The Ann Arbor : un groupe belge plus qu’attachant

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La discussion plus qu’agréable se passe sur la terrasse du Château d’Enghien dans le cadre du magnifique festival LaSemo qui se déroule dans un endroit idyllique ce dimanche 14 juillet. J’ai découvert ce groupe très sympathique en première partie de Perry Rose au Botanique pour les revoir en mai en première partie de l’excellent Puggy. Ils avaient mis le feu devant un public plus qu’enthousiaste. Vous ne resterez certainement pas insensible devant la voix rocailleuse de la chanteuse Véronique Jacquemein qui est accompagnée de ses musiciens talentueux que sont Dan Miller, Julien Vizzini, Joey Lim et Edouard Cabuy. Le groupe est là pour nous présenter son premier opus “Fire Works” sorti chez Team 4 Action. Le combo est représenté par la chanteuse Véronique Jacquemein et Dan Miller.

Music in Belgium : Ann Arbor, pourquoi avoir choisi ce nom ? A-t-il un rapport avec la ville du Michigan ?

Véronique : On a d’abord choisi ce nom parce qu’il nous plaisait bien, on aimait la sonorité. C’est un petit clin d’oeil à nos influences anglo-saxonnes. C’est effectivement le nom de la ville Ann Arbor, c’est pour cela que l’on a rajouté le The devant pour souligner que c’était bien un groupe.

Dan : Oui, Ann Arbor parce qu’on est un groupe belge et essentiellement bruxellois. On avait vraiment envie de marquer nos références qui vont plus vers la musique anglo-saxonne et américaine avec des guitares sèches et où l’on chante en anglais. Et on voulait, de par le nom, donner une direction musicale.

MiB : Qu’est ce que cela procure comme sensation de faire la première partie du groupe Puggy à l’Ancienne Belgique ?

Véronique : C’est juste magique. C’était vraiment magique pour nous, un superbe moment pour le groupe. Puggy a été génial de nous accueillir et c’est vraiment ce genre de date qui donne du peps et du courage. On a envie d’aller plus loin. On se dit que tout est possible.

Dan : Puggy, c’était déjà un cadeau et en plus le faire à l’A.B., c’est terrible. C’est une salle dans laquelle on a vu de grands artistes que l’on adore. Et pouvoir fouler cette scène et qui plus est en première partie sold out de Puggy, c’était juste du bonheur. On s’est éclaté, on a pris le plaisir où on pouvait le prendre. C’était un excellent souvenir et, comme l’a dit Véronique, cela fait partie des événements dans la vie d’un groupe qui nous construisent et qui nous permettent d’être plus fort et d’affronter le futur avec beaucoup de sérénité et de passion. C’était un super moment.

MiB : Et vous, l’Ancienne Belgique, quand comptez-vous le faire ?

Dan : Le plus vite possible, demain, nous on est prêt.

Véronique : Demain, il faut demander aux organisateurs de l’A.B. s’ils n’ont pas une petite place dans la programmation.

MiB : Oui, mais en tête d’affiche dans la programmation ?

Dan : Nous on est prêt, cela se construit, on a eu pas mal de passages radios, pas mal d’interviews en télévision, beaucoup d’échos médiatiques et radiophoniques. On fait de superbes dates comme Puggy, la première partie d’Hooverphonic à la Place des Palais à Bruxelles, le LaSemo, les Francofolies la semaine prochaine. Voilà pour l’instant, cela se construit, on gravit les échelons et on est très content. Mais évidemment, pour l’A.B., nous on est prêt.

Véronique : Oui, on fera l’Ancienne Belgique en tête d’affiche.

MiB : Véronique, tu as une voix assez particulière. Elle me semble venir de la Louisiane (B.J. Scott). Qu’en penses-tu ?

Véronique : Ah oui, on me compare souvent à cette chanteuse que j’aime énormément. Je le prends pour un grand compliment. Oui, que dire, que c’est ma voix, elle est comme ça. Elle n’est ni abîmée par l’alcool ni par la cigarette. Ma voix est naturelle et vient de mes tripes.

