PROG 66 MEETING édition 2013, journée du samedi 12 octobre

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L’évènement progressif était bien entendu cette seconde édition du tout frais Prog 66 Meeting qui allait à nouveau remplir de joie tout progueux qui se respecte. Mais avant de parler de cette première longue journée, revenons quelques instants sur le groupe qui a ouvert les hostilités dès le vendredi soir. En effet, la venue des Italiens de Big One faisait office d’amuse-bouche avant le début des choses sérieuses. D’ailleurs ces dernières ont commencé dès le premier soir avec une prestation de toute beauté de la part des Italiens qui ont su recréer l’ambiance du Floyd des années septante avec l’interprétation des albums “Wish you were here” et “Animals”. Notons d’ailleurs que ce n’est pas la première fois loin de là qu’un Tribute Band venu d’Italie nous étonne par son niveau technique et artistique.

Venons-en maintenant à cette première journée bien remplie avec tout d’abord les Anglais d’IOEARTH qui constitue dès le départ, une toute grosse pointure avec un groupe qui pratique un rock progressif charpenté et riche en recherches où les musiciens ont su intégrer plusieurs courants musicaux ensemble. Devenus amis dans les années 90, Dave Cureton et Adam Gough se sont ensuite associés à quatre autres musiciens pour former le projet et réaliser deux albums sortis respectivement en 2009 et 2012, ceux-ci étant devenus rapidement des incontournables pour les connaisseurs. Chaque prestation scénique est comme toujours haute en couleurs avec encore cette fois, un show magnifiquement interprété qui a chauffé la salle du 66 comme il se doit !

Seconde salve avec les Ukrainiens de Sunchild qui pour l’occasion ont constitué une équipe multiculturelle un peu hors du commun ! Mais revenons tout d’abord au début avec ce énième projet du productif Anthony Kalugin qui officie également au sein de Hoggwash et Karfagen. L’Ukrainien nous arrive aujourd’hui avec d’une part deux compatriotes que sont Serguï Kovalov, accordéoniste aveugle, et Alexandre Pavlov et, d’autre part, des compagnons de route qu’Anthony à rencontré lors du Festival Crescendo 2012. Alors présent avec le projet Karfagen, il fait la rencontre du Stick Drum Duo au sein duquel on retrouve Pascal Gutman grand spécialiste français du stick et Kiko King, un batteur d’origine mexicaine. Lors de ce même festival, Anthony fait également la connaissance du compositeur et multi-instrumentiste français Frank Carducci. Suite à ces différentes opportunités, une idée a germé et le groupe s’est formé pour la circonstance et donc pour ce concert à Verviers ! Multiculturel j’ai dit avec un set progressif de bonne qualité où le rock s’est teinté le temps d’une soirée de funk, de folk et de musique traditionnelle des Balkans. Après le concert, j’ai pu rencontré Frank et Pascal qui m’ont expliqué le pourquoi de cette étrange genèse.

Pour suivre, voyage vers l’Italie l’autre grand pays du progressif avec le groupe Il Tempio Delle Clessidre qui fait son grand retour au 66, ce qui n’a étonné personne tellement la prestation de 2012 avait laissé beaucoup de monde sans voix ! Au sein du groupe, on retrouve Guillio Canepa à la guitare, Fabio Gremo à la basse, Paolo Tixi à la batterie, la belle Elisa Montaldo aux claviers et enfin le charismatique Francesco Ciapica au chant. Une belle brochette d’artistes qui d’emblée vont offrir aux spectateurs un show efficace, démonstratif et bien en place où l’on retrouve toute la grandeur du rock progressif italien. Outre la beauté et la dextérité de la magnifique Elisa, le chant dans la langue natale des musiciens fera corps avec la mélodie développée au sein de cette belle musique. Un groupe qui m’aura autant impressionné que le grand Mangala Valis !

Après deux plats de résistance des plus intéressants, voici venir le dessert avec les Anglais de The Enid, d’autres habitués du Spirit. Attention avant le show, Francis a su prévoir un plus long break car, comme toujours, le matériel emporté par les Anglais est impressionnant et, donc, difficile à mettre en place. Outre le matériel traditionnel pour un concert de rock, les jeunes membres du groupe installent, sous l’oeil attentif du vieux Robert John Godfrey, timbales, tambours et autres cymbales. Toujours là ce bon vieux Robert, et ce, depuis 1973. Il arbore, comme à chaque fois, son beau costume, son beau chapeau et son noeud papillon. Dave Storey présent au sein du groupe depuis 1974 a lui aussi répondu à l’appel et surveille de près son matériel assisté par les plus jeunes membres du groupe arrivés entre 1997 et 2011. Un concert de The Enid est toujours un évènement avec un show de rock progressif complexe et travaillé qui s’associe à de grands moments de classique. Finalement, quoi de plus normal que de finir cette première journée par un groupe devenu, au fil du temps, un véritable monument !

Voilà pour cette belle journée du samedi qui aura déjà apporté son lot de moments inoubliables. La suite d’ici peu avec cette seconde journée du dimanche qui fût, elle aussi, chargée en émotion !

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