Nightwish à Forest, entre grandiose et… chiant

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Avec un nouvel album dans les bacs, “Imaginaerum”, le groupe phare de la scène metal-female était de retour chez nous ce lundi 16 avril. Je n’ai pas pu assister à la première partie du concert – assurée par Battle Beast – car je tournais en rond autour de Forest à la recherche d’une place de parking. Fort de mes expériences en demi-teinte avec ce groupe – des shows excellents mais des performances moyennes -, j’étais curieux de faire connaissance avec le cru 2012. 20h45, les lumières s’éteignent et le public est en délire. Après l’introduction, place à “Storytime” aussitôt suivi de l’incontournable “I wish I had an Angel”. Je m’attendais à du lourd côté effets scéniques, et je n’ai pas été déçu. Le show visuel est vraiment formidable. Vocalement, Annette Olson paraît meilleure qu’auparavant, mais également plus présente scéniquement. Avec “Amaranth” et “Scaretale”, la machine continue sur sa lancée, et cela laisse augurer un excellent concert.


“Slow, Love, Slow” et son atmosphère cabaret passent également très bien, avant “I Want my tears back” qui remet un peu plus d’ambiance et où les Ueillann Pipes font leur apparition pour une touche plus celtique. Après “Come cover me” et “The crow, the owl, and the dove”, le tempo ralentit avec “The Islander”.

Là on se dit qu’il y a un peu trop de touche celtique depuis quelques morceaux, et que l’ensemble ressemble à un croisement entre du métal et Iona, mais soit… Vient ensuite le pire du pire, à savoir “Nemo” en version acoustique. Ça faisait un moment qu’on commençait à bailler aux corneilles, et voilà qu’un de leurs meilleurs morceaux se voit revisité de la sorte. Et ce n’est pas tout, on nous recolle ensuite du celtique avec l’instrumental “Last of the wilds”.


“Dead To The World” parvient à en réveiller quelques-uns, il était temps. Après “Ghost River”, le groupe rend hommage à Gary Moore avec “Over the hills and far away”, ben tiens… Là au moins on peut nous relancer des Ueillann Pipes dans la g… Ah oui, moi qui pensais à un croisement Nightwish/Iona, imaginez ma tête quand Annette annonce que leur guest n’est autre que Troy Donockley. Mais bon, ç’aurait pu être pire, imaginez s’ils nous avaient interprété “Still got the blues”.

En guise de rappel qu’attendrait-on d’habitude ? Un titre phare, la pêche, la cerise sur le gâteau pour terminer la soirée en beauté, et bien non. Revoilà Donockley avec ses “pipes” pour nous envoyer une reprise de Sibelius, à savoir “Finlandia”. J’aurais pour ma part plus apprécié “Bye Bye Beautiful” ou quelque chose du genre. Mais là, c’est la berceuse pour aller dormir. Allez, pour terminer on va bouger un peu avec “Song For Myself” et “Last Ride Of The Day”. Des bons titres, mais issus du nouvel album, pas encore le statut de classique pour justifier leur place en rappel.

Bref, que dire d’autre ? Quelques moments excellents en début de concert, du fait de la démesure du show. On y croyait dur, mais ensuite, quelle déception. Je ne comprends pas ce groupe. Ce sont les meilleurs dans leur genre, leurs albums sont excellents, leur spectacle se démarque du reste, mais qu’est-ce qu’on s’emm… à cause de mauvais choix de setlist, ou de celtique en veux-tu en voilà dans un concert supposé être rock, je n’ose même plus dire métal.

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Photos © 2012 Mateja Medija

3 pensées sur “Nightwish à Forest, entre grandiose et… chiant

  • avril 24, 2012 à 22:05
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    Vu à Paris quelques jours avant et pareil. C’est vrai qu’Anette chante un peu moins faux mais ce n’est qu’une bonne chanteuse de karaoké, c’est pour ça que le groupe ne se risque plus à reprendre ses vieux titres. Ayant eu la chance de voir la tournée Wishmaster au Splendid de Lille il y à plus de 10 ans, c’était autre chose.Sans Tarja, Nightwish aurait toujours été ce qu’il est redevenu, un groupe de 2ème division.

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