Alice Cooper à l’AB, magistral !

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J’ai vu Alice Cooper pour la première fois lors de la tournée “Thrash” en 1989, et depuis j’ai rarement manqué une occasion de le revoir lorsque cela se présentait. Et je dois dire que le concert de ce mercredi 2 novembre à l’Ancienne Belgique est peut-être le meilleur que j’ai pu voir. On ne s’éternisera pas trop sur la première partie assurée par The Treatment, groupe très jeune réunissant tous les clichés rock’n roll des années ’80. Pas mauvais, mais rien de fracassant.

C’est à 21h que les choses sérieuses démarrent sur “Black Widow”, extrait de “Welcome to My Nightmare”. D’habitude ce titre venait plutôt en milieu de concert et laissait place au solo de batterie. Mais ici, puisqu’il s’agit de célébrer la suite de cet opus grandiose, on y a droit d’entrée. S’ensuivirent “Brutal Planet”, “I’m Eighteen” et ce n’était qu’un début.

On soulignera l’incroyable line-up de cette tournée avec les guitares assurées par la charmante Orianthi (qui a joué avec Michael Jackson), par Steve Hunter (qui a enregistré cinq albums avec le maître, dont “Billion Dollar babies” et “Welcome To My Nightmare”), et enfin par Tommy Henriksen (Lady Gaga, Daughtry et bien d’autres). À la basse, Chuck Garric est toujours là après des années de service. Et à la batterie, Glen Sobel dont le palmarès est tout aussi impressionnant.

Côté show, c’était plus sobre cette fois-ci, moins d’hémoglobine, mais un mannequin de trois mètres à l’effigie d’Alice, un peu à l’instar d’Eddie avec Iron Maiden, la guillotine, comme toujours, et quelques autres artifices connus des fans.

“Muscle Of Love” (1974) fut également à l’honneur, un titre rarement interprété auparavant, mais la première vraie surprise en ce qui me concerne fut l’interprétation de “Halo Of Flies”, disparu depuis des lustres du répertoire, et issu d’une période plus psychédélique, l’album “Killer” en 1972. Excellent titre, et du nouveau à se mettre sous la dent en quelque sorte.

“Under My Wheels”, autre classique du même album, figurait au programme également, ainsi que “Billion Dollar Babies”, “No More Mr Nice Guy”, ou encore “Is It My Body”.

En termes de chansons récentes, on soulignera le single “I’ll Bite Your Face Off”, extrait du nouvel album, où Alice arborait une veste avec écrit New Song sur son dos, bien vu. Sinon, “Wicked Young Man”, également extrait de l’album “Brutal Planet” (2000). À part ça, aucun extrait de “Along Came A Spider”, “Dirty Diamonds” et autres.

Parmi les classiques, l’indécrottable “Poison” ou encore “Feed My Frankenstein”. J’ai beaucoup aimé entendre “Hey Stoopid” également, et je ne me rappelle pas l’avoir déjà entendu sur scène.
La ballade “Only Women Bleed” constitue un des points d’orgue des concerts d’Alice Cooper.

Deuxième surprise de taille, l’interprétation de “Clones (We’re All)”, single extrait de “Flush The Fashion”, qui est à mon sens un de ses pires albums. Mais cette chanson vaut le détour, de même que le jeu scénique du band.

“School’s Out”… bien évidemment, mais avec encore une surprise ; l’insertion de “Another Brick In The Wall” vers le milieu, avant de repartir sur le refrain que toute l’AB a chanté en choeur.

J’ai aussi particulièrement apprécié le fait qu’il n’y avait pas de meldey/best of dans la setlist. Pour terminer, “Elected” et Alice Cooper arborant le drapeau belge ainsi que le t-shirt des diables rouges, sympathique clin d’oeil.

Nouveau sold out à l’AB après la tournée “Dragontown” il y a environ dix ans. Rien à dire, ce show fut magistral. Et à 63 ans, la légende est bien vivante, en meilleure forme que jamais. Vous avez raté quelque chose si vous n’y étiez pas.

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