En attendant le PPM Fest 2012 : l’interview du Boss

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Parlons politique. Depuis qu’il est devenu Ministre des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine, Carlo Di Antonio a été… Euh…, un petit instant, s’il vous plaît ! Oups, en relisant mes notes, je me rends compte que je me suis trompé d’organisateur de festival musical hennuyer. Eh bien, qu’à cela ne tienne ! Puisque nous l’avons sous la main, parlons musique, logement, crise financière, emploi temporaire, relations publiques et amusement avec notre Ministre Wallon de la Fête, du Power, du Prog et du Heavy Metal : l’indéboulonnable Antonio ‘Tony’ Carlino. Music in Belgium : Où en sont les préparatifs du PPM Fest 2012 ? Serez-vous prêts à temps ?

Tony Carlino : Ça avance, ça avance. Oui, c’est sûr, nous serons prêts ! Nous allons tout faire pour cela.

MiB : Un énorme changement cette année : le festival se déroule sur plusieurs jours. Pourquoi ce choix ?

Tony Carlino : Nous nous sommes rendu compte que le public attendait bien plus que de la bonne musique lorsqu’il se rend dans un festival. Et, le fait de passer sur trois jours lui permettra de se plonger, pour le temps d’un week-end, dans une ambiance festive similaire à celle des grands festivals de l’été.


MiB : Comment les festivaliers qui désirent rester sur place pendant les trois jours pourront-ils se loger, se laver et se nourrir ? Quelles sont les infrastructures prévues ?

Tony Carlino : Il y a toujours le camping de la ville (Waux-Hall). Cependant, cette année nous avons mis en place, comme dans les grands festivals précités, la possibilité de louer des ‘Festihuttes’ qui sont, en fait, des chalets en bois, munis de quatre lits et que l’on peut fermer à clé. Toutes les informations concernant ces Festihuttes se trouvent sur notre
site officiel
.

MiB : As-tu une idée du nombre d’entrées lors des deux premiers PPM Fest ? Crois-tu pouvoir battre les records de fréquentation des éditions précédentes ? N’as-tu pas peur que la crise économique qui frappe à peu près tout le monde ait un impact sur le nombre visiteurs ?

Tony Carlino : Il est sûr que le contexte économique ne joue pas en notre faveur. Cependant, je crois que nous avons réussi à concocter une belle programmation, avec beaucoup d’exclusivités, et donc de groupes que l’on ne pourra voir que chez nous. De plus, nous avons aussi un argument de poids par rapport aux autres festivals. Chez nous, vous n’aurez pas à choisir entre tel ou tel groupe. Si vous en avez envie, il vous sera possible de voir la totalité des 32 groupes proposés ! Je croise donc les doigts, car sans la venue en masse du public, il nous sera impossible de réitérer l’événement.

MiB : En 2012, es-tu toujours l’instigateur principal du PPM Fest ou es-tu soutenu par une organisation plus élargie ? Si oui, pourrais-tu nous présenter tes collaborateurs ?

Tony Carlino : Financièrement, je suis toujours le seul. Mais j’ai la chance d’avoir dans mon équipe toute une série de personnes, comme Greg (Federock Events), Rosario (Iguanorock), Bruno (A2), Isaline, Nico, Philippe et aussi des bénévoles qui viennent des quatre coins de Belgique, et même de France, pour mettre sur pied toute cette organisation.

MiB : Puisque tu en parles, tu fais généralement appel à des volontaires pour veiller au bon déroulement du festival. Comme la durée de celui-ci s’est considérablement allongée, je suppose que tu vas devoir élargir ton staff. Es-tu toujours à la recherche de bénévoles courageux ? Si oui, comment peuvent-ils te contacter ?

Tony Carlino : À l’inverse des années précédentes, nous avons décidé de réduire le nombre de bénévoles. Certains n’avaient pas compris qu’être bénévoles, cela ne se résume pas à bénéficier d’une entrée gratuite et de quelques autres avantages. Cependant, les gens dévoués à notre cause sont toujours les bienvenus. Ils peuvent faire leur demande sur cette
page
de notre site.

MiB : Les bénéfices des éditions précédentes sont-ils suffisants pour permettre au festival de ‘tourner de lui-même’ ou es-tu à la recherche de sponsors afin pouvoir assurer son bon fonctionnement ?

Tony Carlino : Jusqu’à aujourd’hui, le PPM Fest ne génère, malheureusement, aucun bénéfice et donc, oui, nous sommes à la recherche de partenaires avec qui grandir et persister. Toutes les propositions de celles et ceux qui désirent nous soutenir sont les bienvenues !

MiB : Tu nous avais avoué, lors de la première édition, que les groupes participants avaient été sélectionnés en fonction de tes coups de cœur personnels. Comment as-tu opéré ta sélection cette année ?

Tony Carlino : J’ai toujours mes coups de cœur. Evidence, Andromeda et Freak Kitchen en sont la preuve. Cependant, le but du festival n’est pas uniquement de proposer des découvertes. Nous avons aussi de grands noms, des incontournables et des exclusivités !

MiB : Quels groupes aurais-tu invités au PPM Fest si tu avais eu plus de moyens ?

