Hommage à Jack Bruce

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Encore une immensité du rock qui s’en va. Jack Bruce, qui venait de sortir son dernier album Silver rails, devra désormais être conjugué au passé. Bassiste à l’incroyable technique, sans doute le meilleur de sa profession, et chanteur au timbre oscillant entre finesse et rugosité toute écossaise, Jack Bruce représentait un élément fondamental du socle du rock anglais. On le repère comme élève discipliné des parrains du blues anglais dans les années 60. Avec Alexis Korner, John Mayall et surtout Graham Bond, Jack Bruce fait ses débuts en 1964-65. Il évolue déjà avec un batteur d’exception qui va devenir son acolyte dans Cream, Ginger Baker. Cream, c’est aussi bien sûr Eric Clapton et ces trois mousquetaires du blues vont poser les bases du rock lourd entre 1966 et 1968.

On retrouve Jack Bruce dans les années 70, avec une carrière solo promenée entre jazz avant-gardiste et solides chansons rock servies par le talent de son parolier et ami Pete Brown. Les démons heavy rock le reprennent en 1972-73 avec un autre super-groupe, West, Bruce & Laing, association de malfaiteurs hard rock montée avec deux musiciens de Mountain, le groupe mastodonte américain.

Depuis une vingtaine d’années, Jack Bruce payait le prix de ses excès de drogue et d’alcool. Resté à un très haut niveau créatif malgré ces soucis de santé, Jack Bruce avait encore fait parler de lui avec la reformation de Cream en 2005, pour des concerts au Royal Albert Hall. Et puis son foie a déclaré forfait le 25 octobre, inconscient que cet acte fou allait entraîner la disparition d’un géant de la basse.

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