Le Barzanova à Houdeng : une belle institution boostée par une équipe dynamique

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Le Barzanova est une toute nouvelle salle de spectacle située chaussée Paul Houtart 222 à Houdeng-Goegnies, un projet assez ambitieux conçu par un amoureux du son et de la musique. La salle est unique en Belgique en matière de technologie et offre une acoustique remarquable et un rendu visuel exceptionnel ; elle peut accueillir un maximum de 600 places debout ou maximum 200 places assises. Le Barzanova est entièrement climatisé et dispose de son propre bar, d’une entrée pour les artistes et de loges. La superficie de la salle est de 300 m² et celle de la scène est de 50 m². Et la chose la plus importante, le son y est aussi bon qu’à l’Ancienne Belgique, je ne cesserai de le souligner. L’accueil est magnifique et, en tant que spectateur, on s’y sent particulièrement bien. De plus les prix d’entrée sont démocratiques.

Le Bzn AEB pour Alternative Event Booking est un sous-groupe qui travaille en partenariat avec le Barzanova. Le but est d’amener une programmation plus alternative que ce soit dans le rock, le jazz et aussi l’électro. Odilla et Fabienne nous présentent un peu leur objectif et leur politique culturelle qui peut amener un plus pour les musiciens locaux. Nous faisons donc un petit interview de ces charmantes personnes qui donnent de leur personne pour faire bouger et dynamiser la musique et les artistes de la région du Centre et des environs.

Music in Belgium : J’ai découvert le Barzanova lors d’un concert du groupe Burn Your TV, une belle surprise et un son parfait !

Odilla : Il faut se dire qu’au niveau de l’installation et du matériel, notamment sonore et aussi table de mixage, tout est mis à la disposition de l’artiste qui vient ici. L’artiste arrive, son sound check se passe le mieux possible. Il ne faut pas oublier aussi les conditions d’accueil : il y a une belle loge uniquement réservée à l’artiste. Je pense que c’est un super lieu à découvrir dans la région.

Fabienne : Oui, le son c’est un peu l’avantage de cette salle. C’est toute la qualité sonore et celle de la scène qui pour l’artiste est un point fort. Par extension, c’est un lieu agréable pour le public aussi, la salle a une capacité de 600 personnes. L’accueil, l’espace, c’est quand même unique dans la région. C’est assez rare et assez neuf. Pour ce qui est des lumières et des infrastructures, on est quand même dans la qualité. En général, on trouve plus ce genre de qualité sur Bruxelles ou en Flandres. On pourrait rivaliser avec l’Ancienne Belgique.

MiB : Quelle est votre programmation pour l’avenir ?

Odilla : Nous sommes le Bzn AEB pour Alternative Event Booking, si on peut dire un sous-groupe qui travaille en partenariat avec le Barzanova. Notre but à nous est d’amener une programmation plus alternative que ce soit dans le rock, le jazz, le rock et l’électro aussi. On lance des soirées thématiques, celle-ci sera rock, nous avons déjà eu une soirée funk et une électro se prépare. Tout est en train de se mettre en place pour qu’on se dirige vers cet esprit premièrement de découverte puisque que la raison première du BEB (Belgium Emerging Band) est de mettre en exergue les groupes belges qui commencent à se faire connaître et à avoir une petite renommée, pas uniquement des groupes de la région, mais des groupes belges. Et pourquoi ne pas leur donner un petit coup de pouce en leur donnant l’occasion de se produire sur une chouette scène ? Il y a vraiment un éclectisme au niveau de notre groupe. La programmation est là pour faire découvrir pas mal de choses.

Fabienne : En vérité, on programme chaque vendredi dans la salle et on essaye que chaque vendredi ait sa couleur, sa spécificité. Comme ma collègue l’a dit, on passe du funky, du jazz, du rock, du blues, de l’électro. Comme cela, on veut jouer la carte de l’éclectisme et les gens pourront s’y retrouver.

Odilla : Sans oublier que deux fois par mois, on organise une jam qui est une scène ouverte pour les artistes. On les invite d’ailleurs tous à venir jouer sur scène et à se promouvoir. On a actuellement pas mal de bons retours de musiciens de la région bien sûr, mais aussi de Charleroi, Mons et Bruxelles qui commencent à connaître le lieu et à s’y intéresser de plus en plus. Ce concept de jam est vraiment sympa et convivial, car les gens peuvent s’essayer sur scène. Voilà, petit à petit on commence à installer la programmation et l’esprit que l’on a envie de partager, c’est la culture, l’envie de faire du bon et du qualitatif, partager surtout et s’amuser.

