Dream Theater à Deinze : the show must go on

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J’ai assisté ce samedi 8 février au Brielpoort de Deinze à un concert du groupe de métal progressif américain Dream Theater. La salle est sold out et le show assez visuel va durer près de trois heures, actuellement une réelle prouesse que de tenir son public en haleine pendant si longtemps sans que celui-ci ne se lasse. Dream Theater est un groupe de métal progressif américain. Il est actuellement composé de John Petrucci à la guitare, John Myung à la basse, Jordan Rudess aux claviers, Mike Mangini à la batterie et James LaBrie au chant. Dream Theater est là avant tout pour nous présenter son nouvel et douzième album studio au nom éponyme de “Dream Theater”.

Le spectacle est divisé en deux parties : une première de 75 minutes et une seconde de 60 minutes avec entre les deux une petite interruption de 15 minutes. À 20h précises, le show débute. Un rideau blanc est tendu devant la scène pour permettre la projection de petites vidéos. Sur la bâche tendue devant la scène, l’ensemble des pochettes des albums est évoquée à travers de petites animations et les réactions du public donnent déjà une bonne idée des albums favoris. Ces projections sont accompagnées de “False Awakening Suite”, un instrumental de trois minutes qui ouvre le nouvel opus. On pourra voir dès le début que le groupe va soigner le côté visuel de son show.

Le rideau tombe et le groupe se place sur l’immense scène. Le kit de batterie de Mangini est conséquent et cache presque complètement le batteur qui est placé au centre de la scène. À sa droite, l’inusable Jordan Rudess et son clavier orientable. Sur le devant de la scène, le trio composé de James LaBrie au chant, de John Myung à la basse et de John Petrucci à la guitare. Ce dernier utilise souvent une guitare à sept cordes et John Myung une basse à six cordes.

L’acte 1 va débuter avec “The Enemy Inside”, le tout nouveau single du dernier opus. On peut dire que John Petrucci, comme à l’habitude, nous délivre des riffs accrocheurs aux côtés d’un John Myung dont les lignes de basse renforcent considérablement le travail de son collègue guitariste. James LaBrie fait son apparition au micro alors que Jordan Rudess développe une orchestration savamment dosée. Il n’y a aucun doute, on est bien dans du Dream Theater pur et dur. Il est terrible ce Jordan derrière ses claviers, c’est le centre d’intérêt du concert dès le début. Il fera d’ailleurs sensation avec son clavier orientable.

On passe ensuite à “The Shattered Fortress”, extrait du dixième album “Black Clouds And Silver Linings” sorti en 2009. Les lignes de chant traditionnellement prise en charge par Mike Portnoy (membre fondateur qui a quitté le groupe en 2010) reviennent ici à John Petrucci qui assure sans difficulté. Le morceau suivant est “On The Backs Of Angels”, extrait de l’album “A Dramatic Turn Of Events” sorti en 2011, j’aime bien cette chanson. Un retour au nouvel opus avec “The Looking Glass” où les lignes vocales de James LaBrie nous rappellent le bon vieux temps. “Trial Of Tears” est extrait de l’album “Falling Into Infinity” sorti en 1997. Il a été catalogué comme le plus commercial du groupe. Cette chanson qui fait 13 minutes est assez progressive. Le duel synthé/guitare, avec sa montée harmonique progressive, vous laissera tout simplement pantois. C’est du grand art.

Le groupe va nous charmer avec “Enigma Machine” et un solo de batterie assez prestigieux de Mike Mangini. Le petit dessin animé réalisé et projeté derrière sur l’écran colle parfaitement avec l’ambiance de cette chanson. Le solo de batterie délivré par Mike est intelligemment fait et assez court pour ne pas ennuyer le public. La ballade “Along For The Ride” va un peu calmer les esprits. La voix est magnifique et vous amène à vous exécuter avec votre partenaire sur le dancefloor, mais il y a trop de monde. La première partie se termine brillamment avec “Breaking All Illusions”, un extrait du fabuleux album “A Dramatic Turn Of Events” sorti en 2011. Une belle fin pour cette première partie. Le chanteur annonce une petite pose de 15 minutes, le temps de se rendre au bar et au marchandising.

L’interruption terminée, on repart pour 60 minutes consacrées à l’album “Awake” qui est à l’honneur avec pas moins de cinq chansons jouées : “The Mirror”, “Lie”, “Lifting Shadows Off A Dream”, “Scarred” et “Space-Dy Vest”. Les fans de la première heure sont ravis. C’est un album difficile, mais sur scène il prend une tout autre ampleur. Quel plaisir de retrouver un “Space-Dy Vest” qui n’a plus été joué depuis des lustres. Ce deuxième acte se termine par “Illumination Theory”, morceau fleuve de vingt-deux minutes du dernier album. Le concert est terminé, mais on sait que le groupe va revenir pour nous interpréter : “Overture 1928”, “Strange Déjà Vu”, “The Dance Of Eternity” et “Final Free”. Il y a parmi ce final quatre morceaux extraits de l’excellent album “Metropolis, Part 2: Scenes From a Memory”, cinquième album du groupe sorti en 1999. Tout le public apprécie et moi aussi. On termine avec “Illumination Theory”.

Ce concert a été un résumé de grande classe de la carrière de ce groupe américain qui a 28 ans de présence. Il faut dire que, sur scène, Dream Theater reste une machine de guerre qui écrase tout sur son passage. Trois heures de concert, c’est fabuleux !

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