BLACKFIELD déchire littéralement le Trix d’Anvers

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Pour ce premier voyage au Trix d’Anvers, c’est donc Blackfield qui constituera en quelque sorte pour moi le baptême du feu dans cette salle dont on me parle si souvent. D’ailleurs, on ne peut que constater la qualité de la programmation qui y est présentée dans de nombreux courants musicaux. Bientôt Riverside ! En première partie, c’est le groupe North Atlantic Oscillation qui ouvre les hostilités. Celui-ci nous offrira une bonne demi-heure d’une musique oscillant, c’est le cas de le dire, entre un rock bien trempé et des sonorités électroniques. Une prestation honorable où l’on pourra entendre le morceau “Hours” qui connaît un certain succès en radio et sur le net. Viendront ensuite l’équipe technique, qui telle une armée de fourmis, préparera la scène pour la suite des opérations en moins de 20 minutes.

Oui, je sais, vous êtes en train de vous dire “mais qu’en est-ce qu’il va enfin nous parler de Blackfield ?”. Il est vrai que le dernier opus en date, chroniqué par votre serviteur, caracole en tête du Dynatop depuis plusieurs semaines ! Alors sans plus attendre, entrons dans le vif du sujet. Les musiciens arrivent donc sur scène, Steven Wilson en tenue plus que décontractée puisque celui-ci simplement habillé d’un jean et d’un tee-shirt, se présente à nous pieds nus ! De son côté, Aviv Geffen arbore une tenue assez excentrique composée de chaussures brillantes et d’une veste munie de lampes rouges tel un sapin de Noël ! Les deux mentors sont accompagnés par trois autres musiciens qui assureront la basse, la batterie et les claviers.

Le show démarre rapidement avec un premier bloc de compositions reprenant trois chansons du nouvel opus et le fameux “Blackfield” du premier. Le constat est clair, plus rien à voir avec la tournée organisée au départ de la carrière du groupe où lors de leur passage au Spirit de Verviers, nous avions dû nous rendre à l’évidence que les musiciens étaient largement passés à côté de leur sujet. À l’époque, la prestation manquait cruellement de préparation. Ici, tout est bien en place. La balance et les prises de son sont excellentes. On reconnaît bien là le professionnalisme de Steven Wilson. La restitution en “Live” des compositions est parfaite, la justesse des voix des deux chanteurs y est d’ailleurs pour beaucoup. Du point de vue musical, l’ensemble des musiciens nous offre un savant mélange de passages musclés proche d’un Porcupine Tree et, des passages plus mélodiques où l’on pourra apprécier à sa juste valeur le travail au niveau des guitares et des claviers. À la fin de “Go to hell”, Steven profitera d’un bref répit pour saluer la foule. S’ensuit un second bloc de chansons où l’on pourra apprécier les belles interprétations de “Päin” et de “Waving”. La version live de “DNA” sera quant à elle littéralement magistrale.

Vient alors un premier grand moment avec une magnifique interprétation du sublime “Hello”. Dès ce moment, il n’y a plus de doute possible, Blackfield peut compter sur le fait que toute la foule présente lui est entièrement acquise. Le groupe enchaîne par la suite avec “Once”, “Hole in me”, “1000 peuple” et “Miss u”. Un passage qui fera la part belle aux deux premiers CD.

Retour vers le dernier opus en date avec “Zygota” toujours aussi bien restitué. “Epidemic” nous permettra de reprendre notre souffle avant un second grand moment que constituera la titanesque interprétation de “Oxygen” et où tout le public perdra littéralement pied ! “Where is my love ?” sera d’ailleurs le bienvenu afin de nous insuffler une réelle bouffée d’oxygène, veuillez m’excuser au passage pour ce jeu de mots. “Dissolving” clôturera quant à lui le show avant le ou les rappels.

Bien sûr, le public qui a déjà pris une dose considérable d’énergie ne souhaitera pas en rester là et le fera savoir aux musiciens, qui reviendront rapidement sur scène. Steven Wilson remerciera chaleureusement la foule avant d’entamer le dernier assaut de décibels de la soirée avec respectivement “Far away” qui nous prendra aux tripes, “End of the world” et “Cloudy now”. Au final, 21 morceaux en une heure trois quarts d’une intensité phénoménale ! Un show où l’on retiendra l’excellent travail au niveau des harmonies vocales, les voix de Steven et d’Aviv se complémentant avec goût. Notons que le bassiste et le claviériste viendront ajouter leur voix pour renforcer les choeurs. N’oublions pas le jeune batteur qui nous aura offert une prestation alliant justesse et puissance. Que de chemin parcouru depuis 2004 !

Mais revenons à nos deux mentors qui auront assuré un concert de haut vol. D’un côté, Aviv a brillamment réussi tout ce qu’il a entrepris et ce aussi bien à la guitare acoustique, à la guitare électrique et au piano. De l’autre, un Steven Wilson qui a illuminé la scène grâce à un jeu de guitare où il a su jongler entre des passages assez heavy et des solos qui pourraient facilement le rapprocher du grand Gilmour. Ajoutons qu’un bon nombre d’orchestration classique présente sur disque ont été transposées pour la 6 cordes. Enfin, on ne peut passer sur le fait que même au coeur de la puissance et du mur de son dégagé, on pouvait à tout moment déceler de la mélodie et de l’émotion. Une réussite certainement due au pouvoir d’écriture de l’Israélien et au pouvoir des arrangements musicaux de l’Anglais. Le choix judicieux de la set-list pèse également lourd dans la balance. Dernière chose à mettre en évidence, c’est les larges sourires et la bonne humeur qu’ont arboré tout au long de la soirée nos deux mentors.

Un show “coup de poing” où pour chaque composition, on s’en est pris plein la figure. Voilà, pour ceux qui n’auraient pas encore compris qu’il fallait être là ce 28 avril à Anvers, je ne sais pas ce qu’il faut faire de plus ? En ce qui me concerne, je suis rentré sur Liège les yeux, les oreilles et la tête pleine d’étoiles !

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