La pop virevoltante de Cats On Trees au Bota

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Un jour avant d’assister aux Victoires de la Musique pour lesquelles ils étaient nominés dans la catégorie “Album révélation de l’année”, les Toulousains de Cats On Trees se produisaient dans une Rotonde du Botanique archi sold out ce jeudi 13 février. Le succès de leur single “Sirens Call” n’étant sans doute pas étranger à cet engouement, on était tout de même curieux de voir ce qu’ils avaient dans le ventre.

Première partie annoncée sur le tard, Alexandra Gatica (“comme ça se prononce”) est un petit bout de femme prolixe et poète originaire de la Cordillère des Andes dotée d’une voix sévère à la Patricia Kaas. Elle s’accompagne principalement d’une guitare classique alors qu’un bassiste aux influences jazzy lui répond en installant une ambiance presque cabaret. Si elle avait clairement le trac au début (son discours d’intro un tantinet trop long l’a trahie à ce niveau), celui-ci allait rapidement s’estomper grâce à un contact chaleureux avec le public.

Il va sans dire que son style inspiré de la grande chanson française tranche au point de devenir hors propos, mais la vision plus rythmée des deux derniers titres va rééquilibrer tout cela et c’est sous les applaudissements nourris d’un public conquis qu’elle va rejoindre les coulisses, manifestement ravie de sa première prestation en Belgique.

Actif depuis 2007, le duo Toulousain Cats On Trees a vu son histoire s’emballer ces derniers mois avec la sortie d’un premier album éponyme et la diffusion en boucle du single “Sirens Call” qui a même fait son apparition dans l’Ultratop. Pas étonnant que le public présent n’avait pas vraiment la tête des habitués du Bota. Ceci dit, il a joué son rôle à la perfection.


Sur scène, le batteur Yohan Hennequin (qui cogne également les fûts au sein de My Own Private Alaska) donne la mesure et répond au piano de Nina Goern, toute craquante avec son large sourire, son appareil dentaire et sa voix légèrement nasillarde. Mais pas touche, il s’agit de la compagne du chanteur des précités MOPA. Peut-être pas une histoire de famille, mais certainement d’une amitié franche, si l’on en croit la complicité qui les unit.

Il est d’ailleurs surprenant de voir Yohan caresser son kit (notamment lors du titre d’intro avec des baguettes de jazz) plutôt que de le dégommer. Mais cela prend tout son sens à l’écoute des compositions plus calmes qui renvoient directement à Hooverphonic (“You Win”, “Jimmy”). Ceci dit, lorsque le tempo s’accélère (“Tikiboy”, “Wichita”), l’ensemble devient nettement plus personnel (et plus intéressant par la même occasion).

Intelligemment balancé en début de set, leur hit single permettra de monter la température d’un cran. Mais il convient également de mentionner la panoplie d’effets spéciaux du plus bel effet, que ce soit sur l’immense écran derrière la scène ou sur les totems composés de différents triangles dont les contours tranchaient avec les couleurs diffusées à l’intérieur de ceux-ci. Une manière d’installer une atmosphère propice à des titres plus mélancoliques qu’il n’y paraît.


Un album pour tenir 1h20 (en tout cas, c’est ce qui avait été annoncé), c’est un peu juste. Ils ont donc joué un nouveau morceau qui a l’air d’avoir convaincu le public et l’une ou l’autre cover dont “Le courage des oiseaux” de Dominique A, le seul titre chanté en français au style vocal qui renverra bizarrement à Cœur De Pirate. Plus tard, lors des rappels, ce sera le “Mad World” de Tears For Fears dans une délicate version inspirée de celle signée Michael Andrews et Gary Jules qui sera revisité.

Les deux autres titres du rappel auront déjà été interprétés pendant le set principal, dont un “Sirens Call” bien plus spontané, un peu comme quand le gagnant de l’Eurovision vient réinterpréter sa chanson après la proclamation des résultats. Un concert gentil donné par des artistes sympas et accessibles qui reviendront le 16 mai aux Nuits du Bota, avec Cascadeur et Mark Daumail sous le Chapiteau. Dilemme, il y a BRNS qui joue ce jour-là à la Rotonde…

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Cats On Trees

Photos © 2014 Bernard Hulet

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