PAIN OF SALVATION nous offre une grande leçon de puissance et de maîtrisse !

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Oui, car c’est cela que nous aura offert la bande à Gildenlöw pour son passage à Verviers, dans le cadre de la tournée de promotion de son dernier album “Road Salt Two”. Figure emblématique du monde du métal-progressif, Daniel Gildenlöw se sera forgé au fil de sa carrière, une identité hors du commun, et ce, grâce à une discographie des plus surprenantes, mais aussi par des performances scéniques gonflées à l’hélium. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, parlons un peu du jeune groupe Cryptex qui va donc ouvrir le bal pour les Suédois. En l’occurrence, un trio composé d’un claviériste-chanteur, d’un guitariste et d’un batteur. Utilisant de nombreux autres instruments tels que le xylophone, la guitare acoustique ou les percussions, nos trois lascars vont chauffer la salle de bien belle manière avec un bon rock-progressif teinté seventies. D’ailleurs le chanteur, et supposé leader, aura tout fait pour mettre l’ambiance, une première partie de qualité. Groupe à suivre !

Démontage de l’avant scène, et ce, afin de faire apparaître un impressionnant nombre d’amplis qui présage bien sûr de la puissance qui sera développée par la suite. Chemin faisant et l’accordage des guitares et de la basse terminé, les Suédois débarquent sur scène devant une assemblée des grands jours. Salle presque comble pour une montée certaine en tension avec, dès les premières notes jouées, une véritable déferlante métallique qui prendra immédiatement le public présent à la gorge ! En effet, avec en front d’attaque deux guitares, une basse et une batterie à double grosse caisse, les spectateurs du Spirit s’offrent une démonstration de puissances digne des concerts de Slayer, Mettalica ou Megadeth. Les fumigènes, flashs et stroboscopes, ne feront d’ailleurs qu’amplifier notre douleur ! Seul le claviériste, en retrait, distillera ses notes de synthés afin d’apaiser la brutalité sur scène. Concernant le line-up, rappelons-nous les nombreux changements de personnel dont le départ du frère du mentor, Kristoffer Gildenlöw. Pour l’heure, Daniel est toujours le maître de cérémonie, Léo Margarit, Français d’origine, martèle les fûts, Daniel Karlsson maîtrise les claviers, Léo Hielm tient la basse et Ragnar Zolberg jouera les seconds couteaux pour les guitares. D’emblée ce qui marque les esprits, c’est cette métamorphose qui s’opère sur scène par rapport à la plupart des réalisations discographiques et qui n’est pas sans rappeler celle de Pineapple Thief. Si l’ensemble joué ce soir s’apparente à du power-métal sulfureux, des passages plus atmosphériques et acoustiques nous permettront de respirer.

Concernant la set-list, la part belle sera faite au dernier opus “Road Salt Two” avec plusieurs compositions jouées telles que “Softly She Cries”, “1979”, “The Deeper Cut” ou “Through The Distance”. Sinon et comme lors de leur passage en 2005, le groupe nous offrira des versions “Live” tirées des autres albums avec entre autres, des extraits des fabuleux “The Perfect Element part 1” et “Remedy Lane”. Enfin, le concept album “BE” aura lui aussi son relooking de scène. En quelque sorte, un concert “Best of ” où le public présent prendra en pleine figure une grande claque de jouvence ! Pour ce qui de la performance des musiciens, je n’aurai aucun reproche à faire, car même au coeur du métal en fusion, chacun aura fait preuve d’une grande technique. D’ailleurs malgré toute cette débauche de décibels, la mélodie sera toujours présente ! N’oublions pas non plus les nombreuses harmonies vocales à quatre voire cinq voix qui, comme les nappes de claviers, auront apaisé notre souffrance d’un soir.

Prenons maintenant le temps de revenir au chef de file du combo, le bien nommé Daniel Gildenlöw, qui aura une fois de plus étonné par sa grande dextérité aussi bien à la guitare électrique qu’acoustique. D’autre part, notons aussi sa performance vocale hors normes puisqu’il a su jongler avec presque tous les timbres de voix ! Le contact avec le public est également chez lui une de ses nombreuses qualités. Notons enfin l’état de transe dans lequel il se retrouve rapidement au contact de la scène. À titre de comparaison, Daniel fait partie de ses talentueux musiciens et compositeurs contemporains, ceux de la trempe d’un Bruce Soord ou même du grand Steven Wilson. D’ailleurs, si Blackfield avait déchiré le Trix d’Anvers, Pain Of Salvation a ce soir atomisé le Spirit de Verviers avec un concert subsonique !

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