Lucy Lucy! : la berceuse folk-rock des Nuits Bota

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Les agendas titraient : pour la troisième année consécutive, les Nuits Bota accueillent Lucy Lucy!. Et si c’était plutôt Lucy Lucy! qui s’y imposait en valeur sûre ? Coincés 45 minutes entre Dry the river et Villagers, les 5 garçons dans le vent ont bien capté l’énoncé et ont réussi haut la main l’exercice en enchaînant les morceaux sans temps morts afin de combler le jeune public venu les soutenir. Formule compacte et efficace, sous un chapiteau au son toujours aussi – difficile – pour le dire gentiment.

Cinq sur scène donc, avec, sur la photo de classe, à l’arrière, Fabio Zamagni, le batteur, qui a mis sa chemise pour l’occasion, et de gauche à droite, Jeremy Mulders : jeans, polo, Aurélio Mattern : jeans, t-shirt marin, François De Moffarts : jeans, pull à capuche et Thomas Lescart : jeans et t-shirt kaki sans manches. Ah pardon, peut-être aurait-il fallu citer les compétences musicales respectives : et bien ils chantent (tous) jouent de la guitare (tous aussi), de la basse (presque tous) et s’en sortent (quasi tous) au clavier. Seule la batterie n’a fait l’objet d’aucun partage.

Après une installation record des instruments et les réglages d’usage, Lucy Lucy! démarre avec « Blind as bat », « Amelie » et « Pedestrian », soit les trois premiers morceaux de leur album… dans l’ordre. Petite frayeur. La set list bifurque heureusement au quatrième morceau…

Alignés à l’avant-plan pour un démarrage guitare au poing et un chant à 4 voix, ils nous plongent en quelques morceaux dans cet univers rock-folk vintage dont ils maîtrisent les ficelles.

Avec la pêche qui les caractérise, ils égrènent leurs morceaux, fredonnés par les fidèles de la première heure, fonctionnent en circuit court avec le public et nous montrent ce soir qu’ils sont avant tout musiciens… à se demander au final si les chansons ne constituent pas un délicieux prétexte tant les sourires en disent long lorsqu’ils consacrent leur énergie à l’instrument.

Citons, au passage, un « Old BB » country en souvenir de leur premier groupe, The Vagabonds, et un fabuleux « Keep the ring », où batterie et guitares se donnent le change avec, en apothéose, la recette éprouvée – mais toujours magique – de l’arrêt son et lumière complet, le temps d’une inspiration, avant de reprendre de plus belle…

Lucy Lucy! ne choisit pas la facilité en terminant par « Deepest coma », véritable défi vocal, avant de se faire (nous faire ?) à nouveau plaisir en se laissant porter par le gratter de cordes. La dépose des guitares s’annonce pénible…

La chute est abrupte. À peine la dernière note a-t-elle cessé de résonner que …c’est fini !

Les Nuits Bota peuvent être fières de leurs jeunes pousses locales ! À l’année prochaine en tête d’affiche ?

[Set list : Philicordia – Blind as a bat – Amelie – Pedestrian – Bloody song – Old BB – Rodeo Pacman – Camping car – Clock – Lonely Bee – Keep the Ring – I can give it – Deepest coma]

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