Noa Moon sous la pression en mode Salon

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L’interview se déroule au Salon de Silly, juste après le concert de Noa Moon. Manon, pour les intimes, se plait bien à Silly et les gens du cru l’adorent aussi. Ils ont répondu présents pour un concert sold out. Il fait très chaud dans la salle. Tout le monde est content et ravi, public comme artistes. Music in Belgium : Depuis le concert en appartement chez Bernard Moisse, où je t’ai découvert, tu as fait un sacré chemin !

Noa Moon : Je crois quand même. Il y a eu ce concert-là, c’était le tout début, le premier concert guitare/voix en plus. Puis, il y a eu une signature chez Team For Action, avec qui j’ai signé forcément pour la Belgique. Alors, on a fait l’E.P. “Paradise” en 2012, et puis “River”. Ensuite, on a pu tourner toute l’année 2012. En 2013, on s’est concentré sur l’album, qui est sorti maintenant depuis le 16 septembre. Et voilà pour le moment. On commence enfin à avoir une vraie tournée qui s’installe. On sent vraiment qu’il y a plus de live par semaine, simplement. La promo commence de plus en plus à s’espacer et on prend pas mal de temps à faire les concerts.

MiB : Pourquoi t’appeler Noa Moon ?

Noa Moon : Noa Moon, c’est une anagramme de Manon. J’avais aussi envie de me trouver un autre nom que celui que je porte tous les jours, Manon à la maison et Noa Moon pour la scène. Manon, c’est très francophone. Je ne chante pas en français. Enfin, ce soir, tu auras vu que l’on a bossé une chanson en français, oui voilà : pour l’exercice. Pour la France, ils ont besoin d’un peu plus de français. Pour les radios, c’est une réalité, mais voilà c’était chouette de se faire un petit défi.

MiB : L’attrait de la musique te vient d’où ?

Noa Moon : Je ne sais pas trop, j’ai commencé la musique à 15-16 ans. Je voulais simplement faire de la guitare, puis écrire des textes. J’avais envie de faire quelque chose de plus sérieux. Finalement, cela a été plus vite que moi, quand je me suis rendu compte que j’étais en fait dans la musique et que cela marchait. Avec “Paradise”, cela a été super vite et l’on ne s’y attendait pas. Je me suis retrouvée propulsée dans cette démarche-là et je ne le regrette pas et cela fait un an que j’ai arrêté mes études. Je me suis retrouvée dans la musique sans le vouloir à la base. Là, j’ai arrêté mes études et cela se passe super bien. Je ne regrette rien.

MiB : Études et musique, est-ce compatible ?

Noa Moon : Il me restait un an à faire. Malheureusement, j’aurais pu le faire, mais il y avait trois mois de stage intensif et je ne pouvais pas me retirer pendant trois mois du circuit de la musique et de ce qui se passe pour le moment. Sinon, je risquais de rater des choses et il faut faire les choses à fond. C’est ce que j’ai décidé de faire en arrêtant mes études et en faisant de la musique à 100 %.

MiB : Ton concert en première partie de Saule avec Charlie Winston, quelles ont été les sensations ressenties ?

Noa Moon : C’était incroyable parce que je n’avais jamais eu cela pendant la session “Paradise”. J’ai commencé l’intro en guitare/voix comme sur l’album et à la fin du refrain, les gens ont commencé à applaudir. Je n’avais pas encore commencé avec le groupe et c’était super agréable d’être une première partie aussi bien accueillie. C’est toujours difficile de faire des premières parties parce que forcément, la plupart du temps, les gens achètent un ticket pour l’artiste en tête d’affiche. Les premières parties, j’en ai fait énormément et c’est chouette. Justement, c’est un défi de se retrouver devant un public qui ne t’attend pas. Mais là, c’était un rêve, les gens étaient super réceptifs, ils chantaient bien et en plus dans une A.B. sold out. C’était assez impressionnant. C’était vraiment spécial et c’était la première fois que je jouais dans la grande salle. J’avais déjà joué à l’A.B. Club. J’ai de très bons souvenirs, un super son, une superbe ambiance. On y reviendra dans la grande salle, j’espère.

MiB : Jouer au Salon de Silly, en mode sold out, cela te fait quoi ?

