GOLDEN EARRING, les papys du rock boutent le feu au Lotto Arena

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Encore une bonne soirée au Lotto Arena d’Anvers pour la prestation d’un groupe hollandais actif depuis 52 ans et reconnu parmi ses pairs comme essentiel de la scène rock européenne, j’ai nommé Golden Earing. Le line-up est inchangé depuis 43 ans. Golden Earring revient chaque année en Belgique et ils font toujours salle comble. Ce sera encore le cas ce soir. Une grande leçon de rock’n’ roll et de longévité pour les petits jeunes de Soul Sister Dance Revolution, qui sont chargés de faire la première partie et de chauffer le public qui sera à point pour la venue des artistes de Golden Earring.

Soul Sister Dance Revolution est un groupe hollandais basé à Den Haag. Ils pratiquent un rock alternatif assez nerveux et sont actifs depuis 2009. Le quintette est composé de : Thomas Van Der Want, Laszlo Barz, Jelger Durieux, Michael Baumgarten et Camiel Meiresonne. Leur musique est influencée par des groupes tels que : Queens Of The Stone Age, Eagles Of Death Metal, Arctic Monkeys et Kasabian. Ils sortent en 2012 leur premier album “Playground Kids” qui obtient un certain succès avec le single “Hold The Line”. Ils font quelques festivals aux Pays-Bas, en Allemagne et en Angleterre et commencent à être connus. Ce qui les fait démarrer, c’est leur passage à l’Eurosonic festival de Groeningen, super festival où tous les groupes européens émergeants se présentent. C’est véritablement un réel tremplin international.

Ils vont nous interpréter d’une manière assez énergique les morceaux suivants : “Submarine”, “Baby Gazelle”, “Hold The Line”, “Hearts”, “Soldiers Of love”, “The Ripper”, “Eye Of The Storm”, “Don’t Walk Away” et enfin “Limosine”. C’est la première fois que le groupe se produit en Belgique et de plus en première partie du légendaire Golden Earring. Arrivé très tôt, je suis placé aux barrières dans la fosse, j’ai donc pu assister à la fin du sound check du groupe et je peux vous dire que cela bougeait pas mal sur scène. Ce groupe est à revoir, ils ont un potentiel terrible, de l’énergie débordante et des mélodies qui accrochent vos tympans délicats.

Golden Earring sont des habitués du Lotto Arena d’Anvers. Il faut vous dire que les plus vieux papys du rock’n’roll européen font encore recette et le public est présent. Nous étions en configuration sold-out garantie. Golden Earring s’est formé en 1961. La formation est identique depuis 43 ans. Elle est composée de Barry Hay (chant, guitare et flûte), de Georges Kooymans (guitare et chant), de Rinus Gerritsen à la basse et de Cesar Zuiderwijk, un batteur hors pair. Ils seront accompagnés ce soir au saxophone de Bertus Borgers. Formé en 1961, Golden Earring affiche une longévité impressionnante. Il compte ainsi cinquante-deux années couronnées par de nombreux tubes intemporels et des récompenses à la pelle, dont plusieurs disques d’or et de platine. Le groupe décroche son premier gros succès en 1973, avec le hit “Radar Love”. Ce titre est resté au top des charts internationaux de nombreux mois et a été repris par plus de 300 artistes, dont U2 et The Rolling Stones. Golden Earring a ensuite connu la gloire avec entre autres “Twilight Zone” et “When The Lady Smiles”. Aux Pays-Bas, la formation décrocha 30 disques d’or et de platine. Golden Earring fut l’un des premiers groupes de rock européen à effectuer une tournée aux États-Unis, en 1969.

Leur dernier album, au titre évocateur de “Tits ‘N Ass”, est sorti en 2012. Les guitares sont branchées, les amplis sont boostés et l’énergie est présente et explosive. Golden Earring fait encore des étincelles à ce jour. Les rockeurs hollandais prouvent une nouvelle fois que leur présence au sommet du rock international, après autant de décennies, n’est pas due au hasard. Barry Hay, du haut de ses 65 ans, sait encore chanter. C’est étrange comme sa voix est restée inchangée depuis tout ce temps et a su toujours garder et donner au groupe le punch des débuts. Pour l’anecdote, il est à noter que Cesar Zuiderwijk avait été approché par le groupe The Who à la mort de Keith Moon pour le remplacer. Il est resté fidèle à Golden Earring. On peut également dire que le guitariste Georges Kooymans a une très belle voix qui complète très bien celle de Barry. La combinaison des deux voix est magique et un réel atout.

Le groupe sait qu’il est devant son public. Ils débutent le concert par deux extraits du dernier album “Tits ‘N Ass” : “Identical” et “Little Time Bomb”. Ils vont d’ailleurs jouer d’autres chansons extraites de cet opus résolument rock’n’roll et énergique : “Still Got The Keys To My First Cadillac” et au rappel “What Do I Know About Love”. Pour le reste, ils revisitent leur carrière assez prolifique en y incluant leurs hits intemporels. La chanson suivante “Another 45 Miles” est extraite d’une compilation “The Very Best Of 1965-1976, Volume 1”. On passe ensuite à “Leather”, extrait de “Grab It For A Second” sorti en 1978. Nous avons ensuite droit à trois extraits de l’album “Cut” sorti en 1982 : “The Devil Made Me To Do It”, “Twilight Zone” et “Future”. C’est pour moi un de leurs meilleurs albums. “When The Lady Smiles” est un des morceaux les plus connus. Il est extrait de “N.E.W.S.” sorti en 1984. Cette chanson est reprise en choeur par toute l’assemblée et c’est pour moi un moment fort du concert. Barry insiste et enfonce bien le clou avec l’assentiment d’un public ravi. Suit “Going To The Run”, un extrait de “Bloody Buccaneers” sorti en 1991, un slow un peu gras et envoûtant qui vous amène à vous rendre sur le dancefloor, mais il fait un peu serré dans la fosse du Lotto Arena. C’est magique quand vous fermez les yeux.

“She Flies On Strange Wings” est un extrait de “Seven Tears”, un vieux de la vieille sorti en 1971. C’est très énergique et rock, j’adore, et il prépare bien en somme la chanson suivante qui est “Long Blond Animal”, extrait du très bon opus “Prisoner Of The Night” sorti en 1980. C’est encore un morceau phare du groupe. Il a été écrit par Barry Hay en hommage à son épouse et est repris en choeur par tout le public. Une ambiance particulière est présente dans la fosse, la communion entre les artistes et la foule est parfaite. Un extrait de l’album “Face It”, sorti en 1994, “Johnny Make Believe” amène de la douceur, un passage acoustique annonciateur du solo de basse kilométrique de Rinus Gerritsen, un “Bass Solo” sur une double basse. Les jeux de lumières vont être concentrés sur le double instrument dont il tire de sacrés sons et solos. Ce solo annonce “Radar Love”, le dernier morceau de ce concert avec un Cesar Zuiderwijk qui va frapper ses fûts de batterie avec fureur. “Radar Love” est un standard du rock et la chanson la plus reprise dans le monde. Les artistes, très professionnels, nous ont tenus en haleine pendant deux longues heures. Cela a passé très vite et j’ai adoré. Pour le rappel, nous avons droit à quatre chansons : “What Do I Know About Love”, “Back Home”, “Buddy Joe” et “Holy Holy Life”.

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