Le retour de DRY THE RIVER en conquérant

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La soirée se passe à l’Orangerie du Botanique avec les groupes I’m Big In Japan et Dry The River, groupe déjà passé dans l’institution et c’est la quatrième fois avec un sold out garanti. La soirée commence avec le groupe I’m Big In Japan qui est un duo frère et sœur, originaire de la région liégeoise, composé de Didier Van Wambeke au chant et d’Ingrid Van Wambeke aux synthétiseurs. Ils sont pour ce soir accompagnés du guitariste Jacques Pironet qui est l’ex-guitariste du groupe Keaton lequel a eu ses lettres de noblesse dans le milieu des années nonante avec l’album “Intravenus” paru chez Columbia/Sony.

Ne connaissant pas ce groupe, je suis attentif à leur set qui est quand même pas mal. L’influence des Beatles est bien présente. La voix de Didier est très mélodieuse et tout en musicalité. On commence par “Pre-Release Party”. La guitare est présente ainsi que quelques percussions. La voix de Didier est douce. Celui-ci se présente de profil face au public. Le second morceau est “Daniel”, très beau morceau. L’accompagnement de la guitare se marie très bien avec la voix du chanteur. Avec “Silhouette”, on voit que Didier interprète cette chanson avec toutes ses tripes.

“American Hardcore” est une belle petite ballade, un petit slow bien ficelé qui ne demande qu’à inviter sa partenaire sur le dance floor. “Captain Fandango” est un petit rock FM américain qui pourrait rivaliser avec Ryan Adams, solide composition agrémentée de ce qu’il faut de claviers. Ce n’est pas du tout un reproche loin de là, mais il manque un peu de batterie. Si vous ne connaissez pas Frank Baya, contactez-le, c’est un tueur dans le genre.

Pour “O’ Dear God”, la petite soeur passe aux percussions, exactement ce qu’il faut. La guitare se fait insidieuse. Très belle chanson. “Thank You (Burnside Skatepark)”, eh bien merci aussi. Encore une belle ballade qui invite au voyage. “Utility” est l’avant-dernier morceau. Malheureusement, cela sent la fin, mais le public est conquis. La dernière est “About Caleb”. Mais que c’est bien ficelé et de qualité. Le concert se termine pour la première partie. Il s’agissait d’une superbe mise en bouche avant le clou de la soirée Dry The River.

Le groupe Dry The River s’est formé en 2009 autour de Peter Liddle, jeune prodige anglais, né en Norvège. Ce qui n’était au départ qu’un projet de studio pour lequel celui-ci cherchait des musiciens est devenu un groupe à part entière. Peter Liddle a une voix particulière offrant un chant aux tons sombres et intrigants. Il a dû certainement aiguiser celle-ci le long des fjords norvégiens lors de longues nuits d’hiver. Il est accompagné du guitariste Matthew Taylor, du bassiste Scott Miller, du batteur Jonathan Warren et du claviériste et violoniste William Harvey.

Avant d’intégrer le groupe Dry The River, les musiciens avaient tous joué dans des groupes punk et hardcore. Ce passé un peu mouvementé a apporté une certaine énergie à leur musique qui est plutôt calme et acoustique dès le départ. Depuis deux ans, ce groupe a roulé sa bosse un peu partout en Angleterre et en Europe, ce qui les a amenés à une certaine maturité musicale. Peter signale d’ailleurs dans une interview que, durant sa jeunesse, sa mère lui faisait écouter des chansons de Paul Simon et de Léonard Cohen. Les membres de Dry The River écoutent toujours du punk, du métal, du rock progressif et pour Matt de la country.

Dry The River soigne les harmonies vocales à trois. Le violon, la guitare électrique, le son puissant de la batterie ainsi que l’aspect rock and roll différencie Dry The River de groupes comme Mumford And Sons ou Fleet Foxes auxquels ils sont injustement comparés.

Le concert est composé de la plupart des chansons extraites de leur premier album “Shallow Bed” sorti chez RCA en mars 2012 à part la reprise d’un morceau du groupe M83, soit “Echoes Of Mine”. C’est la première fois que je vois le groupe qui est d’ailleurs une belle découverte et une réelle surprise. Tel que signalé plus haut, nous avons affaire à des musiciens professionnels qui savent utiliser judicieusement leur instrument et les harmonies vocales sont parfaitement réussies. Le public est conquis dès le départ et est réceptif à la qualité musicale de ce groupe très sympathique.

Sur “Shield Your Eyes”, l’apport du violon et les harmonies vocales mélodieuses vous interpellent et vous signalent que vous allez passer un très bon moment. “New Ceremony” est la première chanson du groupe avant qu’ils signent chez RCA. La guitare acoustique débute, suivie de près par les guitares électriques. Les voix sont puissantes. C’est d’ailleurs ma chanson préférée. “History Book” se déroule tout en douceur avec la guitare acoustique accompagnée par la voix sublime de Peter. Pour “Demons”, il est encore indéniable que la voix de Peter est très spéciale et vous prend aux tripes. Il utilise celle-ci comme un instrument de musique. Peu d’artistes peuvent s’exercer à cet art, c’est divin.

“Weights And Measures” est presque un chant de Noël et me fait plus penser à une chanson d’Andy Borrows que j’adore. C’est aérien. Sur “No Rest”, fermez les yeux, ouvrez vos oreilles, savourez. Vous allez être conquis. “Echoes of Mine” est une judicieuse reprise de M83. “Bible Belt” est un beau morceau folk bien accompagné de guitares, de violons, avec des voix à réveiller un mort. Il se termine en puissance. “Lion’s Den” est une chanson qui vous remets les idées en place. “Shaker Hymns” vient terminer ce concert en beauté.

Ce concert était court, mais très bon et d’une qualité musicale exceptionnelle.

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