellente qualité, accueilli chaleureusement par un public assez calme. Les rares communications entre Maxime et ce dernier sont cependant fort appréciées.

Durant tout le concert, la large palette musicale de Yodelice est passée en revue, on a l’impression qu’il nous emmène visiter les États-Unis, tant les ambiances posées nous emmènent du jazz de New Orleans (superbe moment lorsque Simone, la claviériste s’avance au micro principal) au rock garage du nord, en passant par le Texas et le Nouveau-Mexique tout en s’aventurant hors du nouveau monde à l’occasion. Quelques solos de guitare ponctuent un passage bluesy particulièrement crasse. C’est étonnant de voir comme ce garçon déménage, mais très agréable.

Les cinq musiciens présents sur scène arboreront un franc sourire durant toute la durée du concert, soit à peine 1h20, rappel de 10 minutes compris. Un peu court, mais il vaut mieux un petit goût de trop peu que l’inverse.

Il serait dommage de limiter Yodelice à “Sunday With A Flu”, ici aussi interprétée de façon magistrale, la palette du gaillard est trop large pour se résumer à ça. Ironie de l’actualité, c’est précisément le jour où il interprète ce titre en Belgique que la pandémie de grippe H1N1 y est officiellement déclarée terminée.

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