Un concert intimiste tout en douceur de Stu Larsen et Natsuki Kurai

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Le concert se passe dans le magnifique et intimiste Witloof bar du Botanique, qui est bien loin d’être complet, tout au plus une petite soixantaine de personnes. Cela permet comme à chaque fois de déguster le concert et de s’asseoir sur le sol comme lors d’un bivouac autour d’un bon feu de camp. Ici, pas possible d’allumer un feu, mais on fait tout comme, la musique est bonne et on savoure à souhait. Natsuki Kurai est le troisième meilleur joueur d’harmonica du Japon. Pour moi, c’est de loin le premier, tellement il a un talent fou et une maitrise de son instrument. J’avais découvert Stu lors de sa première partie de Passenger aka Mike Rosenberg à l’Orangerie il y a quelques mois. Ils étaient tellement complices que l’on aurait dû les appeler les inséparables. Mais voilà le destin est là et Stu s’en tire pas mal tout seul ou accompagné du phénomène de gentillesse qu’est Natsuki. Stu est originaire d’Australie, plus précisément de la région du Queensland. Il a déjà pas mal roulé sa bosse dans son pays d’origine, en Nouvelle-Zélande, au Japon et à travers toute l’Europe lors de ses nombreuses tournées. Stu Larsen est l’ami, le compagnon de route et le manager de Mike Rosenberg. C’est sur la route dans son camping-car et loin de la civilisation que Stu trouve son inspiration. Son premier E.P. 5 titres “Ryeford” est tout en simplicité. Il a été enregistré dans une ferme, entouré de ses amis proches. La base folk est agrémentée de guitare, banjo, ukulélé et harmonica. Stu est présent avec Natsuki pour nous faire découvrir leur E.P. 5 titres qu’ils vont brillamment défendre ce soir.

On commence dans l’intime douceur pour “Cocoon” avec un Stu souriant, à la guitare acoustique calée entre les mains. Sa voix aérienne vous emporte et vous transporte vers des cieux doux et rêveurs. Natsuki imite le bruit du vent et de la brise et puis vous charme avec son harmonica diatonique. Stu présentera chaque chanson jouée et ne manquera pas de parler de son pote Mike. Les artistes entament “Paper Sails”. La complicité est totale entre Stu et Natsuki, cela se ressent fortement dans cette chanson folk qui incite au voyage. La téléportation est immédiate si vous fermez les yeux pour entamer le périple lointain. Avec “Ferry To Dublin”, la mer et les belles plaines enchantées de l’Irlande verte et profonde sont bien évoquées, encore un voyage accompli dans un très beau pays où la musique vous interpelle à n’importe quel moment.

Pour “San Francisco”, chaque son et chaque mélodie sont étudiés pour vous caresser les tympans surtout s’ils sont délicats et réceptifs à la belle musique. Et ici, c’est le cas, les poils sont électrisés et des frissons vous parcourent le bas du dos. “To And Fro” est une chanson blues à souhait, c’est la douceur qui prime, le bayou est présent grâce à Natsuki qui est un maître à l’harmonica. Chaque morceau est une montée graduelle en puissance pour arriver à une reprise époustouflante de “Fix You” de Coldplay. La voix de Stu est d’une telle justesse qu’elle laisserait pantois Chris Martin lui-même. “Fix You” est de toute beauté à la base et vous transporte en version acoustique dans l’ambiance feutrée et intimiste du groupe de Chris Martin. L’harmonica de Natsuki fait corps avec ses doigts et sa bouche. Cette reprise m’avait déjà donné plein de frissons dans le dos lors du concert de Stu en première de Passenger. Ici, accompagné de Natsuki, c’est divin et un réel bonheur. Si ces deux-là sont présents au concert de Mike à l’Ancienne Belgique, ils vont faire un concert de malades. “The Mile” reste une très belle chanson, mais par contre il manque le son du banjo même si l’harmonica le remplace merveilleusement.

Avec “King Street”, Stu est au sommet de son art, sa voix fait corps avec son instrument, c’est une nouvelle incitation au voyage et c’est immédiat. Un changement pour “Seaforth Mackenzie”, Natsuki se met à la guitare et Stu à l’harmonica. Ce dernier se défend aussi pas mal avec cet instrument. “This Train” est la dernière chanson du concert, c’est un blues basique qui vous transporte dans le Sud profond. Natsuki conduit le train de manière héroïque avec son harmonica. Une petite dernière pour la route avec en rappel “I Will Wait No More”.

J’ai reçu ce soir une seconde claque musicale dans le visage en deux jours et tout en douceur, la veille elle était plus violente avec Fred Lani. Nous avons eu ce soir affaire à deux artistes attachants. Stu sera présent au concert de son pote Passenger à l’Ancienne Belgique le 19 novembre 2013, c’est déjà complet, mais si Natsuki est présent, ces trois compères vont mettre le feu à l’A.B.

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