Fabienne : Pour les jams, la meilleure publicité c’est actuellement les artistes. Jouer en improvisation comme cela avec les conditions du live, ils utilisent la scène et le matériel mis à disposition, c’est évidemment super agréable pour eux. Ils sont vraiment très très contents. Nous avons parfois des petits groupes qui viennent s’essayer à faire un morceau ou deux pour être dans de vraies conditions de concert. Cela est très convivial et très simple. Ce sont de très chouettes moments aussi bien pour les musiciens que pour le public. C’est agréable à voir et c’est gai d’être dans cette ambiance-là.

Odilla : C’est d’être dans une atmosphère comme celle-ci, d’être dans un cadre qui est on peut le dire professionnel.

MiB : Présentez-nous un peu la salle et l’équipe du Barzanova ?

Odilla : Il y a d’abord le BZN AEB. On s’occupe de la communication et on travaille en relation étroite avec l’équipe du Barzanova qui elle programme plus de la variété française et italienne. Au niveau du Bzn AEB, il y a aussi Jonathan et Ludo.

MiB : C’est un fameux défi cette salle pour la région ?

Fabienne : On se plaint toujours, il y a énormément de potentiel et de musiciens dans la région, c’est vraiment un vivier. Mais est-ce qu’il y a vraiment les réseaux et les moyens de les accueillir, de les diffuser, de les rendre visibles aussi ? Donc, ici, on a eu cette possibilité et c’est tombé un peu par hasard. Nous quatre, on s’est dit : c’est l’occasion de mettre en pratique un petit peu toutes les critiques aussi que l’on a pu avoir sur la politique culturelle (politique, je ne pense pas vraiment dans le réseau officiel), mais surtout l’envie de mettre en avant le désir et la demande qui est vraiment très forte dans cette région. Si on ne le fait pas, c’est bête. Donc, il faut se lancer.

Odilla : Je pense qu’il y a beaucoup de bonnes énergies, de bonnes vibes, comme on peut dire et surtout les mettre à bon escient, et là je pense que c’est un projet qui n’est pas en rapport avec l’argent. C’est une réelle envie de faire un truc sympa, d’ouvrir la porte à certains artistes et essayer de leur donner une petite carte de visite, une petite visibilité. En tout cas, autant que l’on puisse le faire déjà par rapport à ce lieu qui est génial et pouvoir leur donner ce petit coup de pouce, pourquoi pas pour démarrer leur carrière.

Fabienne : Et puis, soyons ambitieux pour la région, c’est quand même sympa d’avoir un lieu de cette qualité. Cela change un peu de l’image véhiculée par La Louvière. Cela rentre dans cette vague de renouveau de la ville qui agrémente un petit peu cette sortie de la mine.

Odilla : On ne va pas se voiler la face, les gens ont une image assez arrêtée en tout cas sur la région. On la catalogue souvent de zone sinistrée. Il faut juste venir voir un peu et se rendre compte qu’il y a pas mal de choses qui se sont passées ici. Il est grand temps que les gens voient notre région et notre vie autrement. Je pense également que cela peut y contribuer.

Fabienne : Notre défi, c’est que les gens mettent un pied dans cette salle. Je crois que quand le public y aura mis un pied, le reste se fera un peu tout seul. Toutes les conditions sont réunies pour que les gens reviennent et s’y sentent bien et que le bouche-à-oreille fonctionne aussi. Le premier défi est que les gens viennent voir un concert à la chaussée Paul Houtard à Houdeng.

MiB : Sur Liège, il y a le collectif Jaune/Orange ? À La Louvière, la scène est prolifique et il faut un endroit comme le Barzanova pour booster cette scène ?

Fabienne : Il faut un lieu comme ici, un lieu d’accueil et une base et, certainement, de l’engagement personnel, de la volonté, du travail, de la passion et l’amour de la musique et tout cela est présent au Barzanova. Par rapport à notre politique et pour les évènements que le Bzn AEB programme, on veut rester avec un prix d’entrée bas et démocratique de 5 euros qui nous permet quand même de fonctionner et d’accueillir des groupes de qualité tout en restant raisonnable. On ne s’autorise pas à demander plus de 5 euros pour le genre d’affiche que l’on propose. Ma foi, si on pouvait avoir Pearl Jam ici cela ne serait pas 5 euros d’entrée. On peut rêver.

Odilla : L’idée est de faire quelque chose de chouette dans un endroit bien agréable et que cela reste démocratique et accessible à tout le monde en présentant de la qualité. Nous allons avoir un concept unique qui gagne à être connu 100 et 1000 fois, c’est le One Man Band : on accueille des artistes belges comme News From The Star (pop mélodique), Carton Pâte (plus expérimental) et alors un artiste anglais Lewis Floy qui est la réincarnation vivante de Jimi Hendrix. Il faut l’écouter et le voir. Ce concept, c’est artistique, créatif et original. La manière dont on va mener ces soirées, on y a mis notre touche d’originalité, car chaque artiste défend un instrument différend. Il y a un côté évolutif qui a été réfléchi. Il y aura la qualité, le côté découverte et c’est un peu notre coup de coeur.

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