Tony Carlino : Rammstein a été contacté et dans les ‘Super Big Bands’ : Iron Maiden, Van Halen et pourquoi pas Metallica

MiB : L’organisation d’un tel évènement n’est pas une chose aisée. As-tu eu des périodes de doute, des moments où tu es prêt à renoncer ? Est-il facile de concilier ce genre d’organisation avec une vie de famille, un travail et, de surcroît, un groupe qui tourne de plus en plus ?

Tony Carlino : Effectivement, chaque jour, je me demande pourquoi je me suis lancé là-dedans. Mais lorsque je vois l’engouement des gens qui m’entourent et qui s’impliquent sans rien attendre de retour, je me dis que cela en vaut sûrement la peine.

MiB : Pourrais-tu nous expliquer comment se déroulent tes journées pendant le festival ? As-tu l’occasion de regarder les prestations des groupes ou bien es-tu constamment occupé ailleurs ?

Tony Carlino : Je vais t’avouer, mais il ne faut pas le répéter (NDR : comptes sur nous !), que j’essaie de m’éclipser pour aller voir chaque groupe. Le problème, c’est qu’après cinq minutes, il y a toujours quelqu’un qui me retrouve pour régler une chose ou l’autre.

MiB : Comment se passent tes relations avec les ‘riverains’ du festival. As-tu eu des plaintes (bruit, nuisances diverses) de la part des ‘voisins’ lors des éditions précédentes ?

Tony Carlino : Aucunes plaintes, ni réactions négatives ! Le commissaire de Mons nous a même félicités, car nous n’avons jamais eu le moindre souci. J’espère que ça durera !

MiB : As-tu un ‘coup de gueule’ personnel que tu aimerais partager avec nous ?

Tony Carlino : Je suis conscient du fait que l’entrée du festival représente un budget non négligeable, mais il est grand temps que les Wallons se bougent et soutiennent ce type d’événements, plutôt que de se plaindre en disant qu’il n’y a jamais rien chez nous ! Et c’est encore plus flagrant lorsque je vois que des gens font le déplacement d’Australie, des USA, de Finlande, du Brésil ou de Corée Du Sud pour assister au PPM Fest !

MiB : Pour la première fois depuis la création du PPM Fest, ton groupe, Max Pie n’est pas à l’affiche. Est-ce que cela ne va pas te manquer de ne pas être sous les feux de la rampe ?

Tony Carlino : Honnêtement non. Ce n’est pas facile de faire les deux. Mais ce n’est pas facile non plus de dire à ses musiciens que nous ne serons pas à l’affiche d’un tel Festival.

MiB : Comme tu le sais probablement, Music In Belgium publie régulièrement des interviews ‘découvertes’ des groupes annoncés à l’affiche du PPM Fest. Pourrais-tu répondre à quelques-unes de nos questions standardisées (adaptées à ton cas personnel) ?

Pour commencer, quels sont les cinq albums qui ont déterminé tes goûts musicaux, et de ce fait peut-être influencé la programmation du PPM Fest ?

Tony Carlino :

  1. Raven : “Live At The Inferno”
  2. DGM : “Different Shapes”
  3. Queensrÿche : “Operation Mindcrime”
  4. Racer X : “Street Lethal”
  5. Queen : “News Of The World”

MiB : Quel est ton meilleur ou ton pire souvenir (au choix) concernant le PPM Fest ?

Tony Carlino : Le meilleur, c’est en 2010, lorsque Scorpions monte sur scène et que, là, je peux enfin dire ‘C’est bon, on l’a fait !’. Le pire c’est aussi en 2010, lorsque le manager de Scorpions m‘annonce, un mois avant le Fest, son intention de casser le contrat.

MiB : Qu’attends-tu de cette troisième édition du PPM Fest ?

Tony Carlino : De trouver, enfin, un équilibre budgétaire qui nous permettra de positionner le Fest sur la durée. De super concerts et une formidable aventure humaine partagée avec toute l’équipe du Fest !

MiB : As-tu déjà des projets pour l’édition 2013 ?

Tony Carlino : Maintenant que le Festival a acquis ses lettres de noblesse, il nous est beaucoup plus facile d’avoir les confirmations des groupes plus tôt. Je ne te cache donc pas que nous avons déjà quelques groupes sur le feu !

MiB : Pour terminer : y a-t-il une question spécifique que tu aurais aimé que je te pose et que j’ai oubliée ?

Tony Carlino : Oui, y-a-t-il des gens que tu voudrais remercier ?

Je voudrais te remercier pour ton soutien, et ce, depuis le début de l’aventure. Remercier toute l’équipe proche, mais aussi tous les bénévoles. Remercier toutes ces personnes que je ne connais que par Facebook et qui nous aident en promotionnant l’événement. Remercier nos partenaires, nos sponsors ainsi que Monsieur Henry Goffin et Walter Spadari du Lotto Mons Expo. Et enfin, remercier tout le public sans qui nous n’aurions pas de raison d’être. MERCI !

Sauf changement de dernière minute, nous pourrons voir Tony Carlino courir d’une scène à l’autre, talkie-walkie à la main, les vendredi 6, samedi 7 et dimanche 8 avril 2012 au Lotto Mons Expo.

Tous les détails sont sur le
site officiel
du PPM Fest.

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