La messe couleur bleue de Sébastien TELLIER au Cirque Royal

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Lorsqu’on assiste à un live de Sébastien Tellier, bien évidemment on s’attend à du spectacle. En ce lundi de fin novembre, l’artiste n’a pas dérogé à la règle et a offert un spectacle à la hauteur du personnage au Cirque Royal. Sébastien Tellier poursuit sa tournée hors de France pour défendre son album « My God Is Blue », sorti au printemps dernier et chroniqué ici. 21h20, après une attente un peu longuette, Sébastien Tellier entre en scène accompagné de l’intro de son dernier album : « Pépito Bleu ». Le leader de l’Alliance Bleue se présente dans une atmosphère christique. Second morceau, « Against The Law ». On entre dans un univers de science-fiction vintage avec un son électro planant. Pour introduire « My Poseidon », Sébastien nous dit qu’il va nous « chanter une chanson sur les poissons ». Évidemment, personne ne comprend mais tout le monde rit, Sébastien est fidèle à lui-même, génial et décalé.


Avant d’entamer « Cochon Ville », Sébastien Tellier réclame “une clope et une vodka bien tassée”. Il invite le public à monter sur scène et à danser nu. Une jouvencelle s’exécute, avant de se faire reconduire dans le public par la sécurité. Mais un membre du staff rattrape le coup et la demoiselle se retrouve à danser langoureusement derrière Sébastien. Elle sera suivie par une dizaine d’autres garçons et filles, qui n’hésiteront pas à exhiber leur soutien-gorge généreux à une salle qui tire la langue. Ces bacchanales font des émules dans la salle, des couples filles-garçons et fille-filles s’embrassant langoureusement derrière moi.

Passons donc au rose et comme il le dit lui-même “à une partie plus sexuée du concert”. « Fingers of Steel » tiré de « Sexuality », est franchement disco. Puis, il nous parle de son amour de l’âme slave à travers « Russian attractions ». Retour à Sexuality avec « Kilometer », son gros riff de synthé, et son refrain : “over the top”, l’inénarrable « Roche » et l’eurovisionné « Divine »: c’est sur ce titre ludique et dandinant que Seb se décide à descendre dans le public : il se laisse toucher, caresser, doucement, tendrement…


Assez rigolé : le sept minutes du dantesque « Sexual Sportswear » fait lever la salle comme un seul homme. Ca y est, il nous a chopé dans son univers au ton électro-mélancolique. On se lève, on tend les bras au ciel, on en est ravi… Il reste l’essentiel : « La Ritournelle », qu’il joue avec émotion et sincérité, entre deux effluves de clopes et de vodka.

Fin du concert, et premier rappel réglo : « L’amour et la violence », morceau que nous avions un peu oublié, à tort car c’est du grand art. Cette longue intro au piano jouée à un tempo rapide, qui s’apaise, avant de repartir en une apothéose synthétique. « Yes it’s possible » : oui, c’est possible, sur ce titre, Sébastien Tellier empoigne sa guitare en “v” bleue, et se lance dans un long solo qu’il exécute avec classe, en hommage aux chevelus du métal.

Alors que l’on pensait le concert terminé, deuxième rappel : sa cover sans faille de la « Dolce Vita » de Christophe. À partir de là, il avertit que la sécurité lui donne encore cinq minutes, alors que les demandes fusent encore du public : Led Zeppelin, Eye of The Tiger… le gars est généreux et ne nous force même pas à rester.

Finalement, on cède, et on ressort de ce concert de presque deux heures un peu épuisé mais comblé. Son humour décalé politiquement incorrect met une distance entre lui et sa musique pas toujours d’une grande finesse, pour se rapprocher de son public qui le lui rend bien. À torché, torché et demi…

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Sébastien Tellier

Photos © 2012 Jean-Marc Quinet

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