Dan : La comparaison se fait aussi parce que véronique est à moitié anglo-saxonne, son père est Anglais. La maîtrise de la langue et puis son petit côté rocailleux. La voix éraillée vient de ses origines portugaises. Donc, c’est un savant mélange et c’est pour cela qu’avec la voix, il y a énormément de similitudes avec B.J. Scott.

MiB : Encore bientôt une première partie avec Perry Rose ? C’est au Botanique que je t’avais découvert en première partie de Perry, c’est quelqu’un de bien !

Véronique : C’est quelqu’un de bien Perry. Il est super. Et puis, on est heureux, car dans 10 jours, on fait sa première partie. Et donc on a de la chance de s’être rencontré grâce au label Team For Action. Lui était déjà sur ce label depuis longtemps et on s’est rencontré plusieurs fois. Il est charmant et c’est un super musicien.

Dan : Encore aujourd’hui, on va jouer juste avant lui, car il joue dans Les Déménageurs qui est le spectacle juste après nous. On est amené à se croiser sur scène, chez notre maison de production. Voilà, on a déjà pas mal collaboré ensemble, on est ravi que cela se passe très bien. C’est un mec super, un musicien talentueux qui a beaucoup plus d’expérience que nous et avec qui on a déjà eu des discussions hyper intéressantes et qui nous conseille parfois. C’est très agréable.

Véronique : Et on peut aussi le croiser Place Flagey pour une bonne frite !

MiB : Le CD est sorti juste avant l’Ancienne Belgique. Bientôt disque d’or ? Marche -t-il bien ?

Véronique : Le CD est sorti le 25 février soit un mois et demi avant le concert de l’AB qui était le 17 avril. Vous êtes super avec vos questions, faites quelque chose ! Diffuser l’interview partout. On espère, on espère ! Fin de l’année, cela ferait un beau cadeau de Noël.

Dan : C’est vrai que pour l’instant, cela marche pas mal. Le CD est bien distribué dans les FNAC, iTunes, Médiamarkt, les plateformes Spotify et autres. Visiblement cela prend modestement, mais cela prend bien. Le disque d’or et ma foi pourquoi pas on attend.

MiB : Votre musique est faite pour l’exportation surtout dans le nord du pays ? Oui ou non ? Avez-vous des contacts ?

Véronique : On aimerait bien, on en parlait justement avant l’interview. On aimerait bien s’exporter, on va développer cela. Pour des groupes francophones, cela reste compliqué de se produire dans le nord du pays.

Dan : C’est compliqué, mais cela reste saugrenu, car il est plus compliqué de jouer en Flandre qu’aux Pays-Bas où on a déjà eu des émissions de radios et des interviews. La Flandre et l’étranger, oui. La Belgique est un pays hyper chaleureux, on a pas mal d’occasions de créer un groupe et de se lancer, mais après le circuit est très vite plafonné. Là, on vient de sortir l’album, on est encore dans les tournées wallonne et bruxelloise, mais on vise pour septembre et octobre l’étranger. On est en contact avec des gens en France, à Paris, en Allemagne et surtout par internet qui permet des échanges de mails avec des gens qui aiment notre musique. Oui, on vise l’international.

MiB : Votre musique est faite de douceur, de musicalité, mais aussi d’énergie. Vous avez vraiment l’air de prendre votre pied sur scène.

Véronique : C’est vrai.

Dan : Oui, il y avait un journaliste, Éric Laforge, qui avait eu un très bon mot pour nous par rapport à la pochette où on voit le groupe sauter. Il a demandé si le groupe The Ann Arbor s’envoyait en l’air ! J’ai trouvé cela assez juste, car sans se prendre au sérieux on vit la musique pour la partager. On prend le plaisir et ce que dit Véronique, l’important c’est de partager. C’est avec le public, les musiciens. On est toujours dans le partage et c’est un plaisir. Si on veut faire de la musique sérieusement, il y a des moments plus mélancoliques, plus tristes. Mais nous, ce que l’on veut c’est une communion avec le public et faire ce qu’il nous plait.

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