Skullfest : le métal fest des bikers – Jour 2

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Le concert de Battle Beast ayant fini assez tard, il est quand même presque 4 heures du matin quand je me couche. Du coup, panne de réveil le samedi. Quand j’arrive au festival, le set de Bloodbound vient de commencer. Heureusement, les décibels fusent dans tous les sens et je suis bien vite replongé dans le bain pour ce deuxième jour de festival.

Bloodbound est un groupe de heavy métal suédois que j’avais eu l’occasion de découvrir au R-Mine Festival en 2013. Resté sur une très bonne impression l’an passé, j’étais très heureux à l’idée de revoir les métalleux du pays d’Abba. Sur scène, Patrik Johansson (lead vocals), Tomas Olsson (guitare), Fredrik Bergh (claviers et backing vocals), Pelle Åkerlind (batterie et backing vocals), Henrik Olsson (guitare) et Anders Broman (basse et backing vocals) peinent un peu à mettre l’ambiance malgré un set très réussi faisant la part belle aux deux derniers albums du groupe que sont «In The Name Of Metal» et «Unholy Cross» . Grâce à leur volontarisme et à leur sens inné de la mélodie, la mayonnaise va finir par prendre: le public commence à répondre aux sollicitations du chanteur et se prend au jeu. Et cela chante et cela secoue la tête dans tous les sens! A la fin du set, le public me paraît en pleine forme, chauffé à point pour les groupes suivants.


Enforcer, autre groupe suédois, propose une musique d’un genre sensiblement différent puisqu’elle est classée dans le « Heavy/Speed Metal – High Energy Heavy Metal ». À ne pas confondre avec le groupe américain du même nom, qui est un groupe de power/doom metal. Sur scène, les quatre membres du groupe s’en donnent à cœur joie. Olof Wikstrand (voix/guitare), Jonas Wikstrand (batterie), Joseph Tholl (guitare) et Tobias Lindkvist (basse) prennent manifestement beaucoup de plaisir à se produire ensemble sur scène. On reste dans le relativement mélodique, mais un cran plus dur. En observant le chanteur qui s’accompagne à la guitare, je me fais la réflexion que la quasi-totalité des groupes présents à ce festival avaient au moins une guitare de type « flying V » alors que je croyais ce modèle en perte de vitesse. Les riffs de guitare rappellent ceux de Saxon ou Iron Maiden, mais accélérés pour en devenir presque thrash. Le public adhère. De mon côté, je suis moins convaincu, même si je reconnais n’avoir aucun reproche objectif à formuler. Sans doute une question de goût.


Le groupe suivant vient des États-Unis. Il s’agit de Toxic Holocaust. Rien que le nom du groupe me fait craindre le pire. Mais il en faut beaucoup plus que cela pour effrayer les robustes et virils gaillards qui peuplent le public. Créé par le musicien multi-instrumentiste Joel Grind, la formation se compose aujourd’hui en outre de Phil Gnaast (basse) et Nicholas T. Rage (batterie). Sur scène, le groupe déverse un thrash métal puissant avec un indéniable côté punk et black. Sa grande force réside dans ses riffs accrocheurs, simples mais d’une efficacité redoutable. Les morceaux ne sont jamais trop longs, c’est une des règles d’écriture du groupe. En entendant cette musique très dure, j’ai comme un doute qui me traverse l’esprit à propos de l’adage «La musique adoucit les moeurs». À en juger par les pogos dans l’assistance, ce serait plutôt l’inverse. Si beaucoup semblent avoir apprécié dans le public, je suis personnellement plus dubitatif…

La tête d’affiche de la soirée et le groupe à qui revient l’insigne honneur de clôturer l’édition 2014 du Skullfest est encore un groupe suédois, ou plutôt un groupe de Suédoises. Point d’orgue de ce qui ressemble fort à un rapprochement belgo-suédois vu le nombre de groupes venus de cette partie de la Scandinavie, le concert de Crucified Barbara vient apporter une touche sexy pour bien finir la soirée, ce qui n’est pas fait pour déplaire aux mâles de l’assistance.


Créé en 1999 par la bassiste Ida Evileye et la guitariste Klara Force, le groupe comprend aujourd’hui aussi Nicki Wicked à la batterie et Mia Coldheart au chant et à la guitare. Leur musique est une base de hard rock à laquelle viennent se mélanger divers ingrédients comme: punk, pop, thrash… Avec 3 albums à leur actif, les belles n’hésitent pas à se produire en tête d’affiche. Au programme, des titres de l’ensemble de leur répertoire comme «Sex Action », «To Kill A Man », «In Distorsion We Trust », «The Crucifer » ou «Play Me Hard ». Malgré leur joli minois, les musiciennes venues du froid n’ont rien de poupées Barbies jouant de la musique rock. Ce sont de vraies rockeuses, qui envoient les riffs aussi bien que leurs collègues masculins. Même à la batterie, Mia percute grave. Lors du rappel, les belles sont rejointes sur scène par leurs collègues de Bloodbound pour le bouquet final. Jolie conclusion d’un festival très convainquant et particulièrement bien organisé. En espérant que les organisateurs arriveront à faire aussi bien l’an prochain !

Photos © 2014 Hugues Timmermans

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