THE PINEAPPLE THIEF : un grand de plus à l’affiche du 66 !

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On les attendait depuis longtemps, les Anglais de Pineapple Thief. Dans le Livre d’Or de Francis Géron, il manquait encore quelques grands noms de la scène progressive actuelle. Pour le groupe de Bruce Soord, ce fut chose faite ce jeudi 28 octobre à Verviers. Quelle aubaine de pouvoir écouter sur scène un des petits protégés du grand Steven Wilson ! S’ils avaient déjà à plusieurs reprises offert une prestation scénique en Hollande ou en Allemagne, c’était bien la première fois que The Pineapple Thief venait nous offrir l’occasion de les apprécier sur les planches !

Le groupe de Bruce Soord fait office d’exemple pour les groupes qui ont choisi de sortir des sentiers battus afin de nous distiller une autre interprétation de ce qui pourrait être catalogué comme musique progressive. Ici, les quatre musiciens nous proposent sur CD des compositions fouillées où on retrouve des accents d’Ambient ou d’Art-Rock, une musique proche d’un Porcupine Tree et surtout d’un No Man. D’ailleurs, Steven Wilson les a pris au sein de son écurie, de son Label Kscope.

Sur scène, c’est une autre facette du groupe que l’on va pouvoir écouter ! En effet, c’est à une prestation musicale déjantée, proche du Grunge des Pearl Jam ou Nirvana, à laquelle nous allons assister ! Bruce Soord agresse sa six cordes, le son qui en sort est chargé en distorsions et effets Larsen. Son chant est envoûté et envoûtant. Il me fait penser par moment à Kurt Cobain ou à Neil Young (époque du “Live Rust”).

La cohésion entre les quatre musiciens est bien présente. Jon Sykes et Keith Harrison assurent avec efficacité le rythme de chaque composition. Steve Kitch, quant à lui, me paraît plus effacé que sur CD. Il est vrai que Bruce est le maître des lieux et cela se ressent très fort ! Le son puissant qui pourrait en dérouter plus d’un, incite le public à bouger. Je constate que les convives dans l’assistance ont manifestement l’habitude de cette métamorphose.

Un set plus acoustique fera office de bouffée d’oxygène et ce, afin que chacun puisse reprendre son souffle avant l’assaut final. Toutes les compositions phares du groupe seront passées en revue. La part belle sera donnée aux albums Little Man et Someone Here is Missing. Le groupe nous gratifiera également de versions live du fabuleux Variations On A Dream. Les anglais nous offriront un seul rappel.

Au final, ce concert nous aura permis de voir les deux visages d’un groupe devenu emblématique au sein de la déjà vaste scène progessive. Deux visages surtout pour le leader et compositeur du groupe. Bruce Soord avouera lui-même, lors de l’incontournable séance de dédicace, qu’il est un autre homme sur scène.
Une fois de plus, une soirée qu’il ne fallait pas manquer à Verviers.

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