Noa Moon : Cela me fait plaisir. Simplement, parce que là, comme je le disais un peu maladroitement pendant le concert, on a de plus en plus de concerts sold out même si ce n’est pas des 5000 personnes, mais c’est 200, 250 ou 350 personnes. C’est plutôt fun. Je me dis voilà on parvient à remplir des salles et il faut un début à tout et en plus sold out. On peut dire que tous ces gens qui ont acheté un ticket pour venir passer la soirée avec nous, ils avaient l’air content. C’est gratifiant.

MiB : Toutes tes dates sont sold out, cela te fait plaisir ?

Noa Moon : Beh oui évidemment. C’est génial.

MiB : Ton nouveau CD marche-t-il bien ?

Noa Moon : Je n’ai pas les ventes en tête et les chiffres forcément, c’est intéressant à savoir, mais moi je me concentre beaucoup sur l’artistique, la scène et ce qui peut se passer avec les gens. Je ne suis pas nécessairement la reine de la communication sur le net et les réseaux sociaux. Je préfère mettre en avant les dates où les gens viennent et prendre le temps pendant une heure et demie d’aller signer des disques et de dire bonjour. Pour moi, ce contact-là est plus important que parfois les réseaux sociaux, même si cela me plait de bosser là-dessus. Il faut que je m’y habitue et que je sois plus stricte avec moi-même. Je pense que pour l’album, on a dépassé les 1000 ventes en CD et en digital mélangés. Je n’ai pas les chiffres exacts, mais je vois surtout que les concerts deviennent sold out. L’un dans l’autre, voilà, j’aime bien voir surtout des gens au concert. Ce serait plus triste que tout le monde achète l’album, mais que personne ne vienne au concert.

MiB : La France, est-ce que cela démarre bien ? C’est un objectif prévu pour toi, ce pays !

Noa Moon : Il y a “Paradise” qui est passé depuis cet été en radio. Le 18 novembre, on va sortir l’album en France et je passe en concert à La Boulle Noire. Je n’ai aucune idée sur la vente des tickets. Je suis très contente, il y a des dates qui s’installent. On a reçu aussi pas mal de dates par mail qui doivent s’annoncer. Donc on voit que cela bouge en France. Sur la page Facebook, il y a de plus en plus de fans français et c’est très positif.

MiB : Est-il possible de vivre de sa musique en Belgique ?

Noa Moon : J’y arriverai bientôt. Encore quelques mois de patience. Tout s’installe.

MiB : Il faut quand même s’exporter, non ?

Noa Moon : Oui, c’est normal et c’est chouette. Je suis souvent dans le Thalys ces derniers temps, c’est vraiment chouette. Je suis contente à chaque fois. On recommence un peu tout ce qu’on a fait en Belgique en 2012. C’est génial, en plus, d’avoir une seconde chance. J’ai sorti “Paradise” en Belgique, j’avais 19-20 ans, entre 20 et 21, je ne sais plus exactement. Je l’ai vécu une première fois et je vois qu’il y a des choses qui ont évolué pour le groupe, pour moi-même et pour l’équipe qui nous entoure. On devient plus professionnel. C’est bien de recommencer cela en France. On sait un peu mieux ce qu’on prend, même entre nous. On sait mieux gérer tout ce qui se passe, même si cela était bien géré avant.

MiB : Ton beau chapeau rose de la Rotonde qui venait de chez BelleRose, tu ne l’as plus ?

Noa Moon : Non, il était beige, mais j’en ai un deuxième et il est noir, le voilà. Il est foncé.

MiB : Le concert à la Rotonde, cela représentait quoi pour toi ?

Noa Moon : Un concert sold out, cela fait plaisir. Et la Rotonde, c’est Bruxelles et c’est près de chez moi. Le Botanique, c’est une sacrée salle à Bruxelles. La Rotonde, j’en ai déjà fait plusieurs et celle-ci, c’était vraiment la mienne. C’était sold out, c’est une salle ronde et le public était super chaleureux. On se sentait un peu comme dans un cocon, c’est l’impression que l’on a tous eue. Il y avait tellement d’amour ce soir-là et c’était la date bruxelloise de l’automne si pas de l’année pour nous pour le moment. Après, je m’en fiche de la salle, si moi je passe un bon moment et qu’il y a des gens qui viennent nous écouter et qu’ils passent un bon moment. Mais forcément, la Rotonde, j’étais chez moi. C’était une très bonne soirée forte en émotion. Le son est très bon aussi, mais partout où je passe en concert. Ici, à Silly, le son est très bon et cela fait plaisir d’y revenir. J’étais déjà venue ici il y a un an et demi.

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