Metal Female Voices Fest 2014 – Jour 1 : Les grandes retrouvailles

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Ils me paraissent bien longs les derniers kilomètres de route de campagne qui me séparent de la charmante localité flamande de Wieze, à côté d’Alost. Le week-end tant attendu est sur le point de commencer. Avec une petite pointe de tristesse (les organisateurs ayant annoncé qu’ils prenaient une année sabbatique en 2015) tempérée par la joie immense de retrouver tous les habitués du MFVF pour la soirée inaugurale de la 12e édition de ce festival consacré aux voix féminines de la galaxie métal. Une fois entré dans les Oktoberhallen, je retrouve le paysage familier du festival. La physionomie de la scène a un peu changé puisqu’il n’y a plus de catwalk cette année. En revanche, on remarque la présence d’un écran LED géant à l’arrière de la scène. Après ce rapide repérage des lieux, je me rends dans le carré VIP pour préparer mon matériel photo. Parmi les personnes présentes, je retrouve des visages connus, venus des quatre coins de la planète. Le temps d’échanger quelques mots et il est déjà temps de prendre place dans le pit pour la prestation du premier groupe de la soirée.


C’est aux Lillois de Diary of Destruction que revient l’insigne honneur d’ouvrir les festivités. Le combo composé de Gabriel Misiurny et Max Delassus à la guitare, Audrey Ebrotie au chant, Johan Debacq à la batterie et Benoit Creteur à la basse assure une belle présence scénique, au son d’une musique métal fortement teintée de death-melodic et de metalcore. Audrey est très à l’aise sur scène et assure le show. Ses grunts font merveille sur cette musique musclée. Le public, étonnamment nombreux pour un premier soir, a l’air d’apprécier. Et les 40 minutes que durent ce premier set passent à une allure folle. Il est donc temps de faire un retour au bivouac VIP pour s’abreuver avant la suite de cette soirée.


Arrive ensuite sur scène un OVNI métal baroque répondant au nom d’Ayin Aleph. Sur scène, une chanteuse vêtue d’un short très court, de bas nylon style jarretelle, d’un corset blanc et d’une espèce de chapka en (imitation ?) fourrure. Cette artiste est à la fois auteure, compositrice, pianiste, chanteuse, vidéaste, créatrice de mode… Bref une artiste complète. Son univers néobaroque a quelque chose de désarçonnant. Sa musique part dans tous les sens, comme une boussole qui aurait perdu le nord. On perçoit des influences classiques et une touche d’âme russe. Mais l’ensemble manque de cohérence et fleurte plus d’une fois avec la vulgarité et le mauvais goût.


Dernier intermède avant la tête d’affiche de la soirée, l’artiste japonaise Saeko monte sur scène pour interpréter un morceau dont les ventes serviront à venir en aide aux victimes du tremblement de terre qui a dévasté le Japon. Ce morceau intitulé «Light of Life» est disponible sur plusieurs plateformes payantes, dont i-Tunes. Malgré un sérieux refroidissement, l’artiste a tenu à monter sur scène, refusant de faire faux bond aux organisateurs et aux victimes dans le besoin. Elle a donc tout donné, même si sa voix l’a clairement laissée en plan. Les fans ont cependant apprécié son grand cœur et son capital sympathie s’en est même trouvé accru.

Lors des deux éditions précédentes du MFVF, la soirée du vendredi avait été animée par les Eve’s Apple, collectif de chanteuses métal oeuvrant à la promotion de la femme dans le monde du métal dans tous les aspects de cette profession difficile par les temps qui courent. Ce collectif ayant cessé ses activités, plusieurs de ses membres ont uni leurs forces pour former les MFV United. Le principe est simple: ces dames viennent chanter, seules ou à plusieurs, un morceau qui leur tient à cœur, dans un style parfois bien différent de celui auquel elles nous ont habitués précédemment.


Parmi les prestations de la soirée, relevons (dans le désordre) Ailyn Gimenez (Sirenia) interprétant les «Fleurs Du Mal» de Sarah Brightman et «Uninvited» d’Alanis Morissette, Karolina Pacan (Skeptical Minds) interprétant «Send Me An Angel» des Scorpions et «We’re not Gonna Take it» des Twisted Sister, Iliana Tsakiraki (Enemy of Reality) interprétant «Bless the Child» de Nightwish, Kassandra Novell interprétant «I walk Alone» de Tarja, Mariangela Demurtas (Tristania) interprétant «Perfect Strangers de Deep Purple et «Gipsy», Maxi Nil (Jaded Star) interprétant «Trains» de Porcupine Tree et «On Most Surfaces» de The Gathering.

Si les deux jours suivants sont à la mesure de cette première soirée, le cru 2014 s’annonce exceptionnel. Vivement la suite demain matin !

Photos © 2014 Hugues Timmermans

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