Lokerse Feesten, Alice Cooper impérial, Deep Purple sur la fin

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Programmation variée et pour tous les goûts, comme chaque année aux Lokerse Feesten, avec des journées dédiées aux différents styles musicaux. Un très chouette festival, bien organisé, et avec de belles affiches. Ce mardi, une touche classic rock avec Alice Cooper et Deep Purple, deux légendes qui se partagent la tête d’affiche, mais dont les prestations seront à des années-lumière l’une de l’autre. Pour ouvrir les festivités, la formation belge Creature With The Atom Brain, qui aura un peu de mal à mettre le feu. Leur style psyché et parfois trop redondant ne réussira pas à en accrocher beaucoup.

Ce sera, très différent avec Monster Magnet, et le groupe de Dave Wyndorf alternera le psyché, space rock, et rock’n roll pur jus pendant environ une heure pour bien nous chauffer avant le maître de cérémonie du jour, Alice Cooper.

Le Raise The Dead est une machine fort bien huilée, comme toutes les tournées d’Alice d’ailleurs, et le public aura droit à un show impressionnant avec des artistes affichant la pleine forme. Trois guitaristes, avec la belle Orianthi qui mène la danse et qui est devenue la deuxième tête d’affiche du band depuis qu’elle a rejoint la formation.

Entre “Hello, Hooray” et “School’s Out”, on aura droit à une succession de hits ainsi que quelques surprises. “House Of Fire” ou “He’s Back (The Man Behind The Mask)” du film Vendredi 13 n’avaient pas figuré dans la setlist depuis un moment.

Attaché, poignardé, transformé en monstre de Frankenstein géant arpentant la scène, guillotiné… pour mieux revenir dans un cimetière de stars, ce qui lui permettra d’interpréter des covers de John Lennon, Jim Morrison, (en hommage à Keith Moon), ou encore Jimi Hendrix (avec “Foxy Lady” by Orianthi bien sûr).

Alice Cooper, du haut de ses 65 ans, aura livré une prestation exemplaire en tout point. Un groupe soudé au possible, un show total, même si un peu kitsch pour certains, mais c’est l’initiateur du shock rock, et c’est le meilleur, point final. Spectacle, humour, qualité d’interprétation, on a l’impression qu’Alice ne vieillit pas car ses prestations restent d’une qualité constante. Que du bon !

Fin du show Raise The Dead, qui porte si bien son nom, à 23h. Et là, on se dit qu’on est bien chanceux, car après une telle tête d’affiche ce n’est pas encore fini, puisque Deep Purple arrive dans quelques instants.

Malheureusement, ce sera le jour et la nuit par rapport au show qu’on vient de vivre. Entrée sur scène avec “Highway Star”, avant d’enchaîner sur “Into The Fire” et “Hard Lovin Man”. Le show est très sobre, surtout après l’ouragan Alice, mais c’est normal, et on ne peut pas en vouloir au groupe pour ça.

Par contre, on sent tout de suite qu’Ian Gillan est aux abonnés absents. Aucune pêche et plus de voix. Il multipliera les absences de scène, laissant Steve Morse et Don Airey à leurs solos traînés en longueur pour faire passer le temps et réduire son temps de parole. Ledit Steve appuiera d’ailleurs très régulièrement toutes les notes un peu trop hautes à la guitare afin de faire passer la dragée.

J’avais déjà trouvé tous ces solos un peu barbants lors de leur dernier passage à Forest National, mais là, trop is te veel comme disait Confucius. On sait qu’ils sont tous de grands musiciens, mais ici ça tournait à la jam dans tous les morceaux. Glover en train de pomper la même note à la basse pendant des heures pendant que guitare et orgue assoupissaient l’audience avec leurs envolées qui n’intéressaient qu’eux.

Pourtant, je n’ai rien contre ce groupe, je les ai vus à maintes reprises, et la plupart du temps beaucoup apprécié, mais zut, ici c’était plus mou qu’un camembert en plein soleil, plus chiant qu’un roman de Mary Higgins Clark, plus plat que la poitrine de… (censuré). On dirait que Gillan est complètement terminé, et il n’arrive même plus à donner le change, faire un peu de show, rien.

D’habitude, ce sont les “vieux” groupes qui donnent la leçon, car malgré l’âge ils sont toujours bien présents et peuvent vous assommer n’importe quelle formation récente. Mais là, franchement, quel dommage.

Je crois que malheureusement il faut se rendre à l’évidence, malgré la bonne volonté du public qui a tout fait pour essayer de rentrer dans l’ambiance et apprécier ce concert. Mais rien à faire, surtout après Alice Cooper. Je ne veux pas être de ceux qui diront qu’ils doivent s’arrêter maintenant, mais quand même, leurs albums récents ne contiennent plus rien de valable, les chansons sont insipides, et leurs shows le sont tout autant. Un beau gâchis.

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