Beth Hart : une grande leçon de blues cinq étoiles et de générosité

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Soirée de classe ce 15 mars dans la meilleure salle de notre plat pays. On y accueille une artiste généreuse et de grand talent en la personne de Beth Hart. Je l’ai vue il y a peu de temps avec Joe Bonamassa à Anvers. J’y avais passé une superbe soirée, mais celle-ci sera particulière et pleine d’émotions. Beth a une voix de diva mais c’est une artiste simple, attachante comme on n’en fait plus et surtout généreuse. La première partie ce soir est le groupe flamand Black Tolex, un illustre inconnu pour moi. Ils sont quatre et jouent en acoustique. Le groupe est composé de Guillaume Lamont et de Milo Meskens aux guitares, de Simon Lamont au cajun et de Matthijs Machtelinckx à la basse. Le concert, malgré une publicité assez importante, n’est pas annoncé complet. Black Tolex débute sa prestation à 19h30 pour permettre à la diva Beth Hart de jouer un maximum. Le public présent dans la fosse discute beaucoup, et moi je me trouve au balcon. La prestation est pas mal, mais ne va pas casser la baraque. Ce n’est pas un groupe qui normalement en mode acoustique devait chauffer la salle pour la diva passant en tête d’affiche. Pourtant ce combo est bien connu en Flandres et aux Pays-Bas où il fait un tabac. Ils ont à leur actif plus de 80 concerts. Un E.P. éponyme est sorti en novembre 2012. À l’écoute de cet opus, c’est assez électrique, rock et bien foutu, je suis un petit peu dérouté par ce concert en mode acoustique, mais j’espère les revoir en mode plus électrique.

Pour Beth Hart, on peut dire que la salle est sold out et elle le mérite bien. Le concert débute avec un cover de Randy Weeks,  » Can’t Let Go ». Ça commence fort, la voix de Beth est assez rock’n’roll. Elle ne tient pas en place et les musiciens qui l’accompagnent, deux guitaristes, un batteur hors pair et un bassiste de derrière les fagots, vont l’accompagner pendant plus de 120 minutes sans perdre aucune énergie. Un second cover de Ike and Tina Turner va suivre avec le très dansant « Nutbush City Limits ». On passe ensuite à une prestation haute en couleur avec « Sick/Drum Solo » et son solide solo de batterie. La voix de Beth est assez haute perchée, elle vit littéralement ce qu’elle chante et va nous charmer avec un nouveau cover de Bobby Bland, « I’ll Take Care Of You », et le superbe « Bang Bang Boom Boom ». Il faut vous dire qu’elle excelle dans les reprises aussi bien que dans ses propres compositions. Une autre sudiste bien intégrée dans notre plat pays est présente dans la salle : B.J. Scott.

Beth est généreuse comme sa voix et va conquérir un public déjà acquis à sa cause. Elle va nous balancer dans les tympans « Better Man », « Skin » et « Spirit Of God » pour passer ensuite à un cover de Billie Holiday, le superbe « Don’t Explain ». On va continuer avec « If I Tell You », « Delicious Surprise », « Thru The Window Of My Mind », « I’ll Stay With You » et « Out Of L.A. ». Beth est une artiste généreuse et quand elle débute au piano, un fan aux premiers rangs vire de l’oeil et tombe au sol. Elle interrompt « One Eyed Chicken », passe les barrières et s’inquiète de son état de santé. Tout rentre dans l’ordre et notre sympathique chanteuse au grand coeur reprend sa chanson. On voit là que l’on a affaire à une artiste humble avec un grand A. Beth a des intonations de voix de Janis, Tina et B.J.Scott, c’est une artiste de grande classe. Elle a côtoyé Joe Bonamassa et Jeff Beck et, pour cela, on lui doit simplement le respect, elle est sourire et générosité. Madame blues continue son set avec « Monkey Back », « Caught Out In The Rain » et un petit rappel, « There In Your Heart », pour terminer par « Miss Lady ».

Madame Hart, tu m’as fait passer une soirée de grande qualité pleine d’intensité. Ta voix m’a à nouveau charmé, j’ai de petites étoiles partout devant les yeux et dans les oreilles. Tu nous reviens quand Beth ? Bientôt j’espère.

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