Lilly Wood And The Prick tire en longueur

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Il n’y a pas de merchandising, ni de première partie pour ce concert de Lilly Wood And The Prick qui se déroule à l’Orangerie du Botanique. La salle n’est pas complète, mais remplie aux trois quarts. Ce n’est pas la première fois que le groupe foule la scène de l’Orangerie. Les ayant déjà entendus sur disque, je viens donc les découvrir en concert. Lilly Wood And The Prick est un groupe français formé en 2006 par Nili Hadida et Benjamin Cotto. Nili, d’origine israélienne, et Ben se sont croisés par hasard, dans un café parisien et par l’intermédiaire d’amis communs, un soir de 2006. Au départ, Nili n’avait alors aucune expérience de la scène, Ben jouait de la guitare pour le plaisir, rien ne les prédestinait à créer un groupe. Pourtant le lendemain de la rencontre, ils se retrouvaient pour composer leurs premiers morceaux. Un duo était né. Et avec lui, un nom étrange, Lilly Wood And The Prick (“Prick” est plus ou moins synonyme en langue anglaise de petit merdeux). La suite est tout aussi rapide : le groupe se retrouve à l’affiche de Rock en Seine en août 2009, après avoir sorti en mai son premier E.P. “Lilly Wood And The What ?”. Un disque sur lequel on trouve sept chansons pop-rock d’apparence classique, habillées d’arrangements imprévisibles puisés dans l’électro comme dans la new-wave des années 1980. Pas étonnant lorsqu’on sait que les deux musiciens sont fans de Depeche Mode, Elliott Smith, J.J. Cale ou Michel Delpech. En 2010, un premier album “Invincible Friends” est enregistré en compagnie du chanteur Pierre Guimard. Il est assez prometteur et bien accueilli par la critique. Deux ans après un succès magique, un disque d’or et une Victoire de la musique, Lilly Wood and The Prick remontent sur le ring avec “The Fight”, un deuxième album sorti l’année passée . Le groupe est là ce soir pour défendre cet opus. Pour ce soir, le duo Nili Hadida (chant et percussions) et Benjamin Cotto (guitare) est accompagné de Clément Fonio à la guitare, d’Augustin aux claviers, de Mathieu Denis à la basse et aux claviers et de Mathias Fish à la batterie.

Mon ami Daniel, qui a décidément les mêmes goûts musicaux, me suit pratiquement dans chaque concert, les mêmes têtes reviennent d’ailleurs souvent. Daniel me précise avoir déjà vu trois fois Lilly et avoir eu à chaque concert de très bonnes sensations. Le groupe débute par “Where I Want To Be (California)”, extrait du dernier opus comme “Long Way Back”, “Let’s Not Pretend”, “Middle Of The Night”, “Le Mas” et “Jonnie Mitchell”. Les percussions sont présentes, le groupe pratique un folk assez classique et des mélodies pop teintées d’électro. La voix de Nili fait penser à Beth Ditto et est parfois plus rauque et éraillée et teintée de blues et parfois plus douce. Ils vont continuer avec des morceaux issus du premier album et du premier E.P. comme “Hopeless Kids”, “Water Ran”, “Love Song”, “Guys In Bands”, “Into Trouble”, “Hey It’s OK”, “Down The Drain” et “My Best”. Le groupe s’éclipsera pour revenir au rappel avec “Little Johnny”.

Au début c’était bien, je trouvais cela plaisant, mais par la suite, je trouvais que les morceaux se ressemblaient et paraissaient tirés en longueur. Daniel me confirme mes impressions et me signale ne pas avoir été charmé comme d’habitude. Le public semblait apprécier la prestation des artistes, mais moi je n’ai pas accroché. La présence d’une première partie m’aurait peut-être permis de faire une bonne découverte.

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