PANIC ROOM : le chant d’une sirène parvient jusqu’à Verviers !

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C’est le tout premier concert hors d’Angleterre pour nos amis de Panic Room qui inaugure cette tournée 2013 par notre salle fétiche du 66. Après vous avoir chroniqué le dernier opus en date “Skin” paru en 2012 et qui contribua fortement à asseoir la personnalité de ce groupe, c’est avec grand plaisir que j’ai pris la route 66, en Belgique bien sûr, pour pouvoir apprécier la si belle voix d’Anne-Marie Helder ! Arrivé sur place, je ne peux que constater la faible assemblée présente avec finalement lors de l’intro musicale reprenant des nappes de musique classique, une bonne quarantaine de forcenés du rock progressif. Parmi ces derniers la famille Schmitz père et fils, les indécrottables venu de Mons et de Tournai ainsi que les habituels germanophones. Tout ce petit monde, c’est le cas de le dire, pour accueillir les musiciens et leur emblématique jolie chanteuse. C’est tout naturellement que le groupe débute le show au départ du dernier opus “Skin” avec, d’emblée, un jeu de bonne qualité pour l’ensemble des protagonistes. Affublée d’une tenue noire et rouge composée entre autres de gigantesques bottes à hauts talons d’un rouge vif, Anne-Marie Helder prend les rênes de cette aventure en public avec, dans un premier temps, quelques manques de justesse dans la voix. Mais soyons malgré tout indulgent, car la chanteuse met à rude épreuve son organe vocal en ondulant dans tous les registres et timbres vocaux.

Comme je l’ai dit, la part belle sera faite au dernier album, mais le groupe ne manquera pas de revenir sur “Satellite” paru en 2010 avec tout d’abord un rock progressif énergique puis, grâce à l’entrée en action des guitares acoustiques, à un folk rock tel que nous l’avons découvert dans les très belles compositions du groupe. Le claviériste apporte, quant à lui, une touche plus lyrique avec les bandes-son des instruments classiques. Si “Song for tomorrow” ou “Hiding the world” sonnent très rock, on passe au folk avec “Chances” et “Freefalling”. Épinglons pour le côté classique de belles interprétations de “Chameleon” et “Skin”. Enfin et pour être complet avec le défilé des compositions du dernier album, “Screens” nous emmène vers le futur alors que “Thightrope Walking” nous apporte une touche hindouiste. Tout est ici joué dans un savant dosage entre énergie et émotion. Rassurons-nous pour la suite du concert, car la voix d’Anne-Marie Helder, qui officie d’ailleurs comme backing vocal au sein de Mostly Autumn, va s’améliorer avec la chaleur dégagée par l’assemblée présente. Ajoutons enfin que cette belle demoiselle est également multi-instrumentiste et compositeur.

Concernant le line-up du groupe et le pédigrée de chaque protagoniste, Jonathan Edwards, le claviériste, joue de tous les registres y compris celui du groove et du jazz rock en manipulant aussi bien l’orgue que le synthé. D’ailleurs, certaines compositions des premiers albums prennent sur scène une coloration assez jazzy où toute l’équipe se déchaîne. Le batteur Gavin John Griffiths, qui a déjà joué avec Mostly Autumn et Fish, offre au public une véritable démonstration de dextérité. Paul Davies ayant depuis peu quitté le groupe, c’est un autre guitariste qui prend la relève, et ce, avec beaucoup de panache. Enfin, parlons de Yatim Halimi, le bassiste qui, lui, a littéralement été prodigieux. Ayant travaillé avec Toto et Robert Palmer, il excelle dans son domaine comme le fait un John Jowitt.

Le chant de la sirène est bien parvenu à nous, heureux les quelques dizaines de spectateurs présents qui ont pu apprécier ce groupe et qui ont su forcer celui-ci à revenir une seconde fois sur scène pour un concert de plus de deux heures. Souhaitons bonne route à Panic Room qui nous étonnera encore, je l’espère.

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