H.E.A.T. : le phénomène venu de Suède

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Après le choc du premier concert de la formation suédoise à Anvers en mai dernier, je guettais le moment où les jeunes prodiges venus du Nord repasseraient par nos contrées. Quand j’ai vu qu’ils étaient à l’affiche au Muziekodroom à Hasselt, je n’ai pas hésité un quart de seconde. Me revoilà donc pour la 3e fois en quelques semaines dans cette superbe salle limbourgeoise. Comme le concert a lieu un jour de perturbations sociales, je pars bien à l’avance. Le trajet se passe bien et j’arrive donc fort tôt sur place. Le bar est ouvert et je savoure donc une boisson houblonnée en attendant que les portes de la salle s’ouvrent. À ma grande surprise, c’est la petite salle qui a été réservée pour cette soirée. Étonnant quand on connaît la popularité croissante du groupe. D’un autre côté, on est un lundi soir et ce n’est pas le meilleur jour de la semaine pour faire bouger les foules. Derrière le fond musical distillé par les haut-parleurs du bar, on entend le soundcheck dans la salle. Au bout d’une demi-heure, voilà que sortent nos sympathiques gaillards qui n’hésitent pas à venir saluer les rares fans déjà présents. Un très bon point car j’apprécie les artistes proches de leur public.


Vers 20h30, les portes sont ouvertes depuis une petite heure. Le public est juste assez nombreux pour remplir la petite salle. L’ambiance est conviviale. C’est le groupe Sherlock Brothers qui monte sur scène pour ouvrir le bal. Originaire d’Enköping dans le centre de la Suède, le combo se compose d’André Andersson (voix), Marcus Hellgren et Alexander Nordqvist (guitare), Jerry Ossmark (basse) et Andreas Lindqvist (batterie). Sa musique peut se définir comme un métal aux accents rock alternatif et post-grunge. On y retrouve des éléments de groove du rock des seventies et de heavy grunge, le tout baignant dans un son assez moderne. Sur scène, le groupe se démène pour mettre l’ambiance. Un set plutôt agréable pour une première partie, à l’image du nouveau single intitulé «My Way» (extrait de l’album «Monkey Made Nation»), mais on sent bien que le public attend la tête d’affiche de la soirée: H.e.a.t.


Après une courte pause, voilà qu’arrive enfin le moment tant attendu. Les lumières s’éteignent au son du morceau «The Heat Is On» de Glen Frey (Eagles). Et voilà qu’après s’être frayé un chemin dans la foule pour monter sur scène, débarquent Crash (à la batterie) et ses petits camarades de scène Erik Gronwall (Lead Vocals), Eric Rivers (Lead Guitar), Jona Tee (clavier) et Jimmy Jay (basse). Coup d’envoi d’un concert de melodic rock survitaminé de 90 minutes. Le ton est donné d’emblée avec deux extraits du nouvel album: «Point of No Return» et «A Shot At Redemption». Dès la première note, le public chante à tue-tête les paroles des titres toujours très catchy. Erik assure une prestation vocale parfaite et bouge sur scène comme personne. Le show est total. Les solos de guitare d’Eric Rivers sont très convaincants. Mais ce qui frappe, c’est la débauche d’énergie dont fait preuve le chanteur Erik. Les tubes continuent à s’enchaîner avec «Heartbreaker», «It’s All About Tonight» et «Inferno». Chaque morceau ne fait que confirmer la maîtrise musicale du groupe qui parvient à sublimer les mélodies très AOR en leur insufflant l’esprit métal. Au moment de la très belle intro «The Wreckoning», on voit monter sur scène un individu vêtu d’une combinaison sombre et d’un masque à gaz qui va déployer une banderole «Tearing Down The Fucking Walls», annonçant ainsi le morceau à suivre, un des plus forts de la soirée!

Malgré les lumières exécrables qui me compliquent singulièrement la vie pour prendre des photos, je me délecte de ce moment de pur bonheur que nous fait passer le groupe H.e.a.t.. Comme en mai dernier, je suis frappé par cette énergie et cette bonne humeur des artistes sur scène. Par sa proximité avec son public aussi car Erik n’est pas avare en poignées de mains, selfies et autres marques de complicité avec le public qui le lui rend bien.

Après «Tearing Down The Walls», le groupe enchaîne avec l’excellent «Mannequin Show», un des singles du dernier album, dont la vidéo officielle est sortie assez récemment. À noter dans les morceaux suivants, le titre «Beg Beg Beg» dans lequel le groupe intègre un morceau du légendaire «Highway Star» de «Deep Purple. Erik est tout à fait à la hauteur vocalement pour reprendre ce grand classique. Ça repart de plus belle avec «All The Nights», «Downtown», «Enemy In Me», «Emergency», «Breaking The Silence», «Living On The Run» et «Laughing At Tomorrow». Le groupe fait donc la part belle aux deux derniers albums, les plus connus du public, sans oublier les fans de la première heure.
Quand les lumières se rallument, tout le monde est en sueur d’avoir chanté, sauté, dansé, applaudi, headbangé… Nous avons passé une excellente soirée et les artistes se rendent au stand de merch pour une séance de dédicace, rencontre, photos…

Je suis tellement scotché que je décide de remettre le couvert le 16 décembre à Zoetermeer aux Pays-Bas. Là-bas, scénario identique, mais encore en mieux avec une scène plus grande et des lumières de rêve. La prestation des Sherlock Brothers prend une autre dimension. Le fait d’avoir entendu les morceaux huit jours plus tôt fait aussi que j’entre mieux dans le concert. Si la première fois ne m’avait déjà pas déplu à Hasselt, j’ai vraiment beaucoup apprécié à la Boerderij. Les artistes aussi. Le chanteur finira même torse nu, couché sur scène… Un vrai show man!

Quant à notre combo suédois, les musiciens de H.e.a.t. sont encore plus à l’aise sur cette grande scène. Erik bouge dans tous les sens, danse, mime un combat de boxe, déploie encore plus d’énergie que d’habitude, ce qui n’est pas peu dire! Même setlist qu’à Hasselt à quelques petites différences près. Ayant été averti de la présence de fans venus d’Amérique du Sud (!), le groupe a voulu leur faire plaisir en accédant à leur demande et en jouant le morceau «1000 Miles» qui ne figure sur aucun album du groupe. Erik ira jusqu’à interpréter un morceau dans le public!

Quelle soirée! Les deux groupes ont littéralement mis le feu à la baraque. Je n’ai plus qu’une hâte : revoir H.e.a.t. sur scène très vite! En attendant, il y aura un album live de la tournée (version cd et DVD), intitulé «Live In London», qui sortira en février et dont vous pouvez déjà avoir un petit aperçu ci-dessous.

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H.e.a.t.

Photos © 2014 Hugues Timmermans

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